‹ Essai historique sur la Louisiane [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 34 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Ponce de

Léon arrive à la Floride. Tentatives d’établissemens, faites par le Baron de Lévy et Cartier, au Canada. Origine du mot Canada, ‘Arrivée de Hernandez de Soto à la baie de Santo Spiritu, Il parcourt la Floride, la Georgie, le Tennessee, le Kentucky, le Mississippi, la Louisiane. Ses combats avec les Indiens, Sa mort à l’embouchure de la Rivière Rouge.— Muscoso lui succède, (Combat naval des Indiens et des Espagnols sur le Mississippi. Fuite des Espagnols.

IL est dans le cours des siècles, des épuiues

marquées par la toute puissance divine, pour l’arrivée de ces grands évènemens qui sont destinés à changer la: face du monde. Des accidens ordinaires se succèdent pendant des âges ;ades massûcres se multiplient ; des conquêtes vulgdires s’accomplissent ; des rois sont déposés, des royaumes se fondent, d’autres disparaissent ; la civilisation

fait fuir l’ignorance, et les ténèbres à leur tour A2

remplacent les lumières. Tels sont les tableaux que nous présentent toutes les histoires ; mais leur uniformité en détruit, en quelque sorte, l’effet aux yeux de la postérité. Cependant, il est de ces évènemens qui ont opéré une telle révolution dans le sort de l’homme, que la meditation y trouve sans cesse de nouveaux sujets d’admiration. L’imagination elle-même recule étonnée devant le grandiose des objets qui s’étendent devant elle, et la philosophie, malgré son scepticisme, cherche dans les régions d’en haut, les causes inconnues de ces magnifiques innovations dans l’ancien régime du monde.

Les annales du genre humain n’offrent rien de plus grand que la découverte d’un nouvel hémisphère. Les différentes tribus des mortels croyaient se connaître, ou du moins, elles avaient entendu parler les unes des autres, lorsque tout d’un coup, une voix à retenti dans l’Europe. Elle a annoncé aux peuples de l’ancien monde, un monde inconnu et des nations jusqu’alors ignorées. Cette voix était celle d’un homme obscur qui portait le nom de Christophe Colomb. Son génie a deviné, que par delà deux mille lieues d’océan, il existe des régions riches, fécondes, vierges encore, qui appellent les travaux et les lumières de la civilisation. Il se sent destiné par un instinct vague, par une sorte d’inspiration, par ces pressentimens et ces émotions du cœur que les, grands hommes seuls con-

peaux mais l'effet de ces n dans ve sans imagie grane, et la he dans

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| se conà parler up, une ncé aux onnu et Dix était nom de que par régions lent les x Ilse ne sorte es émosuis con-

SUR LA LOUISIANE. ré

naissent, à exécuter les desseins de la providence. Il frappe à la porte de tous les grands de la terre ; les fatigues, les mépris de tous les genres, rien ne rebute son courage. Il se présente à la cour de tous les rois, il ne demande qu’un vaisseau, et en revanche, il donnera des royaumes sans bornes èt des richesses infinies, Ces promesses sublimes sont regardées comme les paroles d’un fou, et Colomb va peut-être ceder au désespoir, lorsqu’il tente un dernier effort auprès des majestes royales de Castille et d’Arragon ; il presse, il supplie, il réussit "enfin ; il est accueilli par Ferdinand et Isabelle, les mers sont traversées, l'Amérique sort du sein des ondes en 1492 sous le compas créateur d’un mortel, ct une nouvelle ère, en quelque sorte, a pris place dans les fastes des hommes.

Colomb avait ainsi accompli ses prédictions ; la découverte principale “était connue et avait frappé d’étonnement tous les esprits ; mais il en restait encore de partielles à faire. On savait l’existence du continent de l’Amérique, mais il fallait parcourir ces vastes contrées et en prendre possession. Toutes ies nations de l’Europe se disputèrent l’honneur d’y porter les premiers pas. Dans cette lutte d’ambition, un aventurier espagnol fut celui qui, le premier, découvrit en 1513 Pextrémité sud de l’Amérique du Nord. Son nom était Ponce de Léon. Parmi les merveilles que

l’on débitait de ces pays sauvages où la nature avait caché toutes ses richesses, il avait entendu dire que l’île de Binimi, dans l’archipel de Bahama, possédait une fontaine dont les eaux miraculeuses donnaïent au corps humain une jeunesse éternelle. Aussitôt il part de Porto Rico, mais un orage affreux éclate, et le jette sur le cap qui est situé au Nord de Pile de Cube. Echappé aux dangers de la tempête, il aborde cette rive fleurie où le printems se montrait dans toute son abondance, et à cause de cette circonstance heureuse, il lui donne le nom charmant de Floride. Puis, il plante la croix sainte sur le rivage dont il prend possession au nom de Charles 1er. son souverain. Charmé de sa conquête, il revint l’année suivante à la Floride, mais au lieu d’y trouver des fontaines de jouvence et des gazons fleuris, il eut à combattre des ennemis farouches qui lui donnèrent la mort ainsi qu’à presque tous ses compagnons.— Six seulement échappèrent au Tomahauk indien.

Avides de toutes les espèces de gloire, les Français tournèrent aussi leurs regards vers le nouveau monde. Ce fut sous le règne chevaleresque de François 1er. qu’ils firent la première tentative d'établir une colonie en Amérique. Un Baron de Lévy, s’étant mis à la tête de quelques aventuriers, s’etablit dans une petite ile, située sous le 42e. degré de latitude Nord, qui est maintenant connue sous le nom de Sable Island, et qui fait partie de la

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nature ntendu le Bamiraunesse , mais ap qui pé aux fleurie , abonureuse, Puis, il | prend verain.

uivante ntaines à comrent la nons.— indien.

s Franle noueresque entative aron de turiers, k2e. deconnue ie dela

province dela Nouvelle Ecosse. Cette entreprise n’eut pas des suites heureuses ; et le Baron, après avoir perdu plusieurs de ses compagnons qui moururent de froid, retourna en France avec ceux qui avaient survécu à l’inclémence de Patmosphère et

aux fatigues de ce long voyage.

Cette tentative n’avait été faite que par de simples particuliers qui n’avaient consulté que leur courage aventurier. Ce ne fut qu’en 1524, qu’un Florentin nommé Veranzani, fut commissionné par Françôis 1er., pour aller explorer l'Amérique, aux dépens de la couronne de France. Il aborda aux environs du cap Hatteras et fut bien accueilli par les Aborigènes. Il fit plusieurs autres voyages dans un desquels il périt, sans avoir rien accompli d’utile pour la France. En 1532, une autre expédition commandée par Cartier, partit de St. Malo, et entra, après une heureuse navigation, dans une baie située au Sud de la Rivière St. Laurent. Peu de tems auparavant, un navire espagnol avait naufragé dans ces parages, et quelques matelots avaient échappé à la fureur des vagues. Dès qu’ils virent approcher les navires de Cartier, ils accoururent sur le rivage. Les Français, leur ayant demandé quel était le nom du pays dans lequel ils se trou-

-vaient, l’un de ces malheureux, qui était pressé par

la faim, et qui crut qu’on lui demandait s’il y avait quelque chose à manger, répondit : acà nada, (il n’yarienici.) Les Français qui avaient

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été envoyés au rivage, retournèrent alors vers leur chef, et lui :noncèrent que la terre qu’ils avaient en vue s’appelait Canada. Telle fut la plaisante origine du nom donné à un pays dont la Louisiane a été longtems une dépendance et dont elle a tiré un grand nombre de ses habitans.

Les Français sont les premiers qui ont fondé

une colonie à la Louisiane et qui lui ont donné le doux nom qu’elle porte. Mais ce fut un Espagnol qui, le premier, la découvrit et y promena des regards explorateurs. Cet enfant de la Castille fut Hernandez de Soto, l’illustre compagnon de Pizarre. Après avoir aidé à la conquête du Pérou, Sotu s’était retiré à St. Yago de Cuba dont le roi d’Espagne lui avait donné le gouvernement, avec la permission de porter la guerre dans la Floride et de la subjuguer. Il avait acquis dans le Pérou des richesses immenses, mais il était loin de songer à en jouir dans la mollesse et le repos. Il est de ces hommes pour qui l’inactivn est le plus pénible de tous les tourmens. Leur ambition dédaigne la couche de la volupté et les plaisirs sensuels de l’épicurien. Il leur faut le bruit des armes, le son du clairon, le triomphe du guerrier, et l’immortalité d’une vie historique. Telles sont les délices de ces ames forteinent trempées qui se nourrissent de mouvemens et d’émotions. Tel était Hernandez de Soto que fatiguaient les exploits de Cortes et de Pizarre. Nouveau Thémistocle, les lauriers

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fondé nné le pagnol des relle fut de Pi- Pérou, it le roi nt, avec Floride e Pérou > songer l'est de pénible aigne la s de l’éle son mortadélices rrissent Hernan- \ Cortes lauriers

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SUR LA LOUISIANE. a

de ses rivaux l’empêchaient de dormir. Il regarde autour de lui pour fixer le théâtre de ses exploits futurs ; il l’a trouvé et il n’aspire plus désormais qu’à être connu sous le nom de conquérant de la Floride. Aussitôt il équippe une flotte à ses frais, il y fait monter neuf cents hommes d’infanterie et trois cent cinquante de cavalerie, et malgré les vents et les flots qui semblaient conspirer contre lui, pour retarder son vovage, il aborde enfin dans la baie de Santo Spiritu, en 1538. À peine est-il sur le rivage que, semblakie au guerrier normand qui conquit l'Angleterre, il veut s’imposer l’obligation de vaincre, en s’otant tout espoir de retraite. — Alors il renvoie ses gros vaisseaux et ne garde que les petites embarcations susceptibles de naviguer les rivières dont il anticipe la découverte. Devant lui se déroule un océan de forêts et chaque arbre semble recéler un Indien dont la fleche est dirigée contre sa personne. Cependant, rien ne peut émouvoir son cœur de fer; il marche en avant avec ses braves compagnons et il arrive à Harriga, village situé à six milles dans l’intérieur, La, il passa quelques jours pour donner le ins à ses bagages d'arriver et il continua ensuite sa route vers les Apalaches. Mais chaque pouce du sol fui fut disputé par les Indiens Le pays étuit divisé en plusieurs districts, et la ville principale de chaque district portait le nom du district. Plusieurs de ces divisions territuriales étaient gouvernées par

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mn, n…

des femmes. Ces Sémiramis de l’Amérique moutrèrent un cœur plus compatissant que celui des Caciques voisins. Elles exercèrent envers les Espagnols une hospitalité généreuse et leur offrirent toutes les provisions dont ils pouvaient avoir besoin. L’une d’elles que la noble figure de Soto avait charmée présenta au nouvel Enée des bois-

seaux de perles de la plus grande beauté. Je ne :

sais si Mercure descendit du ciel pour donner l’ordre de partir à l’homme des destins, mais il est certain qu’il résolut de s’éloigner, après que ses troupes se fussent un peu rafraichies. Dans cet intervalle, plusieurs Caciques s’étaient confédérés pour s'opposer à l’ennemi commun, et Soto eut à livrer des combats nouveaux dont il sortit toujours victorieux. Car les flèches des Sauvages ne pouvaient rien contre des hommes couverts d’une épaisse armure, tandisque le fer espagnol perçait aisément le corps sans défense de l’enfant des forêts. L'artillerie multipliait la mort dans leurs rangs, et ses effrayantes détonations répétées par des milliers d’échos portaient la terreur dans leurs cœurs. Ils croyaient que des enchanteurs avaient fait descendre le feu du ciel pour les dévorer. Après avoir surmonté tous les obstacles, Sato pénétra dans les Apalaches et résolut d’y passer l'hiver, Au retour du printems, Soto se dirigea au Nord-Ouest, parcourut ce pays immense qui compose maintenant les Etats de la Georgie, du

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e moului des les Esffrirent voir bede Soto es bois- Je ne :

donner ais il est ; que se8 Dans cet nfédérés to eut à toujours y ne pouts d’une perçait nt des foans leurs étées par ans leurs ‘8 avaient rer.

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ER le déésertp'du noiveau môttées le patriotien réhou- * veln les scènes-de Sagonte. Soto laiséa ée' roposer un mois parmi les débris de satriète victoire, et il se rendit:ensüite dans le pays des Chicga ot : hiver. :

courut grands dangers parmi cette nation belliqueuse. “Lorequ'if arrive: ches elle, il nè vit autour de lui, que-des figures sombres et fa-

rouchen et i:deyina t que les Indiens pré:

mce. Aussi

: qu'il dut sa conservétla p nés gnons. Vers la fin de Janr iuages s’étajent anioncelés sur Mt Te. we

Espagnols, et la nuit la-plus obscure’ enve de ses ombres tous les objets, On n'entend

le bruit lointain de l'orage qui.s’approchait

| | nn # espèce de OR dans lés ar-

| [ WU j BANMSTONQUE bres; comme s’ilgdevinaient la empéte/Dogpätun |

me mille torches ont brillé, dix mille flèches entifflant,-et ont versé le cap espa-

| Er tdi ee fu | nébres n’en parais que. us'épai | Les Espagnols ont couru‘aux armes, ne cette singulière thanière #,combpttroset attendagt Er avec anxiété une. nouvelle attaque:

b'i'l Indiens poussent des cris affreux ;. des torches sont | | agitées en tous sens, et des milliers de flèches düx

| quelles elles sont attachées portent la flamme dans les tentés: espagnoles. ; Ces torches étaient des JA herbes tressées qui ne répandajent des flammes que } À lorsqu'elles. étaient secouéés dans l’air. L’incen- | die se prapagea avec rapidité: parmi les huttes des A envahisseurs et-plusieurs chevaux furent brulés. || Les Indiens n'étaient visibles que lorsqu'ils lan- || çaient leurs torches,.et leur égint subit découvrait, | pendant quelques minutes, aux Espagnols, les fi- | gures hideusement. coloriées de leurs enuemig qui L se jetaient sur lenrs bayonnettes, le tomahauk à la 41 main.et combattaiont avec une valeur indomptable. | On eut dit que'les légions de l'enfer étaient sor- | ties de. leur. antique séfiu de réprobation, En- | fin laymousqueterie, l'artillerie et:les charges de la | cavélerie finirent par les disperser. Len Espaj | | gnols perdirent quarante hommes et cinquante che- 4 veux daxo ce combat nocturne, Soto fut obligé

cree jé 2 ‘et Du:

mur ë arts CN pârties ouciilentalés des Etats aêtièls du Mississ "et du” Tennessee, il arriva Jes bords du pi | des pa #4 Puissant Mes-

A opposée, il rédiénés le fleuve pe la Rivière Blanche, et delà, il pénétra' dans le tewitoire des Arkansas où il étäblit son quartierd’hiver, après avoir éprouvé sur sa route, des traiteinens différens de la part des Indiuns qui le rocevalont, tantôt en ami et tantôt on en

:'Taht'que le prititems dura, l’artnéo se dirigea vérs le Sud à petités et sans: beaucoup soufffir ; mais au PRET Vété, la fa-

mine se fit qe san les Espagnols, et plusieurs

. mou de l'excès des fatigues qu’ils avaient

suppor où ‘succombèrent à des maladies violentes causées par l’extrémé chaleur et les mfhsmes des marais impurs’ qui’ entouraient cotte petite armée de héros. Après de Nogent et de longues

‘et de ses lgnsées, ôn le vit, le front serein, conven

soh hit de dodleurs-et maître” étiéére de soil À

avec eux sur les mouvemens que ferait l'armée, après qu'il auraît cessé de vivre.” ‘Puis, faisant

peler chaque-soldat, il lui At prêter serment de

délité entre les mainsdu sucenseur qu’il s'était nommé, après leur avoir recommandé à tuus, d’êtie obéiséans à léurs chefs, affectionnés envers léurs frères d’armes et sourhis à la discipline qui leur avait procuré tant de trionphes. Union et pers

vérance, fureht les derniers shôts qu'it | il expire le-80 Juin, dans sa qdsrante-denxième année, après” tous Jés sbcours ‘de Ià'reli-

gion. Unionet pertévérante ! Telles furent les paroles remarquables qui sortirent'de 1g bouche de Soto. mourant sur le ‘solde ln: Lotidne et telle doit être la devise dé-tout Loutsiannis.

Son corps Mt déponé dans un cercuell de plomb et précipité dans le'Mississippi, en face de l’em-

dns de : trot entre Jes mains. des-Lu- ‘diens. Voilà quelle fût le fin-lsquellé le con-

ess Leone ambition ‘dévorante

nue Là t adjugé laplus Pr s 4 ‘A ignorait, l'é-

ii esittotmati causa, s-n’aboutitaient : qu’à, lui.-faire -tortelle sur le sol:futur dela “des: desseins \des faibles

MesChacébé, grossi par las fletstributaires de‘la Rivière loge, rouje.ses ondes majestucuseé sur le tombeau de celui qui ne révait

qu’au.titre de conquérant de la Floride, et uulle

colonne élevée sur là rive, n’annonce au nautonnier quel'fut le sort ü@! compagnon dePizarne Muscoso, qui avait:saccédé à Soto;' fit remonter la Rivière Rouge, à ce/qüi ge roro. f gnole, au travers de cette pârtie dela nè qui s'appelle les Natchitoches, ee mme fut

arrivé che ‘üne nation indien ppriétaÿré de troupeaux tellemeutimmenses, onna Je nom de nation de Los Vaqueros ( Vâchers.)

Probablemett,elle habitait cette v TN de x que, connue maintenant sous lé riogde province,d Texas. Après avoir mäÿché cent milles de Muscoso drriva à un paÿs:montagneux. ‘ J'üvait pris cette route, dans nn de se rendre per terre

Indiens, shnlbéent &: se ligu u moinsypour rule leurs argus. ae À RENE Run eapsidérable qu

nt P tie, convinrent. de ver

ependant, hrs

gr alent formée, Cette.

timida ps ceux qui. ent eur les bords du fleuve ;" cab ils parsistieneh dans leur intention et

en mat sv que oi cu ch quite, o n’en ram

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pirogues, qui contenaient.au moins vingt mille hommes et dont la «moindre ‘avait huit. rameurs. Chaque pirogue était, beinte avec gout, enbleu, rouge, jaune ,on, cg Les rames, lés plumes,”

“4 ns mp et. hes des:guerriers age 1 couleur dés pirogues, qu’ils ‘montaient. :

M»: artiale faisait retentir les rives du

et les Indiens ramaienten cadence, en chantant ls

exploits de eurs ancêtres. Le flotte partagée en

cinq djyisions, s’avança dans le |

et chacune d'elles, en passant 6Rshn

gnoles, fit tomber, sur elles uné.pluié de déches.

Pendant dix jeurs entiers, ces anciens habitans du

sol Louisianais ne césvèrent de poursuivre les prûs

fanateurs de la terré de leurs aieux. Les vieil

lards qui de pouvaient.pas combattre, spplaudis-

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Les À belliqueux

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nouveaux

étaient “défà riyé de défense, car ils aväïent épuisà Arrivés à la mer, ils ‘vogu “lentement le ln M et Deere énfin: au port Pa. à: cd lieues de México.

* Telle füt 1a'bataille navälo dônt tt témoin le ax, echacébé qui dut tressailltr @'orgueil au Mi profondes, en voyant lé'@urage PUS 888 otifans, poursuivre avec fureur

| pin eut En vâin l'Espagnol faisait

gronder'ses tontierres d’airain qui éngloutissaient dès canots entiers sous une tempête de fèu. La fuite seule sauva Muscoso et ses compagnons, et les Indiéüs rentrèrent triomphans dans leurs fo-

émoin le s'Œurage ec fureur ol faisait tissaient su La gnons, et leurs fo-

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le. nom d’Acadie'ou. dé Nouvellé Ecosse... Après ces-exploratians, ilretourna eu France où une mort prématarée mit fn-à sei desnins ne SE

les regards des Français ; car:en dus, 16 noble amir ny que persécutait une. cour corrompue, avalhre erché un asile dans la Floride pour lui-mémeset/pour les Protestans qui avaient voulu partager n sort. Le grand homme débarqua sur les rives de IaiRivière Ste. Marie qui sépare main-

ère Bite dan VE 4 A!

pre: sh À ui "ui fes à Lu: ver

pm om , | Bios et del Fa " dateurs ‘dés ue 1e se

Soie dune ke le cours Rbdipbaht + Jeu pévités, Coligny, après #’être nomnil à seur, Gédant au besain-qu'ilavait de féoir cette belle France à laquelle tant de soëvenirs l’atta-

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chaient, et obéissant peut-être à l’impulsion des destins qui le réservaient au poignard de Médicis, repartit bientôt pour le pays natal: À sun arrivée à la cour,-le monstre couronné qui régnait sur la France, lui fit l’accueil le plus gracieux et couvrit d’honneurs la vigtime qu’il comptait immoler.— Coligny profita de cette ombre de faveur, pour faire partir une expédition destinée à secourir la colonie qu’il avait fondée et dont il conféra le colnmanide: ment à Laudonnière. Ces énéreux efforts de Coligny eurent une fin malheureuse. Car les Egpagnols,'s’étant emparé de cette colonie naissante, et ayant fait la plupart des Français prisonniers, les pendirent aux arbres voisins avec. cette inscription : :‘* Pendus comme hérétiques et non comme Français.”

Dès que cette nouvelle parvint en France, elle excita la plus vive indignation. Dominique de Gourgues, de la province de Gascogne, en reçut une secousse civique tellement forte, qu’il jura de tirer de cet outrage une vengeance exemplaire. Il vendit son patrimoine, et aidé de deux de ses amis, il équipa trois navires dans le port de Bordeaux, engagea deux cents hommes à le suivre, et partit des bords de la Garonne, le 2 d’Août 1567. De Gourguctarriva heureusement au lieu de sa destination, et, ayant gagné, par des présens, les bonnes grâces des Indiens, il les induisit à se réunir à lui

contre les Espagnols a attaqua immédiatement VOL. I.

et dont ü ft un grand carnage. Ceux qu’il fit prisonniers furent attachés au gibet vengeur avec cette inscription : ‘‘ Pendus. comme assassins et non comme Espagnols” Après avoir accompli cette

entreprise patriotique, de Gourgues retourna en :

France, où, au lieu de recevoir ungcouronne civique pour avoir vengé la mort cruelle dé ses concitoyens, ‘il apprit que sa tête avait été mise à prix par le RÉ catholique, avec la permission du Roi très chrétien, ét il fut obligé de cacher. longtems cette tête proscrite qui, si elle eut été découverte, eut roulé sur l’échafaud pour le bon, plaisir d’un despote féroce,

Depuis la tentative du Marquis de Laroche au Canada, plusieurs autres furent faites avec plus ou moins de succès ; mais ces succès, quels qu’ils furent, étaient extrêmement insignifians, lorsqu’au mois de Juillet 4608, Champlain qui découvrit plus tard le lac qui porte son nom, fonda sur la rive nord du St. Laurent, la ville de Québec, à une distance de 860 milles de la mer. L’existence de cette colonie fut continuellement menacée par les Indiens, auxquels Champlain eut à livrer des combats nombreux, avant de retourner en France, où il apprit à Henry IV qui régnait alors, Je auccès de son expédition. Le Roi fut enchanté du récit que lui fit Champlain et donna à ses domaines américains le nom de Nouvelle France qu'il négligea cependant, pour s’occuper de soins plus importans.

l'At prirec cette et non pli cette urna €n p civique ritoyens, x par le Roi très ms cette erte, eut sir d’un

roche au vec plus els qu’ils lorsqu’au vrit plus r la rive c, à une stence de e par les des comrance, où le auccès ‘du récit ines aménégligea mportans.

Car en 1622, Québec, quatorze ans après sa fondation, avait si peu prospéré, que sa population n’était que de cinquante personnes. Q:ébec était encore dans cet état de langueur, lorsqu’elle fut prise par les Anglais en 1627 ; mais ils ne la gardèrent pas lon et la rendirent à la France en 1682, en conséqüence du traité de paix de St. Germain. Après un grand nombre de succès et de revers dans lesquels les Iroquois et les :Hurons jouent un rôle principal, la Nouvelle France eut espoir de jouir enfin de quelques jours de prospérité et de puissance, sous le gouvernement du Comte de Frontenac en 1671. Quelques forts furent construits et les Indiens furent obligés de se tenir à une distance respectueuse den établissemens français.

Les Indiens avaient appris aux Canadiens que vers l'Ouest, il existait un fleuve immense dont le cours était inconnu, et Jon se persuada qu’en le remontant, on trouverait un passage à la Chine, ou qu’en le descendant, on arriverait au Golfe du Mexique. Talon qui, le premier, fut intendant de la Nouvelle France et qui comptait bientôt rentrer dans l’ancienne, résolut, avant son départ, de découvrir le fleuve fameux dunt les naturels par-

Jaient, comme étant l’une des merveilles du nou-

veau monde. Il chargea de l’accomplissement de ce projet, le père Marquette, moine récollet, qui, ayant passé de longues années, comme mission-

. naire;:- parmi les Indiens, en parlait parfaitement la langue, ct Joliet, un'des principaux Marchands de:Québec,. qui avait eu de grandes relations commerciales avec:leb tribus sauvages. Ces hardis aventuriers que la grandeur de Pobjet qu’ils avaient en vue, put seule soutenir, parmiges fatigues et les dangers auxquels ils furent expoñés, découvrirent le Mississippi, le 7 Juillet 1673. Le soleil paraissait sur l’horizon dans toute sa splendeur et semblait jeter ses rayons avec amôur sur la virginité sauvage de ces belles contrées, lorsque les deux voyageurs arrivèrent au bord du roi des fleuves, qui réveillait alors ses ondes endormies et en poussait avec rapidité le volume immense vers le golfe mexicain. On dit que l’homme saint, ravi de la sublimité du spectacle qui se présentait à ses regards, entonna un Te Deum solennel dans cette solitude majestueuse, le plus beau temple de l’Eternel. Puis, prenant dans ses mains tremblantes, l'eau féconde du fleuve, 11 la répandit en pluie fine .” autour de lui et bénit les objets qui l’environnaient. Se tournant ensuite vers son compagnon, ‘0 mon 46 fils, lui dit-il, ce Jourdain du nouveau monde est ‘trop beau pour des peuplades barbares. Sans ‘4 doute, Dieu l’a destiné, dans sa sagesse, à ferti- ‘6 liser un pays habité par des nations chez qui la: ‘ parole, de l’évangile aura fructifié. Gloire au ‘4 Très-Haut ! heureux les peuples qui prendront ‘égacine sur ces bords superbes, car ils seront

itement ‘chands ns com- ; hardis avaient es et les avrirent leil. paideur et a virgisque les roi des >rmies et nse vers int, ravi lait à ses ans cette e l’Eternblantes, pluie fine pnnaient.

‘6Q mon monde est ss. Sans De à ferti-

hez qui la:

Gloire au prendront ls seront

#4 sages, vertueux et puissants.” Pendant que le

vieillard profonçait ces accens prophétiques, . Je marchand avait’ creusé du pied laterre. : ‘‘ O mon ‘6 père, répôndit-il, Îes paroles de lu vérité :s0nt 4 sorties de ta bouche. De toute: les terres, cette 4 terre est la plus fertile. Etle froduira des tré- ‘6 sors dignes d’être portés par cé beat fleuve. ‘6 Voici le véritable Eldorado. Puisse la Ffance ‘ en connaîtréoujours le prix !”

Les voyageurs #’abandonnèrent alors au courant du fleuve et ils arrivèrent, en peu de tems, à un village des Illinois, près'de l'embouchure du Missouri. Les Indiens qui avaient eu des relations avec les Français du Canada, reçurent les étrangers, avec uhe touchante hospitalité, et prièrent leurs hôtes de leur envoyer des missionnaires pour Teur porter la

parole du Grand Esprit. Après un court séjour

parmi leurs nouveaux amis, les voyageurs continuèrent leur route gt parvinrent heureusement à un village des Arkansas. Croyant alors s’être suff-. samniènt assurés que le cours du fleuve était vers le Golfe du Mexique, et ayant presque épuisé leurs provisions, ils pensèrent qu’il serait inutile et dangoreux de s’aventurer plus avant, parmi des nations sauvages dont ils ignoraient le caractère et dont il était prudent de se méfier. Ils retournèrent donc à la Rivière des Illinois par laquelle ils étaient venus et de remontée, ils se rendirent au Lac Michigan. » ils se séparèrent; l’homme de 02 ;

lPévangile. retourna : parmi les Indiens sur la rive : nord du lac, pour y exécuter sa mission sainte, et le marchand descendit jusqu’à Québec, pour rendre compte à son chef du, succès de l’entreprise. Le Comte de Frontenac qui, quoique éloigné de la cours. n’en avagt pas oublié la tactique, donna au fleuve le rom: de Colbert, en honneur du ministre auquel les. finances du royaume étaient alors confiées. à La nouvelle de cette découverte répandit la plus grande joie dans le Canado. Les cloches de la cathédrale sonnèrent pendañht. un jour entier, .et l'évêque de Québec, suivi de son clergé et d’une foule immense, alla aux pieds de l’autel, rendre des actions de grâces au Très-Haut. On était loin de prévoir alorg, que le drapeau sans tache disparaitrait devant la bannière étoilée et que le lys ne À prendrait pas racine sur le-sol destiné à nourrir \ l’arbre seul de la liberté. Les siècles .ont roulé, | et l’aigle a pris la place de l’écusson du prince. 1 Sur ces entrefaites, le père Marquettet étant mort, et Joliet étant trop engagé dans ses opéra- ni tions commerciales pour s’dccuper des affaires du 4 gouvernement, 1x sensation qu'avait causée la dé- k couverte du Mississippi ne fut suivie d’aucune tentative pour en tirer partie. Les esprits n’étaient : plus échauffés par des projets de gloire et de fortune, et les officiers français étaient tombés dans une honteuse apathie, lorsque 14” France dut au

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SUR LA LOUISIANE. | s1

courage et à la persévérance d’un homme obscur, l'honneur de fonder une colonie sur le Mississippi. Cet homme était Robert. Cavelier de Lasalle qui était né à Rouen et qui avait apparténu, pendant plusieurs années, à la Société des Jésuites. … Son

père et sa mère ayant cessé de vivre, lorsqu'il

faisait partie de cet ordre religieux, il. ne put obtenir leur héritage, à cause de la mort civile dont il était fopppé. Des passions ardentes fermentaient dans le cœur de Lasalle et donnaient une

nouvelle vigueur au génie dont la nature l’avait .

doué. Il était l’un de ces hommes pour qui la vie n’est qu’un fardeau, si elle. n’est pas illustrée par laigloire, etembellie par les plaisirs que procurent les richesses. Si son ambition était extrême, il avait toutes les qualités qui la font réussir ; son

ame. était forte, sa persévérance, inébranlable, et l’idée des dangers souriait à son audace. Elevé ,

parmi les Jésuites, ces hommes déliés l’avaient initié aux mystères du cœur humain dont il connaissait les plus secrets repliss Cette grande connaissance qu’il en avait acquise, lui avait ins-

piré le plus profond mépris pour les hommes, qu’il :

traitait avec une hauteur capricieuse, lorsqu'il les avait sous ses ordres. Tel était celui qui, dans l'espoir de satisfaire les deux passions dominantes de son cœur, l’amour de la gloire et celle des richesses, était arrivé au Canada avec l’intention de pousser plus loin les découvertes du père Mar-

quette et de Joliet. Il ne douta pas que le Mississippi. ne se déchargeat dans. le Golfe du Mexique, mais il adopta l’idée qu’en le remontant, on arriverait à quelqu'autre rivière qui conduirait à la Chine. Cette conception gigantesque était de nature à flatter un génie tel que le sien, et son imagination brulante voyait déjà les produits de Vindustrie chinoise descendre le cours du fléuve.

Lasalle communiqua ses vues @ises espérances au Comte de Frontenac, à qui il süggéra la néces- “sité dé construire des forts de distance en distance, pour protéger les premiers établissemens des colons contre les irruptions des Iroquois. Le comte approuva tous ses plans, mais comme leur exécution aurait couté des déboursés considérables, il ne voulut rien faire sans l’ordre du ministre, et ordonna à Lasalle d’aller lui demander son autorisation. A son arrivée en France, Lasalle fut présenté au prince de Conti dont il fut assez heureux pour gagner les bonnes grâces. Ce prince; ayant gouté ses projets, les fit agréer à la cour. Le Roi accorda à l’audacieux aventurier des lettres de * noblesse et l’investit de tous les pouvoirs nécessaires pour exécutér ses grands desseins de découverte et de commerce avec les Indiens. Le protecteur de Lasalle, le Prince de Conti, désira qu’il prit avec lui un Chevalier de Tonti, officier italien, qui avait servi avec distinction en Sicile, où il avait perdu une main qu’il avait remplacée par une main

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en cuivre dont il faisait un usage merveilleux. Il était fils du fameux, inventeur de la tontine, (manière de placer de l’argent à intéréf dont tout le monde a entendu parler.)

Lasalle débarqua à Québec, le 15 Septembre 1678, et s’empressa de se rendre à l’entrée du Lac Ontario, appelé alors Frontenac, où il construisit un fort et une embarcation de quarante tonnes, en si peu de tems, que la colonie conçut .la' plûs haute idée de’fon activité et de ses-talens. La barque fut lancée le 18 Novembre, et. Lasalle descendit jusques aux chûtes du Niagaraÿ où ilprit ses quartiers d'hiver, , Au retour du printems,

Lasalle, après avoir fait diverses eplorations,

construit plusieurs forts, et après s’être engagé dans plusieurs opérations commerciales qui lui furent très avantageuses, s’avança jusqu’à la Rivière des Illinois, à laquelle il donna le nom de Seigneley. IL avait pour compagnons quarante soldats, trois moines et le Chevalier de Torti. Voyageant à petites journées et faisant de fré: quentes excursions pour examiner: le pays, il arrivayvers la fête de Noël, à un village ds cinq cents huttes. Le village était désert, de sorte que les voyageurs purent le visiter à loisir. Les huttes, grossièrement faites, étaient divisées en deux chambres. Les matériaux n’étaient que de la terre’ et des joncs tressés ; sous chaque hutte, il y avait un caveau rempli de maïs dont les Français avaient

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grand besoin et dont il se pourvurent abondamment. Poursuivant leur route, ils arrivèrent, quatre-vingt’ dix-neuf milles: plus loin, à un lac qui avait sept lieues de circonférence, et qui contenait unnombre incroyable de poissons. Traversant ce lac, ils se trouvèrent encore dans le courant de la rivière, et aperçurent bientôt deux camps in-

diens;, Dèsique les Sauvages virent cette troupe

étraigère, : renvoyèrent leurs femmes et leurs enfans daus-les-bois et se rangèrenf'en bataille, des |

ux-côtés de la rivière. Lasalle ayant ordonné à ses ‘compagnons de se mettre en posture de. défense, l’un des chefs indiens sortit des rangs:rt leur demanda quel était le but de leur visite, Lasalle leur répondit, par son interprète, que lui etsa troupe étaient Français; et qu’ils n’avaient d’autre but que celui de faire connaître à leurs frères rouges le dieu de la nature, de leur offrir la protection du Roi de France dont ils étaient ies eujets, et d’acheter les produits de leurs chasses. Alors, les

. Illinois proposèrent aux pâles visages de fumier le

calumet de la paix et les traitèrent avec çordialité. Les Français, en retour de provisions et.dé-fourrures de toute espèce, donnèrent à leurs alliés.des instrumens aratoires et cotte liqueur enivrante que l’on appelle eau-de-vie, mais qui, pour les simples

“habitans des forêts, devint par la suite, un breu-

vage de mort. ÆEnchantés de Lasalle et de ses cofnpagnons, les Illinois le prièrent de passer quel-

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