‹ Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun de l'ordre de Saint-Benoît;Chapitre 9 sur 56 · XL VI I · texte numérisé non relu

XL VI I

retour de ce dernier. Il revint triste et pleurant du regret de n’avoir pu obtenir la grâce de finir sa vie dans la soumission qu’il avait si ardemment embrassée. 11 rétablit la règle de son monastère 1 qui , pendant ses dix-huit mois d’absence, s’était gravement altérée, et mourut âgé de 120 ans.

Vers 506 , Grégoire, évêque de Langres , fonda le monastère de Saint-Bénigne de Dijon, et plaça dans la basilique les restes de cet apôtre de la Bourgogne , découverts dans le voisinage de cette ville. Il fit venir de toutes parts des religieux, et leur donna pour abbé Eustade , que quelques-uns ont cru sans preuves avoir été son fils.

En 515, Sigismond, roi de Bourgogne, élève l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune en Valais , sur les tombeaux de la légion Thébéenne. Il y réunit quatre cents religieux. Ils étaient divisés en quatre chœurs portant chacun le nom des maisons principales d’où ils étaient sortis , parmi lesquelles figuraient les fondations de saint Romain dans le Jura. Ces chœurs se succédaient dans le chant de la psalmodie perpétuelle, du Laus perennis , emprunté aux Acémètes d’Orient, institués par saint Alexandre en 430. Pour faire concorder cet usage avec les autres exercices, Sigismond fit composer une règle mixte distinguée principalement par l’exemption du travail des mains.

1 Une charte de Clovis, qui n’a pas offert au père Labbe et au père Lecointe tous les caractères de l’authenticité, dit que saint Jean de Réome établit dans son monastère la règle de saint Macaire. Cette charte est en contradiction avec le texte de la vie du saint. Nous nous sommes référés à celle-ci , et nous renvoyons sur cette discussion au père Lecointe : Annales ecclesiaslici, t. I, p. 473 et suiv.

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