CHAPITRE XXL
EXAMEN d’une CONJECTURE DE M. DU SOMMERARD. OBSER-
VATIONS ET CARACTÈRES FOURNIS PAR l’ÉtUDE DES EMAUX INCRUSTÉS.
Avant de continuer l’exposition des caractères propres à établir une classification, il nous faut discuter une conjecture qui tendrait à resserrer dans une période chronologique très-étroite l’exécution des mosaïques en émail incrusté. Si nous avons bien compris M. du Sommerard (1), l’exécution d’œuvres émaillées à Limoges ne daterait guère que du xi® siècle et du commencement du XII®. Les émaux les plus beaux par la coloration approchant du ton des chairs et par l’harmonie des teintes seraient les plus anciens. Plus tard, à la fin du xii® siècle, le secret d’unir ainsi les couleurs se serait presque perdu, 'et l’émail n’aurait plus été employé que dans des rosaces multicolores et les glacis des fonds. Les figures d’émail , à dater de la fin du xii® siècle, auraient été remplacées presque toujours par des reliefs de métal ciselé, ou par
Moribus ac victu , veste animoque pari.
Huic ego sponte loco comiiatûs dona ferebam,
Sed Prior et fratres hoc renuêre pii.
Nos VIÏllEAM DEPIMÜS QUÆ, CONSTAT IN ÆDE FENESTRAM, Amplaque cum fructu prœdia multiplici.
Nos inter scopulos et lœta fluenta vigermœ, Christiferœ Matri struximus ecclesiam.
Jamdudum cinis, ossa sumus : quicwnque legetis. Dicile : sint animæ régna beata tuœ.
(4) Les Arts au moyen-âge.^ t. iv , p. 60 et suiv.
des traits intaillés sur le plat du cuivre doré. Ce serait là un caractère tranché qui devrait faire reconnaître les plus anciens émaux incrustés. Les considérations historiques suivantes autoriseraient cette conjecture. Le doge Orséolo I , qui avait commandé à Constantinople, en 976, la célèbre palla d’oro livrée seulement et placée sur l’autel de St-Marc à Venise en 1106, vint en France sans avoir pu jouir du chef-d’œuvre exécuté par ses ordres. Ce doge aurait voulu satisfaire sa passion d’amateur en amenant avec lui des artistes habiles qui auraient imprimé un grand élan à l’école de Limoges. M. du Sommerard indique, à l’appui de sa conjecture, l’émail du Mans représentant Geoffroi le Bel , et les plaques représentant saint Étienne de Muret et l’adoration des Mages.
Voilà , ce nous semble , en la dégageant des savants renseignements auxquels elle est mêlée, une analyse fidèle de là conjecture du vice-président du comité des Vrts.
Nous regrettons vivement que des études faites sur une grande échelle ne nous permettent pas de partager cette opinion. Notre dissentiment se fonde sur les raisons suivantes :
1 ° Les citations d’ Anastase le bibliothécaire , les indications d’œuvres émaillées dans tous les âges prouvent que, dans notre Occident, l’exécution de travaux en métal émaillé est antérieure à l’époque assignée comme étant le début de la pratique de cet art en France.
2** Les crosses à sujets émaillés publiées par Willemin, et par lui attribuées , la première , trouvée à Sens , à l’archevêque Atalde, mort en 933, et l’autre à Ragenfroi, évêque de Chartres, constatent encore l’emploi de l’émail
dans un âge antérieur à celui qui est assigné comme le début de cette sorte de travail. M. du Sommerard, qui s’est posé à lui-même cette objection, répond qu’il lui serait facile d’élever une contestation soutenable sur l’attribution réelle de ces crosses et sur le travail, qui pourrait être grec. Mais Willelmus (Guillaume) n’est pas un nom grec, je crois; et parlait-on latin à Constantinople? faber limâ.
3° Les plaques émaillées représentant une vision de saint Étienne et l’adoration des Mages, dont s’autorise M. du Sommerard, ne sont pas de la première, mais de la deuxième moitié du xii® siècle; nous croyons l’avoir établi. On connaissait donc à cette époque V harmonieuse fusion des teintes et la coloration nuancée des chairs qui excluaient le brillantage et l’âpreté des tons.
4° Ces dernières expressions de M. du Sommerard ont besoin d’explication. Sans doute l’illustre antiquaire ne veut pas dire que, dans la pratique des émaux incrustés, il fut un temps et un pays où les émailleurs unirent et fondirent leurs teintes de manière à obtenir ces nuances délicates et ces tons tournants qui font la vie , l’illusion et le relief des autres peintures. Tous les émaux incrustés, sans excepter ceux que reproduit son magnifique ouvrage , prouveraient le contraire , puisque leurs teintes sont plates et simplement juxtaposées; les lignes principales et jusqu’aux traits du visage sont formés par des filets réservés de métal ménagé et doré. Qu’on examine au hasard la première venue de ses planches , celle de Geoffroi , par exemple , et cet examen fera bien vite reconnaître que toute la carnation du visage est produite par une seule incrustation de couleur rosée. M. du Sommerard a donc voulu seulement dire que les émailleurs.
par les tons doux de leurs incrustations, réussirent à imiter la nature.
Prise dans ce sens, cette qualité ne fut pas seulement un caractère des émaux du xi® siècle et du xii®; nous possédons une croix dont nous avons déjà parlé, et qui prouve matériellement le contraire. Sur la face principale, l.-C. bénit entre les symboles des évangélistes formés d’émaux incrustés. Or, l’ange, symbole de saint Jean, est dans un ton de couleur qui a la plus parfaite ressemblance avec les émaux classés par M. du Sommerard dans la première partie du xii® siecle. Et cependant les quatrefeuilles lancéolés qui décorent cette croix, les ellipses ogivales qui enveloppent les figures , et plusieurs autres détails, prouvent qu’elle est du commencement du xm® siècle. D’autre part, au revers, les mêmes figures, en relief, font saillie sur le métal; nous trouvons donc réunis ici tous les caractères que M. du Sommerard attribuait à deux époques différentes (1). La pratique des émaux à Limoges n’a donc pas les étroites limites et les caractères dans lesquels il voudrait la circonscrire. Émises par un autre, ces assertions auraient peut-être été sans inconvénient; mais nous n’avons pas voulu qu’à l’ombre d’une grande renommée , elles diminuassent injustement la gloire de notre patrie.
(1) Dans les premiers volumes de son ouvrage, et notamment dans le premier et le troisième , M. du Sommerard a émis un sentiment semblable à celui que nous défendons ici. Nous pourrions donc le combattre avec ses propres armes , et notamment en citant ce qu’il dit de la célèbre Palla d’oro de Venise : « L’ensemble de ce monument constate l’emploi à Constantinople , dès la fin du dixième siècle , de ce procédé d’intaille sur le métal , avec remplissage d’émail , adopté dans nos premières fabriques de Limoges. » iii, 520.
Les descriptions précédentes donneront une idée de la peinture et de la décoration des xi% xii*^ et xm® siècles; la description des objets moins importants devant nous entraîner dans des répétitions fastidieuses, nous nçus contenterons de consigner ici les observations que nous y avons glanées sur le style, la succession des couleurs et la symbolique chrétienne.
Àu XI® siècle , les émaux employés sont les suivants :
Le bleu; il se subdivise en trois, bleu noir, bleu de ciel , bleu clair;
Le rouge , purpurin , demi-translucide ;
Le rouge vif, opaque;
Le vert tirant sur le bleu;
Le vert tendre.
Le noir ne se rencontre jamais; le jaune est commun.
Les couleurs se distribuent ainsi : fond gros-bleu, bordé et coupé de rouge et de vert; rosaces alternatives et tricolores; couleurs unies d’après leur voisinage dans le spectre solaire ou leur formation par les mélanges chimiques.
Le vert sépare toujours le bleu du jaune. Les tons clairs des draperies vertes sont formés par l’émail jaune; les demi- teintes par le vert, franc et cru.
Telle est la distribution des couleurs. La ciselure a aussi des caractères particuliers. Elle est lourde et peu finie; très-souvent la masse a beaucoup de relief, et les détails n’ont pas de saillie : les figures , en demi-rondebosse , n’accusent les membres et les draperies que par un trait superficiel , ou , dans les ciselures plus soignées , que par des incrustations d’émail sans ressaut. Le plus souvent, les têtes seules sont en relief. Les gloires ellip-
tiques qui encadrent la sainte Vierge , Dieu ou les saints , sont arrondies aux extrémités.
Tous les détails précédents s’appliquent, quant au style, au xif siècle. Les œuvres de cette époque sont reconnaissables à un fini plus grand et aux fleurons formés par des feuilles d’eau. Les rosaces en quatre-feuilles ondulés appartiennent aussi à cette époque. L’émail a un grain plus fin, et le violet et le gris de fer s’ajoutent aux couleurs des siècles précédents. Les gloires sont lancéolés à leurs deux extrémités; à la fin du xii” siècle, les quatre-feuilles prennent aussi cette forme. Le cintre plein, surbaissé ou surhaussé, est employé exclusivement dans l’architecture jusque vers 1230, quoique fusage de l’ogive romane, dans les autres monuments du Limousin, date de 1130 à peu près. L’architecture conserve constamment le même caractère jusqu’au xm' siècle, et les combles couronnés de coupoles en forment le caractère distinctif. Les pierreries affectent quelquefois une forme carrée, première tendance à la taille en arête.
La symbolique de ces deux siècles est la même. Les personnages sont souvent vus à mi-corps, ce qui est encore une inspiration byzantine : nous avons cité Durand à ce sujet.
Dieu le Père n’est représenté que par une main bénissant et auréolée du nimbe crucifère, attribut des trois personnes divines. Dieu le Fils est parfois représenté sous les traits d’un agneau nimbé; sa patte droite de devant porte une croix avec ou sans pennon. Dieu , les anges et les apôtres ont les pieds nus; la Vierge est chaussée. Dans les représentations de la crucifixion , le soleil et la lune , correspondant à la sainte Vierge et à saint Jean, sont figurés sous les traits de deux personnages ailés, ou sans
ailes , encadrés par une gloire circulaire (1). Les apôtres ont un nimbe uni, ou décoré de cannelures rayonnantes. Ils sont le plus souvent barbus. Le livre est leur attribut ordinaire. Saint Pierre a une ou deux clefs de grande dimension, à dater de la deuxième moitié du xii® siècle. Il est quelquefois caractérisé par la calvitie et par une touffe de cheveux au milieu du front; sa robe est verte , et son manteau bleu. Les symboles des évangélistes sont tour à tour nimbés et sans nimbe; ils portent des livres ou des volumes , et jamais de phylactères. Les anges nimbés ou sans nimbe sont toujours vêtus.
Les baies, portes ou fenêtres sont constamment peintes en rouge, aussi bien que les livres; nous avons dit pourquoi. Les couleurs des vêtements et des auréoles ou nimbes paraissent arbitraires ; cependant le nimbe rouge du christ coupé d’une croix verte se rencontre le plus souvent.
Jésus-Christ, bénissant et enseignant entre les symboles des évangélistes , est le plus souvent barbu et quelquefois imberbe; ce sujet, lorsqu’il décore les croix, se distribue ainsi :
2lni9^
(1) Le frontispice d’un missel du douzième siècle , provenant de l’église de Narbonne (bibliotli. publ. de Poitiers), les représente de la même manière. Le Soleil , jeune homme vu à mi-corps , est encadré par un
Les animaux symboliques occupent les places suivantes
autour de la mska piscis :
— j îlifllf,
Ct011, ^ —
— ^ Storuf.
Nous expliquerons ailleurs l’appropriation de ces figures symboliques aux évangélistes, et les variations qui se sont succédé dans leur explication.
Jusqu’au xiif siècle, les châsses se divisent habituellement en deux parties, consacrées, la première ou l’inférieure à la vie passagère de ce monde, et la partie supérieure à la vie glorieuse du ciel. J’ai observé cette division curieuse sur la plupart des reliquaires, et je la retrouve sur une petite châsse de ma collection. Elle représente un évêque, saint Thomas de Cantorbéry peutêtre, égorgé à l’autel (voy. la pl. III). Sur le plan incliné de la toiture, les anges environnent l’âme radieuse du martyr. Une autre châsse est décorée de figures émaillées en relief; sur le plan inférieur, J.-C. enseigne et bénit entre deux figures debout; au sommet, f Agneau de l’Apocalypse reçoit les hommages des anges.
Nous avons dit que, jusqu’à la fin du xif siècle, finlluence de Constantinople, ou plutôt de Venise, est reconnaissable dans la pratique des émailleurs de Limoges. C’est ici le lieu de dire en quoi le style byzantin de seconde formation , adopté par nos artistes , diffère du byzantin
disque vert; la Lune, matrone voilée, par un disque rouge. Tous deux expriment l’aflliction.
exotique, du byzantin véritable. Des différences notables séparèrent longtemps et séparent encore les Grecs des Latins, et ces différences doivent se retrouver dans les arts des deux Églises; nous allons sommairement réunir celles qui appartiennent à notre sujet (1 ).
Le culte des images fut longtemps proscrit en Orient. Les iconoclastes en trouvaient la réprobation dans quelques passages mal interprétés des saintes Ecritures (2).
Lorsqu’au deuxième concile de Nicée, la victoire resta à l’orthodoxie, quelques Pères, en se rétractant, le firent de telle sorte, que la sculpture paraissait exclue de leur profession de vénération (3). Toujours est-il que les Grecs, égarés par le défaut d’intelligence d’un passage du Deutéronome, non fades tibi sculptile, v. 8, eurent beaucoup de peine à s’habituer aux reliefs et aux statues sacrées; et pour J. -G. souffrant sur la croix, l’usage de le représenter en plaie peinture , ou en mosaïque , paraît s’être maintenu jusqu’à nos jours : « Il y a des croix, mais point de Christ » en bosse; le Christ n’est que sur des tableaux. La croix )) qu’on adore le vendredi saint n’est qu’une image ou » représentation (4). »
La liturgie a des différences non moins caractéristiques.
(1) Sur cette question, voyez les Foyages liturgiques de Moléon (Lebrun Desmarettes ) , V Explication des cérémonies de la messe ^ par le P. Lebrun , Arcudius de Concordiâ, Goar, etc.
(2) Spiritus Deus esty et qui adorant eum, in spiritu et veritate oportet adorare. Joan. iv, 24. Nemo Deum vidit unquam. Joan. i, 18. Neque vocem ejus unquam audistis , neque speciem ejus vidistis. v, 55.
(5) Voy. dans VanEspen, in, 420 et suiv.,les rétractations de ces Pères.
(4) Foyages liturgiques de Moléon, p. 446. Nous ne donnons à ces assertions de Lebrun qu’une demi-confiance. Les caractères suivants sont plus positifs.
Les Grecs ne bénissent pas, comme l’Eglise latine, avec les trois premiers doigts ouverts. Ils se servent , pour cet effet , d’un chandelier à trois flambeaux, ou ils croisent le pouce sur le petit doigt s’ils appartiennent à l’Eglise réunie à Rome, les trois doigts du milieu demeurant élevés; c’est la bénédiction orthodoxe; le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Le pouce se courbe pour bénir sur le doigt annulaire , sHls font partie de l'Église schismatique (1). La crosse des patriarches ou évêques ne se ter “ mine pas enpedum comme chez les Latins; elle est habituellement surmontée du [globe, ou terminée par deux serpents formant au sommet une sorte de T (tau). Les symboles des évangélistes et les personnages béatifiés déroulent souvent des phylactères sur lesquels se lisent des inscriptions en langue grecque. Sur les ranchesb supérieures de la croix qui timbre le nimbe des personnes divines, sont inscrites trois lettres grecques formant les mots 0 dyy, pour indiquer que
« En entrant dans les églises de Marseille, on est frappé » delà singularité des images du Christ sur la croix; il
(1) Je dois dire cependant qu’on trouve quelquefois des personnages bénissant à la latine^ sur des monuments grecs, par exemple sur un diptyque que je possède. Les reliefs de figures qui le décorent sur un fond d’émail bleu représentent la Panagia ou sainte Vierge et l’enfant Jésus. Une inscription grecque se lit au-dessus des personnages, et leur titre est écrit en abrégé sur leurs nimbes m. 0^ pour /uwT»p 0êou ; v. a. pour moç troTwp. St Pierre et l’enfant Jésus y bénissent à la latine. La même singularité existe sur un diptyque russe, pris à la bataille d’Auster-
Dieu possède la pléqu’il est l’être souve-
nitude de l’être, et rain par excellence.
litz.
» est presque toujours vêtu eVun ample caleçon. Cet usage » appartient à l’Eglise grecque. Cassien l’avait apporté » avec beaucoup d’autres de Constantinople. On appelle » ces sortes de représentations des crucifix à la grecque. Il » y en a où le Christ, outre le caleçon, a une tunique » blanche et une chasuble de pourpre; ce sont les mar- » ques du sacerdoce (1). » On sait aussi que les croix grecques sont formées de quatre branches égales.
La forme de la crosse, la disposition des doigts qui bénissent, et, avant le xii*^ siècle, les phylactères, le Christ entièrement vêtu sur les croix, les lettres o a>v sur les nimbes divins, les inscriptions grecques, serviront donc à constater une origine directement byzantine. Il faut cependant faire une exception pour l’inscription grecque des croix: IHS. XPIS, commencement du nom du Sauveur, iwovç Xp^rrog; nous l’avons trouvée adoptée dans tous les pays et à toutes les époques (2).
A.U xiii" siècle, la symbolique se développe. Saint Paul s’est déjà armé de son glaive. Les autres apôtres prennent à sa suite leurs divers attributs. Sauf les apôtres et Jésus- Christ, qui adoptent un costume désormais traditionnel, la Vierge et les saints se mettent à l’aise dans les costumes contemporains. L’architecture figurée sur les châsses se modèle sur l’architecture contemporaine. Les laborieuses ciselures vont faire place le plus souvent aux estampages faciles, aux travaux des moules secs, du repoussé et du marteau.
(1 ) Millin, F oyage dans le midi de la France., iii , 35i .
(2) On pourrait ajouter aux caractères propres au clergé grec les longs cheveux, ferè muliebres , dit un auteur , encadrant une large tonsure ; mais cet usage n’est pas très-ancien.
En terminant, qu’il nous soit permis d’exprimer le vœu de voir exclure de la terminologie archéologique le nom de byzantin appliqué jusqu’à présent aux émaux incrustés d’origine française. On a vu qu’ils ne sont pas entièrement de facture byzantine par le style, et qu’ils ne le sont jamais par la provenance. Le mot limousin conviendrait mieux; mais il aurait l’inconvénient d’être applicable aux émaux en apprêt de la transition et aux émaux peints de la renaissance; nous proposons donc de lui en substituer un autre , et de les appeler tout simplement émaux incrustés. Les styles, qui sont variables et divers, ne seront pas confondus; la méthode, qui est une, sera exprimée.
Emaux incrustés, tel sera désormais le nom que nous appliquerons spécialement aux émaux français antérieurs au XI v" siècle.