‹ Essai historique et descriptif sur les émailleurs et les argentiers de LimogesChapitre 3 sur 64 · DIVISION DU MÉMOIRE · texte numérisé non relu

DIVISION DU MÉMOIRE

Dans les procédés d’application de l’émail à la peinture et à la décoration usités en France , comme dans le style des sujets traités, on distingue trois manières correspondant à trois époques bien distinctes.

Dans l’origine, les dessins obtenus par l’emploi de cette matière avaient la forme et la valeur de mosaïques , dont les diverses parties, au lieu d’être réunies à froid, étaient fondues et coulées par juxtaposition, de manière à obtenir une adhérence plus parfaite. Ce procédé, qui correspond pour la plus grande partie au règne et à l’emploi du style byzantin, a été en usage en France du vu*" au xiv*^ siècle.

Au quatorzième siècle , et peut-être dès la fin du xiii% l’emploi des oxydes métalliques et des émaux , pour obtenir une coloration superficielle des verres , s’étendit aux émaux sur métal. Les couleurs fixées par un fondant sur un fond de métal étaient étendues par le pinceau , et ne teignaient que la surface du cuivre. Ce procédé , qui a reçu le nom de peinture en apprêt, s’étendit jusqu’à la fin du XV® siècle.

A dater de la fin du quinzième siècle et jusqu’à nos jours, les mêmes procédés, sinon le même style, ont été en usage : on peignit avec de l’émail coloré sur un émail non cuit , le plus souvent blanc ou incolore , et le feu fixa les couleurs d’une manière invariable.

La division de ce mémoire correspond à ces trois manières et à ces trois époques.

I. Mosaïques en incrustations fondues dans des excipients de métal ou de pierre, du vif auxiv® siècle (1330).

II. Peinture d’apprêt en émail , du xiv*^ siècle à la fin du XV® (1330 à 1470).

III. Peinture en émail sur émail cru, depuis la fin du XV® siècle jusqu’à nos jours.

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