‹ Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun de l'ordre de Saint-Benoît; (volume 2)Chapitre 24 sur 62 · H. VIII. DBCBSSIT VIII. KAL, NOV · texte numérisé non relu

H. VIII. DBCBSSIT VIII. KAL, NOV

VALBNTB. VI (878) BT VALBHTIllIAlfO. H. CONSS.

ElleéUit accompagnée d'une figure de la colombe symbolique serrant dans sa patte et dans son bec un serpent. Les rapports existant alors entre plusieurs famiUes sénatoriales d'Âutun , de Dijon et de Langres, peuvent faire attribuer cette inscripUonà quelque membre de la famiUe d'Hilaire et Quieta. Mais ce ne peut être celle de la mère de saint Jean de Réome , attendu que cette inscription est évidemment celle d'une enfant et que Grégoire de Tours affirme que la mère de saint Jean reçut la sépulture à Dijon. (Voy. Grég. de Tours. De gloriâ Confets. cap. XI^II.)

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dans unodv leurs terres. Il passa de là dans un lieuj>luR désert, entre Langres et Tonnerre , accompagné de deux jeunes serviteurs qui l'avaient suivi. Il y habita longtemps une cabane couverte de chaume. Un grand nombre de solitaires vinrent demander des préceptes à son expérience et partager ses travaux. Il construisit avec eux le monastère appelé, du nom de son fondateur. Saint- Jean -de-Réome.

La règle qu'il lui donna parait avoir ët^ un mélange de celles alors en vigueur dans les monast^s de la Gaule. Jean les parcourut successivement afin de cueillir, dit le légendaire, comme une abeille prévoyante, les fleurs de )a grAce divine, et d'élaborer dans son cœur le miel savoureux de la sainteté. Les sujets d'édiflcation dont il fut témoin dans ce voyage et ceux qu'il retrouva à son retour parmi ses disciples lui firent douter s'il ne lui serait pas plus salutaire de servir que de commander. Cédant a son attrait pour l'obéissance, il s'enfuit secrètement à la faveur d'une nuit obscure avec deux religieux, et se présenta à Lérins sans faire connaître sa dignité. Il y vivait dans une profonde humilité, s'ac^ quittant des- dernières fonctions avec les novices, lorsqu'un des frères , qui avait habité Réome , le reconnut et révéla son nom, » replaçant ainsi sur le candélabre, afin qu'elle fût vue de tous ceux qui entraient dans la

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retour de ce dernier. Il revint triste et pleurant du regret de n'avoir pu obtenir la grâce de finir sa vie dans la soumission qu^l avait si ardemment embrassée. Il rétablit la règle de son monastère * qui , pendant ses dix-huit mois d'absence, s^était gravement altérée, et mourut âgé de 1 20 ans.

Vers 506, Grégoire, évéque de Langres, fonda le monastère de Saint-Bénigne de Dijon, et plaça dans la basilique les restes de cet apôtre de la Bourgogne , découverts dans le voisinage de cette ville. Il fit venir de toutes parts des religieux, et leur donna pour abbé Eustade , que quelques-uns ont cru sans preuves avoir été son fils.

En 515, Sigismond, roi de Bourgogne , élève Tabbaye de Saint-Maurice d'Agaune en Valais , sur les tombeaux de la légion Thébéenne. Il y réunit quatre cents religieux, lis étaient divisés en quatre chœurs portant chacun le nom des maisons principales d'où ils étaient sortis, parmi lesquelles figuraient les fondations de saint Romain dans le Jura. Ces chœurs se succédaient dans le chant de la psalmodie perpétuelle, du Laus perennis , emprunté aux Acémètes d'Orient, institués par saint Alexandre en 430. Pour faire concorder cet usage avec le.s autres exercices, Sigismond fit composer une règle mixte distinguée principalement par l'exemption du travail des mains.

* Une charte de CIotU, qui n'a pas offert au père Labbe et au père Leoointe tous les caraclères de TauUieDlicité, dit que saint Jean de Réome établit dans son monastère la règle de saint Macaire. Cette charte ett en contradiction arec le teite de la rie du saint. Nous nous somnet référés à celle-ci , et nous renvoyons sur cette discussion au père Lecoinle : Annales ecclesiastici, t. I, p. 173 et suiv.

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Vers le même temps, saint Eplade, né à Autun d'une fsmille opulente, occupait près de Corbigny, dans les forêts du Morvan , une cellule d'où il allait racheter les captifs dans les villes du voisinage. Il s'y était caché afin d'éviter l'épiscopat que saint Flavien, évéque d'Autun, d'accord avec Clovis, voulait lui conférer. Quelques disciples retirés auprès de lui donnèrent naissance à l'abbaye placée sous son invocation.

A Gourdon, au diocèse de Chalon , un reclus du nom de Desiderat dirigeait du fond de sa cellule un monastère dont l'origine est inconnue, mais qui cxisUiit drjà du temps de Grégoire de Tours. Il attirait la foule m accomplissant des guértsons miraculeuses.

Grégoire était toujours évéque de l.angres, lorsque saint Seine, unique descendant d'une illustre famille de Hesmont, près Dijon, abandonnant le monde, vint à'Réome se placer sous lu din^ction de saint Jean. Devenu bientAt lui-même le modèle des moines, un miroir de bonne vie, dit la légende, versé dans les écritures sacrées et dans la science de la vie monastique , il conçut la pensée de fonder un monastère. Il cherchait près de là un emplacement, lorsqu'un deses parcntsiui désigna une terre de son héritage . i< située dans une solitude convenable tt des moines , mais avoisinée d'hommes adonnés au meurtre et au sang, comme des bétes fauves, et parmi

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