UT. I. CHAP. XIV
ATTAQUE. DÉFENSE
tioDs 9 pour poufoir les faire jouer «a ]oar. Od poursuit le travail des descentes de foisé de ces réduits, et celui des ngsags dans les fossés des demi- lunes. Leurs coupures du oAté de l'attaque, Traîsemblablement abandonnées par l'assiëgéi auront entratné l'abandon des retranchemens des places d'armes rentrantes.
On descend de l'extrémité des batteries du glacis de ces places d'armes, dans le défilé de leurs traverses, pour aller démolir celles des faces de leurs retranchémens qui masqueraient en partie ces batteries.
An }our, on commence i battre en brècbe les réduits des demilunes.
TIHGT-BBVXIEBIB tflIlT.
On bat virement en brècbe les Vattiégé tiré «iii* Us fOisageê de réduits des demi-lunes. On est par- fossé det réduUt , d'un oh de denuo venu à descendre dans leur fossé. oanon$ piaeês à CtœirémiU dt» Is- On en commence le passage. naiUe$. A tneiurtqueiês brèches de
On continue è travailler aux bat- oe$ réduits se forment , ois s'y fré^
cbuf le fofté derrîM les ëpaalement desonpatMfe, d'oii on leur fera monter lee lirftdies , à force de bras et de machinée. Et à cette occaaion» hStona-nona de reconnaître qoe lee descentes de foss^ , coudées on ft retour, telles que celles que nous avons faites ici et ailleurs, ne sont pas propres à ce transport de csnon an-deU du fossé » comme celles qui y descendent tout droit , dn couronnement du chemin couvert. Si donc on ne se contentait pas de l'expédient que nous venons d'îtidiqner, on que, psr quelque raison que ce fdt, il ne pdt avoir lieu, SI faudrait pratiquer les descentee de fossé , à l'extré* mité des batteries de briche, en observant de les commencer assex en arriére ponr arriver au fond dn fossé en les finissant. Nons en avons exprimé de cette dernière espèce, sur la planche 35, fig. i, par un. ponctue particulier, qui s« fera fadiement «on naître.
36 2 ESSAI ciKÉRAL DE FORTIFIGÀTIO!! .
ATTAQUE. DÉFENSE
ttrîes du coaronnement de fa place f>are à recevoir CastmU, If oui di-
d'armes aaillante de la cootre-garde $ont recevoir et non souteDÎr Caâ-
dtl'ctUqtte. #«11/ ; e'ett-à-dire^ qu'on ne iUnt
^ dans ces rêdtnU que de faiéUs di-
iaehemene , irèe aeiifs à entretenir ie feu ^ et très atUniift à faire à tempe leur retraite , çu'on ieur a aeturée par une enceinte de paJietades , formée autour de i'eeealier d^ communication à^o cafaintnéra..
Tlir€T-TEOISIBllK VUIT.
Od tennine les paMages de foM^ Vauiégè m soutient avec peu de
des réduits des demi-lQDes, el l'on monde dans ies réduiU des demi^
achève leurs brèches, auxquelles iunes , (epius Umq-temps qu'il UU
oo donne l'assaut. Oo couronne leur est potsiUe. H fait au moment de
sommet de logenaens , qti'on perte i'assaut , rouler du haut de ia éri-
f uique sur le bord supérieur du ta- ehe^ forcegrenades suri* assiégeant ^
lus intérieur du terre-plein de leurs puù se retire lestement par U éor-
faces , a6n de plonger de li dans pière de son enceinte de paiissadea.
les tenailles , et d'en rendre la te- Ji fait sur ies assaUUtns une dé-
■ne difficile à l'assiégé, et encore eharge de mousqwterie^ de derrière
pour y établir contre le corps de cette enceinte , à ia faveur de ior-
place, des batteries (i), plus direo- quelie ii u retire tout-défait , par-
tes et plus rapprochées que les pré- Vescaiier de eommianieaJOon à ia
cédentes. eaponniére^ pour laisser Venneimi
Si l'assiégé a attendu jusqu'ici, eaaposé auas feum préparés de lato-
pour abandonner les coupures de naitU e^de la courtine en arriére. ses denpi-lunes, et par suite les retrancbemens de ses places d'armes rentrantes , ce sera seulement alors que l'aaiégeant se portera à ces re-
(i) C«az à qui M nooTMa traoïport d'artillOTle poom défilaira , awoot d'autsai moin* de tort, qu'il q'mi ici rûo moins qa'iiidisp«iiMl>le. Hab on doit tentir qao aciira rdl« «t de n'omettre •ocun des moyens qa*nae résistenc» opiaiAtre pQ«rrsit rendrs aiile d'employer, pour se rendre meitie de U plsoe. Je prie qu'on Teaills bicnsi^ligairceltn rsmsrquo à ce qui a prfeéd< , eomoM à ce qui pourra suitre.
LIT, I, CHAP* XIT. 565
ATTAQUE. j DÉFENSE.
traoehemens, par les dcioeiitet qu'il • faîtes ea lace des tftTenei de lean pUioet d'armei. Il eotrera d«Bs le fowé decellet de leur» faces qui ne soot vues qae des seules dcmî-Iunes , et démolira ces mêmes fîioes , qui généraient le tir des batteries de brèche aq corps de place.
Ce sera seulement alon aussi, qu'on achèvera de se porter en tig- Mgs, à l'extrémité du fossé des demi-lunes , d'où l'on commencera les passages de fossé de là contregarde , avec épaulement confre les flancs des contre-gardes oollatélales.
JLes batteries de brèche contre le corps de place sont ache?é«é » ainsi que les contre-batteries des flancs des contre -gardes collatérales é celle de l'attaque. On y amène pièces et munîtionf.
Au {our, ces nouvelles batteries et contre- batteries ouvrent toutes è la fois leur feu, & la faveur duquel le travail des passades de fossé se poursuit.
TIHGT^VÀTBlklIS HUIT.
On travaille aui batteries de Va$iUsà »e prépurê dmns ia
l'intérieur des réduits des demi- ^onir^^arde à tovienir i'aumUi ,
lunes. On continue à battre le corps V^ ^'^^ mome^ à i'au^ an fml
de pUceen brèche, des batteries éonawr ùm» iUmm itrèohsi de têi eu-
du glacis des places d'armes ren- vrage.Hi^atUndav9Cff§udênumdey
trames. Les batteries du couron- ^fif^^^'^r^raiUfmiuê te fuire
nement du saillant du chemin cou- ^*m confutùm^ maisehaùi ei «éim-
vert de la contre-garde contre-bat- dammetUfMnwvudesrmadettfHmr
tent vivement les flancs des contre- A*^ éprowter à i'atiaiUoÊU une
gardes collatérales; et, à la faveur résistanee qui iu» etme quelque
364 ESSAI GàmiBAL DB FORTIFICATION.
ATTAQUE. DÉFENSE
de ce leo, lei paoeges da fosté de fterU, a gui hU etHUê qudqnes ef- U contregarde afancent ven le fbHM à vaincre. Le retranchement pied de «es bréchet , depuis long- sera éordi àa fùeiUers mr devac temps ouvertes. ran^ê, aintigue tes faces de 4ar tour
en arriére. Les faces du pait éastien seront égaUmesU garnies de mousgusterie et d'oHiiierie, préffarée» à éatayer le revers des Mekes, et à frotêssr ta retraite de ieitrs défenseurs; cette retraite ee fera eiu moyen de rampes en éoisy qu'on n^attra aussitôt dans ie fossé du retranûkemeni , tfoà l'on passera par des éeheUes dams le fossé du corps de place.
TIHGT^CIHQUIBHB. HUIT..
Les passages de fosse de la ooo- L'a$siègé^ après avoir jeté ses
tie-garde atteignent le pied de ses grenades sur U montée des trêches^
brèches qui y bsttnes depuis si long- au moment de Vastaut , et fait sa
temps, sont complètement prati- déehar^çedemousçueteriesurlatéte
cables; on leur donne l'assaut, et des colonnes astaiilantestguand elles
on les couronne chacune par un lo- paraissent au haut des Prêches, fera
gement. sa retraite^ comme nous venont de
Qu'il y ait ou non on retranche- le dire , et laissera son ennemi «a»<
ment dans la contre-garde , on posé à tous les feua> préparés et jus-
pousse des sapes dans U masse du qu'id intacts , que nouf venons de
parapet de ses Csces, en allant vers décrire. S'il n'en peut so%ttenir la
ses épaules, et de là le long de ses violence y l'assiégé pourra^ rétahUs-
flancs, desquelles l'effet sera de tant ses [ponts de rampe ^ rentrer
plonger et d'enfiler les tenailles ad- dans la contregarde^ et y reprendre
lacentes. On chemine vers les fossés peste. qui séparent ces tenailles de la contre-garde, par des sapes ou des épaulemeni , partant du pied des brèches , et se dirigeant vers le profil du parapet do chaque trnaille.
On continue à cootre-battre le corps de place* et à le battre en