TOME PREMIER
Page i8. MQiwmtm d'Alexandrie..
Sur la fameuse inscription du phare d'Alexandrie : "ZetTfttrnç p Kvtùcc , Af^/94?ovc, Otoie &ul^g9if u^mf^tm mjmi^fAiimi ^ voyez Pline, 36 , la ; Lucien , De serib. kist, Amm. Mareell.» aa, i6; Vossius, in notis ad Pompon. JMfel.
Par ordre d'Alexandre , qui suivit en cela l'oracle d'Ammon, il fut élevé à Héphestion deux temples en Egypte, Ihin dans la ville d'Alexandrie , l'autre dans l'ile de Phare. (A'rrien, VU, 3o6, éd. Gron,)
Les noms d'Osiris et d'Adonis étaient donnés en lÊcrpte à la même divinité. On adorait à Alexandrie une statue de V éternité y qui était tout ensemble l'emblème de l'un et de l'autre de ces dieux. (Suidas, *H/«umo(» Mém. de l'Acad. des inscript., v. 3i , p. i4^*)
Page 20. Alexandrie , capitale de l'Occident»
Voici ce que le vainqueur de Darius se prolbettait-de la conquête de l'Egypte : JEgjrpto enim nostro imperio adjecta, nihil erit quod aut de Grœeia , aut de reins domesticis simus sollioiti. (Arrien, II, 91, éd. Gron.)
F^e 25. Ptolémée surnommé le Sauveur par les Rhodiens.
f Les Athéoîens aussi regardèrent lès Lagides comme leurs protectears \ ils érigèrent des statues à plusieurs princes de cette maison. (Paus., ly 8.)
' Page a 9» Relaxions commerciales des Lagides,
'Un canal qui devait mettre le Nil en communication avec la mer Aouge y -ayait été commencé par le roi Nécao ; Ptolémée Philadelpheffe fit achever. (Strabon, XVII, 553.) Le commerce de Plnde ne fut pas aussi considérable sous les Lagides que sous les empereurs : peu de personnes s^ex* posèrent aux caprices de la mer orientale^ il sortait k peine ▼ingt yaisseaux, par an, du détroit de la mer Ronge. (Stra* bon. II, 8i.)
Page 53. Bihliothèque.
L^époque du plus grand accroissement de la bibliothèque est fixée, par Eusèbe, à la i3a.* olympiade, qui est la 35.* année du règne de Ptolémée Philadelphe, Tannée a5o.* ayant J. Ch. (Précis historique qui précède le Canon d'E.)
Page 65. Stilpon.
On trouve quelques anecdotes curieuses sur ce philosophe dans le Dém4trius de Plutarque.
Page 74. La version des Septante.
Quidquid est in hehrœis eodieibus et non est apud inter" prêtes septuaginta , noluit ea per istos , sed per illos prophetas JDei spiritus dicere, (August. , C<V. Dei, 18, 4^*)
Page io5. Homère nourrit des milliers, etc.
D^âprès Plntarqne ( in jépophthegm, ) , le roi Hiéron a fait une réponse toute semblable an philosophe Xénophon , qui critiquait Homère et qui se plaignait d^élre pauvre.
Page 109» Manéthon composa d'après les archives du
temple, etc.
On consultait depuis long-temps les archives des temples pour j apprendre Phistoire primitive des peuples : Ciésias de Cnide» médecin d^Ariazerce, puisa» aux archives de
Sate, lôDg-iempft avant que Bérose consolUt celles de Ba=-
bjlone. ^^
Page 11 3. Slraton, surnommé le P}^sicien» ?!
On doit distinguer de ce péripatéticiea , qai yécnt k Alexandrie au temps de Philadelphe, un autre philosophe du même nom , qui yécnt dans la même ville k une époque inconnue. (Diog. Laert., Y, 3, 6.)
Page 121. Évergète I/'', protm:teur des lettres»
Ce prince parait aroir eu un commerce intime avec nn disciple d^Arcésilas , Panarète (^vf^^ntro ^oxift«ti« > etc. , A\hen. , i3 ». 55a ) , auquel il accordait un traitement annuel de douzetalens (64*800 francs j le talent d'argent k 5,4oo ^O» somme -^rop grande pour un philosophe , et que de nos jonrs on donne k peine aux premiers acteurs.
Page 164. Ses fureurs avaient dispersé les savons; il Ut
rassembla de nouveau, etc.
Solus igitur in tanta urbe cum suis reiictus Ptolemœus-j cum regem se, non hominunii sed vacuarum œdium videretf edicto peregrinos soUieitat, (Justin, 38) 8, 7.)
Page i65. Évergète II paya les tragiques grecs d'une
somme de iS talens, etç,
A la mort de Speusippe, Aristote acheta ses livres, peu nombreux k la Terité, pour trois talens, environ 16,200 francs : Évergète paya donc en roi et en amateur les œuvres d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide, puisqu'il en donna la somme de 80,000 francs. Les richesses que son père avait étalées k la pompe dont nous avons parlé ci-dessus, prouTent au reste que les Lagides auraient pu payer tous leurs livres sur le même pied.
La viUe d'Athènes était généralement en possession du commerce de livres ; elle en expédiait aux colonies, etc. (Voyage du jeune Anacharsis, T. III, chap. 39.)
Page i8o. Voj^ages d'Eudoxe aux Indes.
Ces voyages, rapportés avec une entière bonne foi par Posidonius (dans Strabqn II, 67, Casaob.}» jettent im grand
jotir sur les connaissances géographiques des Alexandrins et lepmayîgations des Lagides.
TCe ne furent pas précisément des voyages scientifiques, mais ils furent du moins entrepris pout étudier des pays inconnus. JSudoxe y dit Strabon , eut des conférenoes avec £uergète II et ses ministres, particulièrement sun la nauiga' tion du Nil dans sa partie supérieure : il était curieux de connaître les particularités des lieux, et il ne manquait point à^ instruction.
Le chemin des Indes était si peu connu, qu'on apprit le grec à un Indien (qu^on ayait trouvé seul dans un navire étranger sur le golfe arabique) pour seryir de guide aux pilotes du . roi. (On avait donc négligé absolument la navigation aux Indes sous les derniers princes qui avaient régné avant Évet'gète II ?)
' £udoxe, nommé pour diriger la nouvelle course, se chargea de toutes sortes d'objets de commerce (Strabon ne les désigne pas particulièrement) ; il rapporta de Flnde des aromates et des pierres précieuses. Le roi s'appropjia toutes ces choses. (Cette circonstance ne doit guère nous surprendre : Évergète avait donné ses vaisseaux, il avait fait les frais de Texpédition^ le fruit lui en appartenait.)
Au second voyage qu^udoxe fit aux Indes, par ordre de Cléopâtre, il emporta plus de marchandises que la première fois : on ignore quels furent les objets qu'il rapporta des Indes ^ mais, à son retour, on s'aperçut qu'il en avait détourné quelques-uns à son ptofit. '
Parmi ses dépouilles les plus curieuses on distinguait le bec d'une proue de navire^ sur lequel était sculptée une tête de cheval. Cette particularité, parut à Eudoxe d'une haute Importance \ ayant pris à ce sujet des informations chez les navigateur», il apprit que ceux de Gades étaient dans l'usage de se servir de ^tits bâtimens qu'on appelait chet^aux , parce qu'ils portaient, une tête de cheval sculptée snr la proue. Eudoxe conclut de ces renseignemens la possibilité de faire j^ar mer le tour de l'Afrique. Il résolut de tenter lui-même cette entreprise ; se rendit Ik Cyzique pour y chercher des fonds» k Naples, à Marseille
' as»
et à Cadix poar reeaeillir des renseigne mens , et partie pour rinde ayec de jeunes esclaves mosiciennes , des médecins et des artisans. ' Il arait nn gros bâtiment et deux barques. Son grand navire ajant ëchou4 sur les côtes de l'Afrique occidentale , il fut oblige de renoncer à son projet : il le renouvela j mais nous ignorons les détails de sa seconde tentative.
Page 22 3. Chérémon, dernier hihUothécaire connu,
Nous avons découvert, dans Suidas, un autre bibliothécaire, Dionysus, fils de Glaucus, qui vécut après Néron. (V. Suidas, Dionjrsus,)
Page a5o, note i/*
M. Im. Becker a publié une nouvelle édition du Traité
d^ Apollonius : De oonstructione orationis ^ Berlin, 1817, in -8."
La Bibliothèque du roi possède encore plusieurs manuscrits d^ApoUonius, que feu M. Bast, de Bouxwiller, s^était proposé de jpublier.