‹ Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun de l'ordre de Saint-Benoît;Chapitre 8 sur 56 · H. VIII. DECESSIT VIII. KAL. NOV · texte numérisé non relu

H. VIII. DECESSIT VIII. KAL. NOV

VALENTE. VI (378) ET VALENTINIANO. II. CONSS.

Elle était accompagnée d’une figure de la colombe symbolique serrant dans sa patte et dans son bec un serpent. Les rapports existant alors entre plusieurs familles sénatoriales d’ Autun , de Dijon et de Langres, peuvent faire attribuer cette inscriplionà quelque membre de la famille d’Hilaire et Quieta. Mais ce ne peut être celle de la mère de saint Jean de Réome, attendu que cette inscription est évidemment celle d’une enfant et que Grégoire de Tours affirme que la mère de saint Jean reçut la sépulture à Dijon. (Voy. Grég. de Tours. De glorià Confess. cap. XLII.)

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INTRODUCTION

dans une de leurs terres. 11 passa de là dans un lieu plus désert, entre Langres ét Tonnerre , accompagné de deux jeunes serviteurs qui l’avaient suivi. Il y habita longtemps une cabane couverte de chaume. Un grand nombre de solitaires vinrent demander des préceptes à son expérience et partager ses travaux. Il construisit avec eux le monastère appelé, du nom de son fondateur, Saint- Jean-de-Réome.

La règle qu’il lui donna paraît avoir été un mélange de celles alors en vigueur dans les monastères de la Gaule. Jean les parcourut successivement afin de cueillir, dit le légendaire, comme une abeille prévoyante, les fleurs de la grâce divine, et d’élaborer dans son cœur le miel savoureux de la sainteté. Les sujets d’édification dont il fut témoin dans ce voyage et ceux qu’il retrouva à son retour parmi ses disciples lui firent douter s’il ne lui serait pas plus salutaire de servir que de commander. Cédant à son attrait pour l’obéissance , il s’enfuit secrètement à la faveur d’une nuit obscure avec deux religieux, et se présenta à Lérins sans faire connaître sa dignité. Il y vivait dans une profonde humilité, s’acquittant des dernières fonctions avec les novices , lorsqu’un des frères , qui avait habité Réome , le reconnut et révéla son nom, « replaçant ainsi sur le candélabre, afin qu elle fût vue de tous ceux qui entraient dans la maison de Dieu , cette lumière qui se cachait sous le boisseau. »

Grégoire, évêque de Langres, et précédemment comte d’Autun pendant quarante ans, instruit de ces faits, envoya deux religieux à Lérins avec deux lettres, l’une pour l’abbé Honorât, l’autre pour Jean, réclamant le

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