‹ Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun de l'ordre de Saint-Benoît; (volume 2)Chapitre 9 sur 62 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

logés et nourris à résidence fixe un certain nombre d'indigents, UD grenier d'abondance et de réserve pour parer auxdisett«s, un trésorcommun pour subvenir aux besoins de l'avenir. De là se répandaient sur les populations environnantes les secours de l'aumône, les consolations de la parole chrétienne. Les marchands et les artisans se réunissaient dans le voisinage, attirés par la facilité de trouver du travail au monastère, par l'étendue des franchises, par la protection qui s'attachait, aux yeux mêmes des Barbares, à la sainteté monastiguc. Des foires, des marchés s'y établissaient \ on s'y livrait à l'esploitation de toutes les industries ayant pour objet l'agriculture, les travaux de construction, la décoration des^lises. Les murs des monastères étaient la sauvegarde des travailleurs, comme leurs dotations étaient le pain des pauvres. Ces grands centres d'activité, fondés en tous lieux , près des villes, dans les campagnes, dans les forétsou les contrées les plus inhabitées, renouvelèrent en quelques siècles la face des provinces. Une répartition plus juste de la population s'établit sur le sol. m A peine, chez les anciens, » connatt-on un autre genre de vie que celui des cités. <> La vie des champs, cette dispersion d'une population 1) immense qui, dans les temps modernes, forme une

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