‹ Essai historique et descriptif sur les émailleurs et les argentiers de LimogesChapitre 50 sur 64 · INYEMAIRE DES RELIQUES DE GRANDMONT FAIT EN MAI · texte numérisé non relu

INYEMAIRE DES RELIQUES DE GRANDMONT FAIT EN MAI

Aujourd’hui 4 mai 1790, deux heures de relevée, nous Jacques- Lazare Sicelier , prêtre de la congrégation de St-Sulpice, vicaire général de Mgr l’évêque, et supérieur du séminaire des ordinands de Limoges,

chargé par mondit seigneur l’évéque de faire la vérification des reliques et reliquaires trouvés dans l’ancien trésor de l’église de la ci - devant abbaye, chef-lieu de l’ordre de Grandmont, en ce diocèse, transportés et déposés l’année dernière dans une chambre du palais épiscopal de cette ville, pour, ladite vérification faite, les distribuer suivant l’intention et sur les ordres de mondit seigneur l’évêque, actuellement absent et résidant à Paris , en qualité de député à l’assemblée nationale du royaume; nous étant, assisté de M® Martial Legros, prêtre, vicaire de l’église royale et collégiale de St-Martial de cettedite ville , que nous avons choisi pour notre secrétaire en cette opération, transporté en ladite chambre du palais épiscopal où sont déposés lesdits reliquaires et reliques , aux fins d’y procéder à la susdite vérification et dresser inventaire ou procès-verbal et état détaillé d’icelles ;

Après avoir fait ouvrir ladite chambre, située dans le pavillon à main gauche en entrant audit palais , à côté du secrétariat , nous avons trouvé , sur le plancher d’icelle et sur deux grandes tables , un grand nombre de châsses, de bustes, de coffrets et autres reliquaires que nous aurions ouverts un à un, et dont nous avons lu attentivement les étiquettes et autres inscriptions qui se trouvent attachées ou gravées tant auxdits reliquaires qu’aux divers sachets où sont contenues les saintes reliques dont nous avons dressé l’état, et que nous décrirons, après avoir observé ici qu’avant notre opération , il nous a été représenté plusieurs anciens inventaires des susdites reliques et de leurs reliquaires, faits autrefois par les moines de Grandmont, ès années U95, 1315, 1366, 1367, 1373, 1611, 1659, 1666, et un cahier intitulé Itinerarium fratrum , qui contient une relation de la translation de plusieurs reliques portées, de Cologne en Allemagne, à Grandmont, l’an 1 1 81 , et l’inventaire de tous les effets et meubles de cette abbaye, fait juridiquement en 1771 par M. de Lépine, subdélégué de M. l’intendant de Limoges, en vertu d’ordres supérieurs , lesquels inventaires nous avons parcourus et confrontés avec les reliques et reliquaires ci-dessus , pour en mieux reconnaitre la forme et l’authenticité ; et comme tous les inventaires antérieurs à celui de 1 666 s’y trouvent fidèlement relatés sur chacun des articles qu’il contient, nous avons cru devoir nous borner à citer ce dernier à chaque article des reliques et reliquaires que nous avons inventoriés , notre dessein étant de le joindre et annexer au présent inventaire, pour éviter par là et une fastidieuse prolixité et d’inutiles répétitions , qui

seraient inévitables si nous voulions ici transcrire tous les articles de ces anciens inventaires ou procès-verbaux.

Après nous être enquis si toutes les reliques et reliquaires transportés l’année dernière de Grandmont à Limoges se trouvaient dans cette chambre , on nous a répondu que Mgr l’évèque en avait déjà distribué quelques-unes ; entre autres :

I. Une relique de la vraie croix de N. -S. Jésus-Christ, donnée et transférée solennellement par Sa Grandeur elle-même , le 4 avril dernier , jour de Pâques , à l’issue de la grand’messe , à son église cathédrale de cette ville , et dont l’inventaire de 1 666 donne une très-ample description à l’article 8, qu’il serait inutile de répéter ici.

IL Le chef de St Etienne de Muret ^ confesseur et fondateur du ci-devant ordre de Grandmont , renfermé dans un buste d’argent enrichi de pierreries , au bas duquel sont plusieurs émaux , et de grandeur naturelle, dont on trouvera une plus ample description dans ledit inventaire de 1666, à l’article 21 , et que Mgr l’évêque a renvoyé à Grandmont, depuis quelque temps , pour y être conservé et honoré comme ci-devant par les fidèles , sous la garde de l’aumônier établi dans ce lieu pour la desserte de la chapelle réservée par Sa Grandeur pour la commodité des habitants dudit lieu de Grandmont (I ).

III. Deux châsses en bois couvertes de cuivre doré et émaillé, qu’on nous a dit avoir été laissées à Grandmont dans la même chapelle et sous la même garde , et n’avoir point été transférées à Limoges. Nous avons lieu de croire que ce sont celles énoncées dans l’inventaire de 1 666 aux articles 6 et 7. Il est vrai que l’article 6 dit que cette châsse contenait le corps de S te Panafrète^ vierge et martyre de Cologne, qui se trouve maintenant dans la châsse de St Étienne de Muret , et dont nous parlons ci-après au n“ 29 , mais les autres reliques énoncées dans ces deux articles peuvent être dans les châsses dont nous faisons ici mention (2).

IV. Une croix de cristal décrite à l’article 10 de l’inventaire de 1666,

(1) Ce buste fut donné en 1494 par le cardinal Brissonet; il est encore conservé dans l’église de St-Sylvestre , paroisse à laquelle est réuni le bourg de Grandmont : mais la tête et le col ont seuls été respectés; les cheveux en couronne sont dorés; au sommet du crâne, une grille en quatre-feuilles lancéolés laisse apercevoir la relique du saint fondateur; ses traits ont un caractère de mâle énergie. C’est le seul portrait authentique du saint.

(2) Ces châsses ont disparu.

au bas duquel article est une note écrite d’une autre main que celle du rédacteur de cet inventaire , qui marque que , suivant la tradition , cette croix est un ouvrage de St Éloi , qu’il y est représenté au pied avec les ornements d’un évêque ; on nous a dit qu’elle a été donnée au chapitre deSt-Yrieix (i).

Ces informations prises , nous avons commencé notre opération sur les objets présents à nos yeux, et procédé à la vérification particulière et détaillée desdits reliquaires et reliques , comme s’ensuit , savoir :

V Nous avons trouvé sur une table, à main droite eu entrant dans ladite chambre , un sachet de taffetas cramoisi lié par le haut , et auquel est attachée une étiquette en parchemin sur laquelle on lit ces mots : Sla Ëssentia sodalis Stœ Ursulœ , virgo et martyr Coloniœ Jgrippinœ . Ayant délié et ouvert ce sachet, nous y en avons trouvé un autre de taffetas que nous avons aussi ouvert, et dans lequel s’est trouvée une tête saine et entière et lecture faite de l’inventaire de ^666, à l’ar-

ticle 25 , nous avons reconnu que ce chef était un de ceux des sept saintes vierges et martyres de Cologne , compagnes de Ste Ursule , dont les corps furent transférés de Cologne à Grandmont en 4 1 81 ... . et l’avons coté par n° 4 (2).

2“ Chef de sainte Alhine (nous ne mentionnons que par deux mots cet artiele et les deux suivants, la description del’ahbé Legros n’apprenant rien de nouveau ) (3) .

5“ Chef de sainte Anathalie , compagne de sainte Ursule (4) .

4" Chef de sainte Panaphrète , compagne de sainte Ursule (5).

5" Plus, avons trouvé sur une autre grande tahle, à gauche en entrant dans ladite chambre, une tunique ou dalmatique de diacre d’une étoffe de soie, sur un fond de fil, dont le dessin est des aigles couleur jaune et violette , que l’inventaire de 4 6C6 dit , à la suite des précédents , avoir servi à saint Étienne de Muret lorsqu’il exerçait la fonction de diacre : elle est fermée aux manches , fort longue , doublée en toile, et en tout conforme à la description qu’en fait cet inventaire de 4666 à l’article 55. Elle était roulée et enveloppée dans une espèce de petit sac de velours cramoisi ,

(1) Cette croix est perdue.

(2) Cette précieuse relique fut donnée aux Ursulines de Drives.

(3) Donné aux Ursulines d’Eymoutiers ; l’église paroissiale le possède encore.

(4) Donné aux Chézeaux avec un des;.bustes du n® 50 ci-après.

(5) Donné en parüe à l’église de St-Sulpicc-lcs-Feuillcs.

ciselé , à raies , sur un fond de soie blanc doublé de toiles , auquel sont attachés deux^cordons , et qui s’ouvre en forme de valise (1).

6° Plus, avons trouvé sur la môme table un reliquaire contenant une croix à deux croisées , composée , suivant l’inventaire de 1 666, à l’article 9 , d’après ceux de 1495 et 1515, des bois des croix de saint André ^ de samt Pierre et de la vraie croix de Notre-Seigneur , savoir : l’arbre , de celle de saint André; la croisée inférieure, de celle de saint Pierre; et la croisée supérieure , du bois de la vraie croix de Notre-Seigneur.

Le reliquaire où elle est enchâssée est d’argent , couvert d’un ancien ouvrage en fdagramme {sic) doré. Son pied, qui est de cuivre doré, est orné de quelques pierreries, et il y a une tourelle de chaque côté. On peut voir une plus ample description de ce reliquaire dans l’inventaire de 1666 (2).

7“ Plus , avons trouvé sur la môme table un reliquaire de cuivre doré et émaillé, de forme pyramidale , haut d’environ \ pied et demi, dont il çst parlé plus au long à l’article 45 de l’inventaire de \ 666 , au haut duquel nous avons vu , dans un cristal que nous n’avons pas ouvert, une dent qui paraît assez grosse , et auquel est attachée une étiquette en parchemin, portant ces mots : Dens Sïi Stephani Giiandimontis (5).

8“ Plus, avons trouvé sur la même table un reliquaire d’argent en forme de soleil ou d’ostensoir, ayant, au lieu de rayons, autour du cristal

(1 ) Donné à l’église de St-Pierre-du-Queyroix de Limoges.

(2) Cette dalmatique fut donnée à l’église d’Ambazac, qui la possède encore. Suivant une très-ancienne tradition, consignée dans plusieurs inventaires de vieille date, et rapportée par Bon. de St-Amable (t. iii, p. 419), cette dalmatique fut donnée à iV. Etienne de Muret par l’impératrice Mathilde, femme de Henri V , empereur. L’inspection de l’étoffe ne confirme pas la tradition, qui croit y voir un ouvrage des mains de l’impératrice Mathilde. Les fils de soie tramés sur tissu de fil de chanvre prouvent une fabrication mécanique. Tout au plus peut-on attribuer aux mains impériales la coupe et la couture de ce vêtement. Des cercles d’arabesques entourent du toutes parts l’aigle allemande. Voici les dimensions de cette précieuse tunique :

Hauteur,

Largeur du bas ,

Largeur de l’extérieur de chaque manche ,

Ouverture sur le côté ,

Longueur de chaque manche ,

Largeur,

(3) Donné à l’église de St-Pierre-la-Montagne. Perdu.

double qui contient les reliques , et qui est de forme octogone un peu allongée , un ornement aussi d’argent en forme de feuillage estampé. Nous avons vu à travers les cristaux qu’il y a des sachets de taffetas cramoisi, qui sans doute contiennent les reliques mentionnées dans l’étiquette qui y est attachée, et qui porte ces mots : De reUquiis SS. Macuauii, Primi- Tivi , Maximini martyiiüm , et qui sont : 1° partie d’une côte de St Macaire^ martyr, un des principaux chefs de la légion thébéenne^ compagnon de St Maurice , dont le corps reposait à Grandmont depuis 1269 , année où il y fut apporté par Tliibaud, comte de Champagne; 2° un os de St Primitif, martyr, qui avait été donné en 1664 à dom Antoine de Chavaroche , abbé de Grandmont , par Mme la marquise de Montausier, qui venait alors de recevoir de Home le corps de ce saint martyr; 3° un autre os de St Maximin, aussi martyr , donne audit sieur abbé par les carmélites de Limoges , à qui le pape Alexandre FII l’avait envoyé de Borne la même année 1664, ainsi que l’atteste l’inventaire de 1666. Sur le bord du pied de ce reliquaire, en dessous, on lit ces mots gravés dans l’argent : F. G. Dumats, 1659 (1).

9“ Plus, avons trouvé sur la même table un autre reliquaire d’argent, ayant le pied carré long, fort léger de matière, et contenant des reliques dans le haut, renfermées sous le verre, auquel est attaché une étiquette portant ces mots : St Pierre , St Paul , St Jean , apôtres (2) .

1 0” Plus , avons trouvé sur la même table un autre reliquaire de vermeil, en pyramide, surmonté d’un cristal de roche , orné au pied de plusieurs pierres précieuses et d’ouvrages en filagramme. Nous avons vu audessous dudit cristal une inscription en caractères gothiques portant ces mots : Dens StiMarcialis Apost, et nous avons vu en effet dans l’intérieur une dent suspendue au haut dudit cristal , et nous avons lu plus bas en caractères gothiques : De capillis beate Dei genitricis Marie. Mais il nous a été impossible de reconnaître cette dernière relique (5).

i 1“ Plus, avons trouvé sur la même table un autre reliquaire dont le piédestal est de cuivre émaillé , surmonté d’un petit St Sébastien d’argent, dont parle l’inventaire de 1 666 à l’article 35, contenant une relique dudit saint (4).

\ 2“ Plus, avons trouvé sur ladite table un autre reliquaire de cuivre à

(1) Donné à l’église de Laval-Magnac.

(2) Donné à l’église de St-Paul , archiprêtré.

(3) Réservé à M. Sicclier.

(4) Ce reliquaire fut donné à l’église de St-Sulpice-les-Feuillcs. Voici un complc-

deux portes, d’environ iO pouces de hauteur, sur f intérieur des portes duquel , et en partie en dehors , est gravée l’inscription suivante , en caractères gothiques mal conformés: De S. Essentia, de Gethsemani, de præ-

SEPIO DNI , DE CAMISIA BEATE MaRIE , DE VERA CRUCE , DE CORPORE B. ANDREE ,

DE MAXILLA S. LaüRENTII, DE S. EgIDIO, DE S. G DE B. MaRIA MAGDALENE,

DE S. Catarina, devirginibüs, de capillis b. Georgii, de s. Stephano, CONE. MURETENSI, DE S. HIaRTINO, DE S. FrONT. DE ScI AlBINA (1).

•15° Plus, avons trouvé sur la même table un autre reliquaire dont le pied est de cuivre, surmonté d’un globe d’argent émaillé de la grosseur d’une pomme , ayant à sa sommité un petit verre cassé sous lequel sont deux sachets de taffetas , contenant , comme le porte l’étiquette , des reliques des SS. Guillaume , Benoît et Alexis et du sépulcre de S. Martin (2).

1 4° Plus, avons trouvé sur la même table un autre reliquaire de cuivre doré , au haut duquel est une petite tour contenant un cristal ; le nœud est aussi de cristal. La relique est au sommet et accostée de deux tourelles sur le devant}; il paraît qu’il y en avait un même nombre derrière ; il y avait quelque figure à la pointe , mais elle a disparu. La relique est un ossement de S. Léobon , solitaire en Limousin (5).

15° Plus, avons trouvé sur cette table un autre reliquaire, dont le pied.cst de cuivre et la partie supérieure en forme de burette de cristal sur laquelle il y a deux aigles gravés , un de chaque côté , et qui paraît être de cristal de roche , avec une garniture de petits cercles ciselés en fdagramme et en vermeil. Il est fort pesant. L’étiquette en parchemin porte ces mots : De reliqüiis Stæ Valeriæ, SS. Christophori , Capasii, Nemesii martyr. (4) .

ment de description , puisé dans le procès-verbal de distribution = Ce reliquaire est une petite statue d’argent de St Sébastien , attaché à un arbre et percé de flèches, placé sur ledit piédestal, qui est en cuivre doré et émaillé, qui est de forme hexagone, où on voit sur chaque face plusieurs figures en émail , et entre autres , sur les deux faces antérieures , les armes de JH. Antoine Lallemand , évêque de Cahors et abbé de Grandmont, et donateur de ce reliquaire , suivant l’inventaire de 16G6. Ce Lallemand, évêque de Cahors, fut pourvu de l’abbaye de Grandmont en 1477 (voy. B. de S.-A., t. iii, p. 457.) On émaillait donc dans le cours du xv° siècle.

(1) Donné à l’église d’Isle , qui le possède encore.

(2) Donné aux religieuses de St-Alexis de Limoges, qui le possèdent encore.

(3) Donné à l’église de St-Goussaud , qui le possède.

(4) Donné à l’église de Milhaguet.

] 6° Plus , avons trouve sur ladite table un autre reliquaire en forme pyramidale, ayant le pied de cuivre, et un cristal en globe dans le milieu, où sont des reliques, dans un sachet taffetas cramoisi. L’étiquette porte ces mots : Sti ïhadæi, et Georgii, m. S. EuTRoni m. (-1).

A 7° Plus , avons encore trouvé sur cette table un petit reliquaire en argent doré et émaillé, dont le pied est de cuivre doré, ayant une étiquette en parchemin où on lit ces mots : DensSti Joviniani (2).

Et attendu qu’il est cinq heures du soir, et que d’autres affaires indispensables nous appellent ailleurs , nous nous sommes retirés après avoir de tout ce que dessus fait et dressé le présent procès-verbal, que nous avons signé avec notre secrétaire.

SiCELIEE ,

Legros ^ prêtre.

Et aujourd’hui six mai ^790 , deux heures de relevée, nous vicaire général sus-nommé , assisté de notre secrétaire , nous étant rendus en là même chambre du palais épiscopal où sont déposés les susdits reliquaires et reliques , y ayant trouvé toutes choses en l’état où nous les avions laissées la surveille , avons continué de procéder à l’inspection et vérification susdites ; et en conséquence avons trouvé :

\ 8“ Sur la grande table , à gauche en entrant dans ladite chambre , un petit coffre de cuivre doré et émaillé, dontparle l’inventaire de \ 6C6, à l’article 73. Mais nous n’y avons pas trouvé les reliques qu’on dit y avoir été mises à cette époque ; nous n’y avons vu que quelques sachets de taffetas qui renferment des reliques avec une étiquette volante en parchemin, contenant ce qui suit : Hic reposita sünt istà fideliüm ossa , in

SANCÏA 0PINI0NE DEFUNCTORUM, IN SACRO UÜJUS ECCLESIÆ THESAURO SINE ÜLLO TITULO REPERTA, UT IN COMMÜNI CONDITORIO REQÜIESCANT. ANNO DoMINI

M. D. Lxxx. Et après avoir vu qu’il ferme à clef et reconnu la clef et la serrure, nous l’avons coté par numéro 18 (5).

19“ Plus , avons trouvé sur la même table un autre coffre de bois,

(1) Donné à l’église de St-Georges-les-Landes.

(2) Donné à l’église de St-Laurent-des-Églises du Doignon.

(3) Oté les reliques , donné le coffret à M. Sicelicr.

garni de cuivre doré, sur le devant seulement, dont parle l’inventaire de ^ 666 à l’article 75 ; nous y avons vu une étiquette gravée en caractères gothiques sur le bord antérieur du couvercle , qui est composée de ces deux vers latins : Hic sunt sanctorum sacro-sancta memoria quorum : Sit coNsoLAMEN NOBis ORANTiBus. Amen. Il ne Contient que des sachets remplis de cendres (I).

20° Plus , avons trouvé sur la même table un bras en bois , couvert d’une lame d’argent non doré , orné de quelques pierreries enchâssées dans un ouvrage en filagramme d’argent, et au bas duquel est une petite lame aussi d’argent , sur laquelle sont gravés ces mots en caractères gothiques : Sti Feliciani episc. et martyris; et par-dessus est une petite porte ronde par le bout, dans le goût gothique, en forme de grille, à travers laquelle on voit paraître un os du bras de S. Félicien, couvert de taffetas cramoisi, sur lequel est entortillé en forme de spirale une petite dentelle de fil d’or. L’inventaire de 1666 en parle à l’article 25. Il a une étiquette en parchemin, avec ces mots : Stus Felicianüs episc. et martyr (2).

21 " Plus , avons trouvé sur cette table un autre bras , aussi en bois , couvert d’une lame d’argent , dont parle le même inventaire de 1666 à l’article 24, et auquel est attachée une étiquette avec ces mots : StiApol-

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