XXXII INTRODUCTION
nom le lieu de leur demeure, lis n'avaient, en effet, pour la plupart, d'autre toit que Tombre des forêts et la voûte du ciel. Les uns se cachaient dans les crevasses des rochers, dans le creux des arbres , dans les excavations de la terre, ou se bâtissaient des huttes de neige pendant l'hiver. Les autres se fixaient auprès d'une simple pierre ou dans des tombeaux abandonnés. D'autres enfin s'entouraient d'une palissade de bois pour se soustraire aux yeux de l'homme , mais non aux intempéries des
En remontant d'ailleurs à l'origine des premiers monastères bui^ondes, on voit qu'ils prirent naissance d'un groupe de solitaires attirés autour de quelque saint par Pédification de ses vertus et de ses conseils. Les établissements monastiques ne déracinèrent même ce genre de vie qu'avec peine. Saint Cotomban , effrayé du nombre de religieux qui quittaient les monastères et se dispersaient dans les bois, sous prétexte d'une plus grande perfection , sollicitait du pape Grégoire le Grand les moyens d'arrêter ces désertions. '
Aux portes d'Autun, près des tombeaux élevés dans le polyandre de la via strata aux saints et aux premiers évéquesSymphorien, Amateur, Bhétice, Simplicius, des solitaires occupaient de nombreuses cellules. Tel fut, i liiLiips primitifs, LiMinlen. le seul sur lequel