E5SA1 GÉNÉRAL DB FORTIFICATION
uemmetit nécessaires pour y rendre possible et même facile, un service vif et non interrompu du canon, au lieu de ne pouvoir s'y permettre que le tir mesuré et intermittent de loin en loin, de quelques coups de canon réservés pour les occasions importantes.
Si du corps de la place je passe aux dehors , sans parler des défauts du demi-revêtement, et surtout de la berme des ouvrages du troisième système, défauts que j'ai déjà suffisamment touchés dans les deux chapitres précédens ; sans répéter ce que je viens de dire sur Finconvénieni des flancs de la demi-lune , je ne puis m' empêcher de remarquer que Tépaisseur inutile de cette demi-lune d'une part , permet à l'assiégeant d'y établir des batteries, tant contre son réduit que contre le corps de place, et de l'autre , rétrécit l'espace laissé à ce réduit, de manière à n'en faire qu'un ouvrage de peu d'effet, et incapable de recevoir dans soa intérieur le moindre retranchement^ et conséquemment de soutenir un assaut.
pour augmenter les avantages de ces systèmes (i), et en diminuer les défauts , en un mot pour les améliorer sans en altérer, que le moins possible , l'essence et l'esprit , il faudrait substituer aux tours des deux systèmes , et «lux petits bastions du troisième , en un mot , au corps de place en arrière des contre-gardes , un corps de place selon le premier système du même auteur, avec tenaille devant sa courtine, dont les extrémités fermeraient corn*plètement les trouées laissées entre la première tenaille et les deux flancs des contre-gardes. Cette tenaille-, plus haute que la première 6t*surtout plus rapprochée du c(Mrp$ de place , etï couvrirait mieux la courtine , dont la hauteur
(1) Plant*. 35, %. 3.
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âe revêtement serait réglée en cooséqueiice , de manière à ce que celnî-ci ne fût plus aperçu de la crête du chemin touvert.
Les bastions tenus de deux ou trois pieds plus élevés que \es contre -gardes, dont ils seraient séparés par un fossé de '] toises de largeur à Tarrondissement de leur angle, défendraient par un parapet en terre, intact au feu des attaques de Tassiégeant , et par toute espèce d'armes de jet, y conapris la grenade à main , Fintérieur et la gorge de la contre^garde. Celle-ci devrait être tenue pleine et à plein revêtement , ou au moins sans aucune berme sur son demi-revêtement, ce qui la rendrait susceptible de toute espèce de retranchemens. On n'y communiquerait plus de la tenaille par un pont, mais du fond du fossé par des ponts de rampe , et par des escaliers, entièrement dérobés les uns et les autres , aux vues de l'assiégeant.
Les demi-lunes sans flancs seraient , comme celles de Cormontaingne » réduites à une épaisseur de 7 toises au plus(*), et ne seraient plus que de simples contre-gardes. On pourrait même en avancer la capitale jusqu'à réduire leur angle flanqué à n'avoir, comme à celles de cet ingénieur, que 64 à 67 degrés (**). EnGn leur réduit , agrandi , et conservant des flancs, pour tirer à revers dans les brèches des contre-gardes, deviendrait une demi-lune spacieuse, si surtout ou ne laissait entre la demi-lune et lui, qu'un fossé de 7 toises de largeur.
Au moyen de ces légers changeraens (***), qui , je le
{*) 10 toises.
("j 74à75d4-grd8.
(***) M. (le Boiismaid cnipriintc ici la pcnsçc et les i'\pn;>ioiî«i de
répète, ne sortent* poiut de Tesprit dans lequel ces deux systèmes ont été composés par leur illustre auteur, je n'en verrais aucun dans la fortîGcation moderne , qui leur fût comparable pour la résistance qu'ils seraient en état de faire. Que si Ton m'objectait qu'ils ne déviaient cet avantage qu'à l'énorme dépense de leur construction ^ quoique cette considération soit étrangère à ce qui fait l'objet de cet ouvrage , je me permettrais de remarquer que tout ce qu'il y a ici de plus que dans une place du premier système , c'est la partie du corps de place qui se trouve directement derrière la contre-garde ; ce qui , si Ton y ajoute la dépense du revêtement de la gorge de la même contre-garde , et de celui de la seconde tenaille , ne compose guère que la même quantité de maçonnene qu'offrirait une contre - garde ordinaire , dont on couvrirait un bastion du premier système ou de tout autre système moderae. Et cependant quelle difierence dans la durée des résistances d'une place de nos deux systèmes , et d'une place ordinaire ainsi surchargée de contre-gardes! En effet, nous verrons bientôt , en traitant de la résistance de cette espèce de dehors en particulier, que tout ce que sa durée peut ajouter à celle de la résistance de la place à laquelle il appartient , ne peut se porter à plus de sept jours ^ ce qui joint à dix-neuf, durée du siège d'une place ordinaire» ou du premier système de Vauban , ne fait un tolal que de vingt-six jours de tranchée ouverte , et n'en ferait encore qu'un de trentetrois jours , si l'on supposait que c'est à une place à la Cormontaingne , que celte contre^garde a été ajoutée.
CormoDtaiogDe , qui déjà avait propose la plupart de ces chaDgement. yoyn la note qui termine ce livre. Edit.