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Däns ces tems reculés, l’emplacement où. est située maintenant {a Nouvelle-Orléans, n’étant pas protégé par une levée, était sujet à des inondations annuelles et ne présentait que l’aspect d’un claque, Les eaux du Mississippi et celles du lac se rencontraient à une terre haute qui s’était formée entre le Bayou St. Jean et la Nouvelle-Orléans et que l’on appelait la terre haute des Lépreux. Afin d’égouter la ville, il y avait un canal dans la rue Bourbon, et mème chaque terrain était entouré d’un fossé. . Avec quel orgueil, un Louisianais doit comparer cette naissance obscure de sa ville natale, avec l’éclat et la prospérité dont son adolescence est entourée ! Telle fut aussi l’humble origine de Venise, de la reine de l’Adriatique, de la superbe dominatrice des mers.— Des palais et le lion de St. Marc succédèrent à la hutte du pêcheur et Venise n’aspira plus à prendre dans ses filets que des rois et de riches pravinces. Que la Louisiane s’étudie à se former un esprit national et elle aura aussi ses jours de triomphe et de puissance, et les annales du nouveau monde lui devront quelques-unes de ses plus belles pages.
En 1728, les productions agricoles commencèrent à acquérir quelque dégré d’importance. Les récoltes de riz et de tabac étaient abondantes et la culture de l'indigo donnait des espérances qui furent plus tard déçues. Le figuier de la Provence et l’oranger d’Hispaniola s'étaient facile-
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merit naturalisés sur le sol louisianais, Un nombre considérable de nègres avaient étéintroduits dans la colonie et les terres qui, jusqu’alers, avaient été négligées, comme étant de nulle valeur, excitèrent la cupidité, et la cupidité fit naître des procès. — La confiance et le désintéressement qui avaient régné parmi les colons avaient été cause que l’on n’avait jamais pensé à conserver soigneusement les titres de propriété. Afin de prévenir les maux qui menaçaient ces hommes simples, le Roi fit publier un édit réglementaire, daté le 10 Août 1728.
Il était dérvété que tous les ordres de concessions adresses par la Compagnie en France à ses Directeurs à la Louisiane, avant le 30 Décembre 1723, qui ne leur avaient pas été présentés ou qui n'avaient pas été suivis d’une prise de possession et des améliorations gtipulées dans les actes de concessions, étaient nuls.
Tout propriétaire était tenu d’exhiber ses titres et de déclarer au conseil supérieur, dans un tems spécifié, la quantité de terre qu’il réclamait et qu'il avait cultivée, sous peine d’une amende de deux cents piastres et de la perte du sul concédé qui retournerait à la Compagnie.
Toute terre située sur Ia rive droite du fleuve, audessous de Manshac, devait être réduite à vingt arpens de face, à moins qu'il ne fut prouvé qu’un plus grand nombre d’arpens étaient cultivés.
La profondeur de chaque concession devait être
limitée à cent ou cent vingt arpens, suivant la situation des terres.
La Compagnie, en vertu de la suzeraineté qu’elle avait sur toute la province était autorisée à lever un impôt d’un denier par arpent, et de cinq livres sur chaque esclave. Le produit de cet impôt devait étre employé à construire des églises et des hopitaux.
Lors de la publication de cet édit, la colonie était dans une situation florissante. Ses champs étaient cultivés par dix-huit cents nègres, et elle était protégée par huit cents hommes de troupes de ligne. Mais cette prospérité n’était pas fondée sur des bases solides et elle devait crouler comme ces chateaux de cartes que bâtissent des mains enfantines.
Perrier avait succédé à Bienville, son frère, comme gouverneur de la Louisiane, lorsqu'une vaste conspiration’ se trama contre les Français. Il ne s'agissait de rien moins que d’imiter à la Louisiane les Vépres Siciliennes. Les Chikasas, instigués, disent les auteurs français, par les Anglais de la Caroline, méditaient la ruine totale de la colonie et la destruction de tous les blancs qui s’y trouvaient. Ils avaient soigneusement caché leurs desseins aux Illinois, aux Arkansas et aux Tunicas, dont ils connaissaient l’attachement pour les Français. Toutes les autres nations indiennes furent initiées au complot, Les Chactas mèmes en qui les Français reposaient la plus grande conflance avaient été gagnés.
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Perrier, à son arrivée dans la province, s’était aperçu de la nécessité de fortifier les postes éloignés. Il avait fait de fréquentes remontrances à la Compagnie, relativement aux dangers que courait la colonie, et il avait sollicité un renfort de deux ou trois cents hommes. Mais ses craintes avaient été regardées comme chimériques. L’on pensa qu’en demandant des troupes, il ne cherchait qu’à donner plus d’importance à son commandement, où qu’il désirait engager la colonie dans une guerre, afin d’avoir l’occasion de faire preuve de talents militaires. (Cependant, les conspirateurs hataient sourdement leurs préparatifs. Des messagers avaient été envoyés à tous les villages des Natchez et à toutes les tribus avec lèsquelles ils étaient en alliance, afin de les engager à prendre part à ce qu’on appelait la délivrance du sol natal, Pour que les coups fussent portés le même jour, un faisceau composé d’un nombre égal de roseaux fut envoyé à chaque village. Dès que la nouvelle lune paraitrait, on devait, tous les jours, oter un roseau du faisceau, et lorsqu’il n’en resterait plus qu'un, on devait commencer l’attaque.
Les Indiens tramèrent cette conspirr .ion dans le secret le plus profond et l'ont prit un soin particulier pour que les femmes n’en eussent pas connaissance, L'on craignait leur penchant pour l’étranger ; car partout où le Français a porté ses pas, il a su également vaincre ses ennemis et plaire
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à la beauté, Cependant, Pœil pénétrent d'une femme, s’aperçut que les Indiens méditaient quelqu’entreprise importante. Celle-ci, conduisant l’un de ses fils dans un lieu. retiré, lui reprocha vivement son peu de confiance en elle, et finit par lui arracher son secret. Aussitôt, elle résolut, soit pitié, soit tout autre sentiment, d’entraver la mar:
. che de la conspiration et de la faire échouer. Le
faisceau. de roseaux qui avait été envoyé à son village, était dépose dans Je temple du Soleil et le grand prètre était chargé d’en oter, tous les jours, un roseau. Le rang de cette femme (ellé était l’épouse d’un chef,) lui donnant accès dans l’enceinte sacrée, elle s’y introduisit plusieurs fois secrètement et détacha quelques roseaux qu’elle jeta dans les flammes, afin de détruire tout coucert d’exécution dans l’entreprise projetée. Non contente de cela, elle donna avis à un officier de Ja garnison en qui lle avait confiance, du danger qui le menaçait Mais il n’y ajouta pas foi, ou il méprisa le péril, Peut-être que trop conflant et superbe, il répondit comme Monfort, lorsqu'on annonça au jeune guerrier la conspiration des Siciliens : ils n’oseraient,
Vers la fin de Novembre 1729, plusieurs bateaux chargés d’une quantité considérable de marchandises, de provisions et d’ammunitions, arrivèrent dela Nouvelle-Orléans aux Natchez. ÆExcités par le désir du pillage, ou déçus par les manœuvres
strent d'une itaient quelnduisant l’un procha vivefinit par lui résolut, soit raver la mar échouer. Le )yé à son vil- | Soleil et le ous les jours, (ell était l'éans l’enceinte fois secrèteelle jeta dans icert d’exécucontente de a garnison en qui le menail mépriaa le et superbe, il annonça an Biciliens : ils
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de la femme dont il a été parlé, les Indiens résolurent de faire l’attaque conrenue, avant l’époque fixée pour le massacre général. Afin de micux assurer le succès, ils eurent recours à la ruse. Ils feignirent q\Wils projetaient une grande partie de chasse et se mèlèrent parmi les Français à qui ils proposèrent d’échanger de la poudre et balles pour du maïs.et de la volaille. -Ceux-@i aveuglés par une malheureuse fatalité, y consén: tirent et eurent l’imprudence de les laisser entrer dans le fort. Dès que l’échange eut été fait, les Indiens, | Mini l’occasion favorable, tombèrent
. sur les Français qu'une trompeuse sécurité leur
livra presque sans défense. Le massarre commença à neuf heures du matin, et à midi, ils avaient
-assssiné deux cents hommes, quatrevingt-dix
femmes, et fait prisonniers cent. quinze enfans. Pendant que cette œuvre démoniaque s’-xécutait, le Grand Soleil fumait tranquillement sa pipe dans le magasin de dépôts de la Compagnie. Les cris des mourans venaient charmer délicieusement ses oreilles et un rire guttural annonçait la joie de son cœur de Cannibale, Lorsqu'il n’y‘eut plus de victimes à immoler, les Indiens entourèrent leur chef d’un cercle de têtes, et le farouche Molorh siégea longtems avec un stupide orgueil, parmi ces tristes débris. Ces tigres de l'Amérique, s'étant enivrés de sang, ouvrirent le ventre des femmes enceintes pour y chercher le fruit de leurs amours, VOL. I, J
et tuèrent ceux -des enfans dont les gris-les importunaient. Il n’y eut qu’un charpentier et un tailleur qui ne furent pas égorgés, parce qu’on pensa qu’ils pourraient être utiles.
Aussitôt que le Grand Soleil apbrit qu’il ne restait plus aucun blanc, gxcepté le clrarpentier et le
dtens exécutèrent l’ordre avec une joyeuse aviité; etwils eniployèrent les nègres (car ils les avaient éparghés) à fepertes tout ce dont ils jugeaient convenable de s’emparer, To & fut divisé entre les assassins, à l'exception des arînes et des ammunitions qui furent gardées par les chefs pour servir à l’usage de la natiun.
Tant que les Indiens eurent des hauteurs enivrantes, ils passèrent les jours et les nuits dans des fêtes et des danses cuntinuelles. Dans les transports de l’ivresse, ils prodiguaient les insultes les plus indécentes aux corps déchirés de leurs victimes. Mais, c’est surtout la nuit que le spectacle était vraiment horrible. A la lueur de leurs feux, on les voyait s’agiter sur les charmés inanimés du sexe fuible que leur aveugle furie n’avait pas respecté. Tantôt ils sautaient en cadence, au- bruit d’instrumens barbares, en poussant des hurlemens qui eussent étonné l’enfer même. Tantôt ils emplissaient de vins les crânes encore sanglants des Français, ils les choquaient ensemble comme des verres, et buvaient à longs traits dans ces coupes d’antropophages.
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SUR LA LOUISIANE. in
Deux soldats qui se trouvaient accidentellement dans les bois; pendant cette affreuse tragédie, résolurent d’aller par terre, avertir leur compa-
à de Nouvelle-Orléans. , Mais une tempête ayant éclaté pendant la nuit, ces malheureux qui sæ mouraient de fatigue'et de faim, entrèrent, au risque d'être massacrés, dans une: cabane qu’ils trouvèrent sur leur route. Heureusement, elle était habitée par des Indiens amis qui deur donnèrent des provisions et une pirogue pour descendre à Ja Nouvelle-Orléans.
Aussitôt que Perrier fut informé du massacre, il fit partir un navire pour France et écrivit à la Compagnie que la colonie avait besoin de troupes pour résister aux ennemis farouches dont il fallait coñtinuellement réprimer et punir les agressions. Il expédia des courriers aux différens postes pour avertir les colons de se tenir sur leurs gardes, et il envoya des émissaires parmi les Indiens qui étaient en alliance avec les Français, Enfin, il prit toutes les mesures que la prudence pouvait suggérer et il fit parvenir quelques secours aux forts qui existaient alors aux Tchoupitoulas, aux Cannes Brulées, à la Côte des Allemands, à Manshac et à la Pointe Coupée, Puis, il ordonna à deux navires qui se trouvaient dans le port, de se tenir prêts à recevoir les femmes et les enfans, si le cas l’exigeait,
Perrier, s’étant mis à la tête de trois cents
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le ESSAI HISTORIQUE
hommes de troupes de ligne et de trois “cénts"miliciens, se préparait à monter aux Natchez, lorsqu’il aperçut des symptomes de révôlte parmi les nègres qui paraissaient disposés à' se joindre" a
Indiens, dans l’espoir de recouvrer leur liberté. Il y avait alors deux. mille noirs dans la colonie, et la plupart étaient aux environs de là Nouvelle- Orléans. La compagnie elle-même avait un atelier de deux cent cinquante nègres sür une habitatioa voisine de la ville. Cette circonstance décida Perrier à rester au point menacé et à envoyer Loubois à sa place, châtièr les Natchez. Loubois dont les forces furent-augmentées par la milice de Bayou Manshäc, dé Baton Rouge et de la Pointe Coupée, s’avança rapidement, suivi d’un corps d’Indiens qui s’étaient joints à sa petite armée.
Les Natchez informés par leurs coureurs de l’ap-. proche des Français, envoyèrent à leur rencontre quelques-uns de leurs chefs qui étaient chargés de leur faire des propositions de paix. Mais leurs prétentions étaient exorbitantes, aussi furent-elles rejetées.-
Le Sueur, qui avait été envoyé parmi les Chactas pour les engager à prendre les armes contre les Natchez, avait réussi dans sa mission, et il était arrivé, le"28. Janvier, au point du jour, aux environs de leur village, à La tête de douze cents Chactas. Ses coureurs lui appriretit que son armée n’avait pas encure été aperçue par les Nat-
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nation, retsonte le Rivière Ronge.et .la -Riv Noire pouradier chercher ‘chez lés Obikasas ceux quivefy étaient. refagiéts »Lis:17 Janvier 11754, il arriva, d'in tête de mille hommes, à un fort que les Natchez avaient construit sur da Rivière Noire ‘et le siège fut commencé aussitôt. Mais après six jours de’tranchées, les Indiens profitant d’une nuit obscure-ét:erageuse, échappèrent aux assiégeans,
ad ais exclusif D de “Ti Étant alarinée par les pertes copidérahtre que
à lui avaient causées dei re dés Nutehr: :: les
dépe w'il: fiait fre :pour:prdtéger ia colonie, pe au Roi le 22:Janvier #75%, la: pere mission dé lui remettre "la hartequitt, Put: avait aecürdée. . Cetle roynête fut » Sou- “veraitie Ainsi Ait la x pagni “aprèx pue existence-laborieuse de quatorze Atinéès. YCrjendand; la colofite avait un peu prospéré/aüus son administration. La: Nouvelle-Orléans: avaitété fondée ; | étublissmens importans svsient été faits aux upitoulas, aux Cannes la Côte des : Allemands, aa Bayou'Mansbac, atiButon: “Rouge __età la Pointe Coupée. Enfin, lorsquela Compagnie fut dissoute; la popélation blänche ve montait | àcinq mille. os et la population pus à deux mille. +.
. Le Roï, ayant wie Salmon cdisheiihe ordonnater:r, le chhrgeade pr" :‘eses8ie : ‘alla
LJ Louisiane enson nom èt d’acheter pour la couronne | toutes les propriétés de la Compagnie, qui fureht | estimees à la soinme de soixante* mille piastres. — Ainsi, la Louisiane rentra sous le joug de son ancien maître. Elle était destinée à en changer plusieurs fois, avant de parvenir à la dignité d’un ÿ Etat souverain. ; fin
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‘à CHAPITRE VIL.
Les Natchez pénètrent dans les Natchitoches et assiègent un fort ndé par St. Denis. Complète déroute des Natchez,— Conspiration des Noirs. Bienville nommé gouverneur pour laftroisième fois Guerre des Chikasas, Le Chevalier d’Artaguette est brulé par les Indiens. Bienville pénètre dans le pays des Chikasas, à la tête d’une armée de trois mille six cents hommes. Les Chikagsas se soumettänt et obtiennent la pas. Le Marquis de Vaudreuil est nof mégouverneur. Ra- L causés par un ouragan. Les orangers sont détruits par le Myuour du froid. Des cannes à sucre sont introduites dans la colonie par les Jésuites. Querelle d’un Colapissas et d’un Chactas, Dévouement d’un père pour son fils. Les Acadiens sont expulsés par les Anglais. La plupart des exilés arrivent à la Nouvelle-Orléans. Origine de la Côte des Acadiens, Un grand nombre de Canadiens viennent s'établir à la Louisiane. Kerlcrec, gouverneur de la Louisiane, Traités entré les rois de France, d'Angleterre et d'Espagne, relativement à la Louisiane. D’Abadie, directeur général. Cons- De des colons lorsqu'ils apprennent qu'ils vont passer le joug espagnol. Assemblée de délégués envoyés par paroisses de la province, Jean Milhet est député par ss TAN N du Roi de France, Réception que lui fait de Duc de Choiseul. Aubry, gouverneur. Ariivée de Don Ulloa à la Louisiane.
Les Natchez qui avaient échappé à Perrier sur la Rivière Noire, après avoir erré pendant quelque tems parini les Washitas, pénétrèrent dans
set assiègent un fort oute des Natchez,— né gouverneur pour Le Chevalier d’Arlle pénètre dans le e de trois mille six “oh et obtiennent la gouverneur. Rarers sont détruits par ont introduites dans n Colapissas et d’un son fils, Les Acaa plupart des exilés de la Côte des Acayiennent s'établir à a Louisiane, Traiet d'Espagne, relaeur général. Consqu'ils vont passer légués envoyés par ilhet est député par ception que lui fait Ariivée de Don
é à Perrier sur pendant quelétrèrent dans
SUR:LA HOUISIANE. . 119
le pays des Natchitoches et s’emparèrent d’un de leurs villages. Ils-assiégèrent aussi un foré où à y avait une re française comniandée par un officier t Denis, mais it furent repuussés, et St. Denis, ayant reçu des renforts qui lui furent envuyés de là Rivière Rougeet des Opelousas, fit une sortie, dans laquelle les Natchez fupont complètement défuits. Ils perdirent quatrevingt-dix hommes parmi lesquels se trouvèrent tous leurs chefs. Après cet échec, ils se dispersèrent dans les bois et Denis se mit à leur poursuite ; mais ils pays des Chickasas avec les quels ils s’i rèrent.
Cette année, la colonie fut jetée dans de dronde alarmes par une conspiration que l’on découvrit parmi les nègres. Elle prit naissance aux Natchez parmi les noirs qui avaient assisté au massacre des btancs par les Indiens, et s’étendit le long de la côte jusqu’à la Nouvellé Ori Heureusement, le complot fut connu ra = uatre hommes et une femme qui eu étaient:les principal agens furent saisis et punis. Les‘hor publiquement brisés sur la roue CA fer pendue. La sévérité du chatimeut" Ipuetite noirs et la tranquillité fut rétablie dans fà-colonie.
Il ne se passa rien de remarquublé jusqu'en 1735, où Bienville revint dans la province avec le titre de gouverneur, Les colons reçurent avec la plus vive joie celui qui leur avait consacré une si grande portion de son existence.
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Bienville, ayant appris que-les Natchez et les Chikasas qui ne formaient plus qu’une seule natiun, «commettaient des défiredations dans les parties éloignées de la colonie, #ésvlut de mettre fin à ces exces,-en leur faisant une guerre soutenue. A cet effet, il ordonna au Chevalier d’Artaguette qui étaitalors aux Illinois, de réunir autant d’Indiens qu'il pourrait et de se rendre dans le pays des Chikasas, où il le joindrait le 10-de Mai, avec! lés forces de la Mobile et de la Nouvelle-Orléans.— Cette campagne ne fut pas heureuse, .;D'Artaguette, étant arrivé en face ‘lune avant Bieuville, ne put contenir les ÆBidiens qui voulurent absolument combattre. Malgré la valeur brillante de d’Artaguette, sa troupe fut défaite, et lui-même fait prisonnier. Le sort.de ce malheùreux jeune homme fut affreux, car les Indiens l’attachèrent sur un bucher, et le firent mourir à Bienville qui arriva peu de tems après, ayant attaqué ‘un fort des Chikasas aur lequel flottait le pavillon anglais et que défendaient plusieurs offciéts: de cette nation, fut vivement repoussé. — Ayantsouffert une perte considerable, il fut obligé de se retirer et revint à la Nouvelle-Orléans, vers la fin de Juin 1736.
En 1739, Bienville que son dernier revers n’avait pas fait renoncer à son projet de soumettre les Chikusus, rassembla toutes les furces de la colunie
Natchez et les une seule na- 8 dans les parde mettre fin à e soutenue, À Artaguette qui utant d’Indiens e pays des Chi- Mai, avec: les lle-Orléans.— euse. .:D'Arta-
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pour frapper un coup décisif. Sonsarmée se com-
posait de douzé cents hommes blancs et de deux mille quatre cents Indiens. : Epouvantés à l’approche de forces si considérables, les Chikasas de-
, mandèrent hutiblement la paix st jürèrent d’être
désormais les amis des Français, et; en gage de
leur futur dévouement, ils leur livrèrent deux of-
ficiers anglais. |
Telle fut la fin de la guerre des Chikasas qui avait été si funeste à la colonie et qui avait couté aux Français un grand nombre d’hommes et des dépenses considérables. Malheureasement, la paix qui fut conclue’n’avait pour garantie qu'une vaine promesse, qui pouvait être violée au gré du caprice ou de l'intérêt.
En 1741, le Marquis de Vaudreuil fut nommé gouverneur de la Louisiane, à la placé de Bienville qui partit pour France, en emportant les regrets de tous les colons qui l’appelaient le père de la colonie. A cette époque, le commerce dela Louis siane dégagé des entraves du monopole, commençait à prospérer. El était alimenté par des técoltes abondantes de tabac, de riz et d’indigo.- Mais en 1746, cette prosperité fut interrompue par un. ouragan qui causa de grands ravages sur toutes les ‘habitations et détruisit entièrement la récolte de riz. . Heureusement, la colonie reçut de prompts secours du district des Ellinois qui envoyait tous les ans à la Nouvelle-Orléans une grande VOL I: K
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