‹ Essai historique et descriptif sur l'Abbaye de Fontenelle ou de SaintChapitre 5 sur 32 · ÉGLISE ABBATIALE · texte numérisé non relu

ÉGLISE ABBATIALE

ANS le cours de Fan i25o, un effroyable incendie détruisit de nouveau la grande église, SOUS le gouvernement de Pierre Mauviel. Cet abbé, assez maltraité par le P. Duplessis, dans son article de Saint- Wandrille, s'empressa néanmoins de travailler sans relâche à sa reconstruction. Constamment à la tête des ou-^ vriers, il employait avec eux un langage au moyen duquel on est presque toujours sûr de stimuler les hommes , même dans des conditions plus élevées : « Courage, enfans, leur » disait - il , la pierre vous manquera plutôt » que Targent ! » On a dit qu'en parlant de la

sorte , M auviel ne voulait que faire une espèce de calembourg allusif à son âge avancé et à son prénom. Que cela soit ou ne soit pas, le bon abbé se servait là d^une rude antithèse , s^il est vrai, comme on le prétend, que les barrières à^oii Ton tirait les matériaux y existent sur des montagnes voisines , mais presqu^encombrées aujourd'hui. Le temps ne m'a pas permis d'accepter Foflre qu'on m'a faite de m'y conduire. Cette vérification, qu'il sera long -temps encore possible de faire , n'est certainement pas sans intérêt pour le géologue et pour l'antiquaire.

Après la mort de Pierre Mauviel , arrivée en 1^55, son successeur, le vénérable Geofiroy de Noitot, poui'suivit avec la même ardeur la construction de la basilique , dont il fit élever le chœur , entreprise qui valut à sa mémoire le distique suivant , inséré par le moine Tritus dans son Catalogue des abbés de Fontenelle :

Gaufrîdus sequitur quem moyit adustio sseva : Atque novum fecit aedificare chorum.

Au commencement du seizième siècle , le prieur D. Guillaume Lavieille, administrateur zélé, excellent religieux, mais poëte comme il y en a tant, parfuma de Fencens de ses vers la mémoire des saints et des autres personnages illustres de Saint-Wandrille. Sa muse prêta au réédificateur de Fabside sacrée le langage suivant:

Sous Pierre Mauuiel , natif de Fontenelle

Et uraiment desireiu de la uie étemelle >

Le feu tout pétillant et aidé par le uent ,

Le temple ayant brûlé de ce très sainet couuent,

Moy, Geoffroy de Noytot, poussé de ^éuérence>

En rebâtis le chœur auec telle despence

Qu'à peine en uoyait-on un seul en ce tems-là

Auec qui en hauteur de pareil il n'alla.

La crosse abbatiale ayant, en 12889 passé, par le décès de Geofiroy, dans les mains de Guillaume de Nor ville, Guillaume de la Bouillie ou de la Doublie , successeur de ce dernier en i3o3, ou i3o4, fit bâtir la moitié de Fé— glise , c'est-à-*dire une partie de la croisée et la nef, avec Faile du cloître qui s^ trouve contiguëy du côté du nord. Il parait que les

SUR SAINT*WANDRILLE. ig

travaux éprouvaient dès*lors de fâcheuses sus*pensions , puisque ce ne fut que vers la trentième année de son gouvernement, c^est-àdire en i33i , que cet abbé fit ériger la belle et haute tour de pierre qui s^élevait au-dessus de la lanterne, au centre de la croisée. En i63i, époque de sa chute désastreuse, elle renfermait six cloches, dont la plus grosse avait été donnée en i520 par le bon Jacques Hommet, dernier abbé régulier de Saint- Wandrille. Cette cloche portait sur son listel le quatrain suivant :

3e fm nommé ifav Vabbé lactfoes.

ptU} SKra pour le poure ^mnmetj itlilLe t) itnt} vingli}^ ainsi cfoemmet Cdmpt (Ut der$e îre |)(^que0.

Diaprés cette inscription , on peut regarder comme probable qu^avant i564 9* époque où Charles IX décida, par Fordonnance de Roussillon , que Tannée commencerait désormais au 1"* de janvier, on avait coutume d'apis

poser sur le cierge pascal le chrouogramme du nouvel an , soit pour en proclamer , soit pour en sanctifier ravénement *.

Lors de l^écroulenient de la tour, dans le dix-septième «iècle, des six cloches qu^elle renfermait, une seule ne fut pas brisée. Si ce fut celle à laquelle je viens d'^accorder une mention

* Une nouTcUe lecture des Voyages liturgiques de Franie , par le sieur de Moléon ( Le Brun des Marettes), m'a rappelé qu'on pouvait même regarder ce fait comme certain , l'auteur précité disant affirmativement y p. 3i8 , que l'église de Rouen observait un fort ancien usage, consistant à attacher la table pascale y écrite sur un beau vélin, à une grosse colonne de ciré haute d'environ vingtcinq pieds. Il rapporte ensuite l'inscription qui fut rédigée en quarante-huit articles pour l'année 1697 j époque bien postérieure à l'édit de Roussillon. C'est une espèce de calendrier ecclésiastique et historial terminé par cette formule :

Consecratus est iste cereus in honore Agni immaculati et in honore gloriosœ Virginis ejus genitricîs Manœ,

Jean Beleth , dans son livre des Dwins Offices , chapitre 1 08 , parle de cette coutume en ces termes :

Annotatur quidem in cereo paschali annus ab incar^ natione Domini : inscribuntur quoque cereo paschali Indictio vel OEra, atque Epacta,

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particulière, elle était destinée à périr plus tard , avec les sept autres qui retentissaient; avant la révolution dans le dernier clocher de Fontenelle. Elles furent, suivant Pusage , rompues à la porte du couvent ; et ce que j'ai peine à croire, quoique plusieurs témoins oculaires me Paient unanimement affirmé, c'est que le plus volumineux de ces corps sonores résista une partie du jour , avec des mugissemcQS épôu- ;vantables, aux énormes coups de masses de fer que lui assénaient, en se relayant, les hommes les plus vigoureux.

Avec Guillaume de la Douillie, mort en i34i , cessèrent, jusqu'au dix-septième siècle, les reconstructions les plus remarquables aux-* quelles la basilique de Fontenelle ait jamais donné lieu; et depuis cet abbé jusqu'à nos jours, ce vaste et beau monument demeura toujours imparfait. Ce fut en vain que Clément VII, pape d'Avignon, comme l'appelle D. Duplessis, octroya aux religieux, à la prière de Charles YI » la réunion à leur ab-

baye da prieuré de Quitri, dans le Vexin normand. La modicité de ce secours, les événemens déplorables qui signalèrent ces époques de crimes , dé deuil et de sang , la peste enfin , semblèrent de concert s^opposer à Pa— chèvement de cette entreprise. Peut-être pourrions-nous citer encore une raison un peu postérieure et bien différente, mais non moins puissante : le découragement et Thumeur assez fondés des moines qui , depuis le fameux concordat de Léon X et de François P' , voyaient avec dépit les deux tiers de leurs revenus passer dans les mains des comtnendataires, hommes du siècle 9 qui souvent les honoraient de la plus profonde indifférence, quand ils ne les accablaient pas deruineuses procédures'. Aussi, à dater de cette époque , sauf quelques notables exceptions , soit pénurie, soit refroidis—

' Il est certain que les religieux véritablement attachés à leurs institutions primitives , regardèrent toujours les commendataires comme des espèces d'intrus, et ne virent jamais de bon oeil la révolution que le concordat avait

sèment de zèle, s^occupa-t-on beaucoup plus, au fond des cloîtres , des commodités de la vie et d^un vain luxe même j que de ce qui pouvait ajouter à la magnificence, à la majesté des lieux saints.

opérée dans le régime monastique. Près de deux siècles encore après cet événement , le P. Bréard , historien de Saint- Wandrille , exprimait à cet égard sans la moindre réserve son chagrin, ses regrets et ses espérances. En parlant y dans ses P^ies des Hommes illustres de Fontenelle , de Jacques Hommet , dernier ahhé régulier de ce monastère y « son corps fut enterré , dit-il , devant Fautel » matutinal de la grande églisç , et avec lui la dignité » abhatiale de Fontenelle , dignité qui ne subsiste plus » que de nom , le véritable pasteur de cette abbaye ne » portant que le titre de prieur , tandis que les commen- » dataires et œconomes s'arrogent les vénérables noms » d* abbés,

» Louons nostre bon Dieu, poursuit le^ zélé religieux, » parmi ces désordres , et portons courageusement les » iniquités ouplos-tost les fruits des péchés de nos pères. » Peut-estre que ce débonnaire seigneur ne sera pas tou- » jours fasché , et qu'il se servira , pour remettre les ab- >» bayes en règle , de ceux-là mesme dont il a usé pour » en donner l'administration aux latqs et séculiers. Ainsi « soit-il. n

BSSAI HISTORIQUE

GRiUlDE EGLISE ABBÊTIàLE.

A grande église de Saînt-Wan drille étant restée incomplète, il en résultait, dans ses dimensions , un étrange contraste avec celles des autres grands iponumens religieux, puisque le chœur, à le prendre du fond de la chapelle du Saint-Esprit , située au centre du chevet, au milieu de la croisée, présentait moitié plus de longueur que la nef ; j^en tends la partie close et voûtée de cette dernière portion de Fédifice. Elle ne se composait en effet que de trois travées , fermées à Touest par une chétive porte abritée , comme dans

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les églises rurales les plus vulgaires , par un simple porche ouvert et en charpente.

Lar partie extérieure et imparfaite comportait .quatre autres travées qui s'élevaient , sans voûtes et sans toits, jusqu'à une assez grande hauteur ) et, selon les apparences, sans que ^ rien ait jamais , à leur extrémité occidentale , annoncé les premiers travaux d'un portail ac- :i compagne de tours ( voy. pi. II, fig. VIII). Ce ^ que je viens de dire m'engage d'autant plus à I quelques réflexions sur la collection de vues ^ ' des abbayes bénédictines de France, recueillies par D. Michel Germain, mort, à quaranteneuf ans, en 1694, que la vue générale de Saint-Wandrille, comprise. dans cet ouvrage y offre l'église abbatiale avec sa nef complète ^ et terminée par un beau portail flanqué de deux magnifi:ques tours gothiques.

Tel était sans doute le projet inexécuté, puisque cette basilique était représentée de la même manière dant un grand dessin original conservé dans Saint-Wandrille, et qui servit

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probablement de type aux artistes de D. Michel Germain. Toutefois la vérité n^en est pas moins blessée dans cette gravure , diaprés laquelle on ne doit s^en rapporter aux autres quVvec circonspection, quant à leur complète exactitude.

Il faut Favouer cependant : si cet ouvrage ne présente pas toujours les monumens tels qu^ils ont existé, il est comme certain du moins qu'il les oflPre, d'après de sûrs garans^ tels qu'on les avait projetés ; et sous ce rapport seul cette collection , que ne possède pas la Bibliothèque royale, serait infiniment précieuse, quand même elle ne serait pas excessivement rare.

On assure, en effet, qu'on n'en connaît aujourd'hui que deux exemplaires, dont l'un fait partie de la riche bibliothèque de mon honorable confrère M. le marquis Le Ver. Ce magnifique volume , dans lequel ne se trouve aucune abbaye de femmes , contient cent quarante-deux plans de maisons bénédictines, formant deux cent quatre-vingt-quatre feuillets grandin-folio.

Parmi les vingt-deux monastères normands qui sY trouvent représentés, Saint-Ouen de Rouen occupe pour sa part sept gravures, dont six se retrouvent dans Thistoire de cette abbaye par le P. Pommeraye. Les six planches de cuivre qui servirent pour les deux ouvrages, existent aujourd'hui dans les mains de M. Deschampsy curé de Saint-Ouen de Rouen, et sont encore en état de service. Au surplus, il parait que tout le reste est perdu. Cette collection, dont on n'a jamais publié le texte, prouve à quel point on a perfectionné depuis, surtout de nos jours , Fart de dessiner et de graver les monumens '. D. Alexis Bréard, en tête d'une

* Une école célèbre donnait cependant à l'Europe depuis près de deux cents ans , c'est-à-dire long-temps même avant Péternef , de grandes leçons dans le genre gothique. Mais il n'était réservé qu'à notre siècle de voir éclore en France les belles productions des Bouton , des Daguerre j etc., etc., et en Angleterre celles des F. Mackenziej des Blore , des Wild et des Pugin. Quelle extension immense, en effet, a pris cette branche de l'art dans la Grande-Bretagne, depuis les publications informes du

lettre latine adressée à D. Michel Germain, en 1682 ) appelle ce religieux, résidant alors à Saint-Germaiivdes-Prés, cusoret compilator Monastici Gallicani, titre qui comprend évidemment celui que devait porter Touvrage dont nous venons de parler *.

Malgré Fusage établi depuis le treizième siècle de sculpter 9 sur les murs et les clefs de voûtes

dessinateur et graveur Daniel King , et celles même de Wenceslas HoUar , de Terrasson ,' de MuUer et de tant d'autres y qui vivaient presque de nos jours , jusqu'aux habiles artistes que j'ai cités plus haut , et dont les dessins sont si admirablement traduits par le Jburin y je dirai presque le pinceau délicat et brillant de Jean et Henri Le Keux I

. ' Les planches qui composent le recueil du Monasti-con Gallicanum , sont presque toutes d'un dessin lâche et vague dans les détails , et d'un burin sec et dur. Elles portent de vingt à vingj:-un pouces sur seize à dix-sept de dimension. Des différens noms ^'artistes dont elles sont revêtues j le moins obscur est celui de Guillaume Château. Toutes [ces vues sont prises en perspective cava^ Itère ou à vol d'oiseau.

Mon savant ami, M. Auguste Le Prévost, des Sociétés royales des Antiquaires de Paris et de Londres, a donné ,

des édifices , les armoiries ou les devises des personnages clercs ou laïques, qui les faisaient

dans les Archives de la Normandie publiées par M. L. Dabois, pour Tan 18249 ^^^ notice sur cet ouvrage. Cet antiquaire Ta parfaitement jugé sous le rapport de l'art j et déplore la perte àe$ matériaux qui le composaient , et qu'il suppose avec beaucoup de vraisemblance avoir péri dans l'incendie de la bibliothèque de Saint-Germain-des- Prés. « Nous croyons j dit-il^ devoir donner la liste des n planches représentant des monumens de notre pro-> » vince ( la Normandie ) / pour mettre à portée de les » consulter ceux.de nos concitoyens qui s'occuperaient » particulièrement de ce genre de recherches , et pour » les signaler à l'attention des personnes qui rencontre- » raient le recueil complet ou quelques-unes de ses par- » ties *• » C'est dans la même vue que nous reproduisons cette liste y dont les titres sont , ainsi que l'a fait M. Le Prévost y textuellement copiés sur les gravures.

N.'5. AbbatiaS. Michaelis de ulteriori portu. — Saint- Michel du Tréport.

N. 34* Abbatia Beatœ Mariœ de Lonlayo in desertis. — Notre-Dame de Lonlay.

N. 35. Monasterii S. Vigoris Bajocensis scenographia, — Saint-Vigor de Bayeux.

* On trouve effectivement quelquefois des estampes isolées de cet ouvrage. ( Remarque de l'auteur. )

3o ESSAI HISTORIQUE

construire ou réparer, je n^ai trouvé dans Fontenelle que fort peu d^objets de ce genre, dont deux seulement occupent encore leur emplacement primitif. Le premier, situé audessus d^une des portes qui communiquent de réglise au cloître {yoy. pi. II ^ fi g. VIII, n. 6), se compose d^un écu sans indices de couleurs

N. 36. Regalis abhatiœ S. Stephani Cadomensis sceno^

graphia, i684* — Saint-Etienne de Caen.

N. 38. Ahbatiœ S. Martini Sagiensis iopographia. —

Saint-Martin de Sèes.

N. 39. Regalis cMatiœ S* Tf^arèdregisiiiiconographia.-^

Saiut-Wandrille.

N. 4o. Regalis ahèatiœ B. M» de Bcrnajro scenogra^

phia, 1687. — - Notre-Dame de Bèrhaj.

I^.Jii. Regalis abbatiœ Gemmeticensis topographia, i6yS>

— Jumiéges.

N. 44* Abbatiœ S, Pétri de Conchis topographia,'-^SsLinU

Pierre de Gonches.

N. 46. Prioratûs B. M. de Bello Monte in Algiâ topo^

graphia , 1675. — Notre-Dame de Beaumont-

en-Auge.

N. 47* Abbatiœ B, M. S. Pétri super Divam scenogru^

phia, — Notre-Dame de Saint-Pierre-sur-Dive.

N. 48. Abbatiœ B, M. de Ybreio scenographia , 1687.

— • Notre-Dame d'Yvrj.

SUR SAINT- WÀNDRILLE. 3i

OU d^émaux, comme cela se pratiquait en sculpture dans les temps les plus reculés de Part héraldique; ce(; ëcu, surmonté d^une crosse, est à la bande chargée de trois co-

N. 49* Regalis abbatiœ S» Taurini Ebroycensis topo^

graphia, i68o. — Saint-Taurin d'Evreux.

N. 5o. Abbatiœ B. M. de Lyrâ topographia , 1678. —

Notre-Dame de Ljnre.

N. 5i. Abbatiœ S. Georgii prope Rothomagum topogra-

phia, i683. — Saint-Georges de Bosclierville. N. 5^1. Regalis abbatiœ S. Ebrulfiiconographia* — Saint-

Ëvrould.

N. 53. Abbatiœ S. Pétri Pratellensis topographia, i683.

— Saint-Pierre-de-Préaux.

N. 54. Regalis abbatiœ SS. Trinitatis Fiscamnensis fo-

pographia, 1687. — La Très-Sainte Trinité

de Fécamp^ N. 55. — Prioratûs B. M. de Bono Nuntio Rotkom* to-»

pographia, i683. — Notre-Dame de Bonne- Nouvelle.

N. 56. CeUbris abbatiœ Bcccencis delineatio , 1677. -—

Le Bec.

N. 57. Mons S. Michaelis, Le Mont Saint-Michel. N. 58. Regalis abbatiœ S* Audoeni Rotkomagensis

scenographia. — Saint-Ouen de Rouen.

(Les titres en français n'existent pas sur les planches. )

quilles ou vannetS) armoiries communes, sauf la variété des coujeurs , à plusieurs familles de Bretagne, de Picardie, etc. Le deuxième écusson, placé dans un des angles de la chapelle de Saint-Pierre , offre un monogramme crucifère accompagné de deux coquilles.

Quoique le chœur où se trouve ce dernier ait été construit par Fabbé Geoffiroy de Noitot , et la partie du cloître où se voit Pautre par Guillaume de la Douillie , je n^en suis pas moins tenté de les considérer tous deux comme sculp* tés après coup , et de les attribuer au dernier abbé régulier, Jacques Hommet, mort au com-

mencenient du seizième siècle. Je ne mWrêle à ces remarques, qui peut-être paraîtront peu importantes à quelques lecteurs, que pour rappeler qu^il est bon de se tenir en garde contre les inductiojis qu^on croit pouvoir tirer, en faveur des dates des monumens, d^indices semblables 9 qui souvent ne sont que des superfétations plus . ou moins postérieures à la construction générale.

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