‹ Essai historique sur la Louisiane [microforme]Chapitre 11 sur 39 · VOL. II. D · texte numérisé non relu

VOL. II. D

su ESSAI HISTORIQUE

‘ La Louisiane sera sur cette route nouvelle et on ‘6 reconnaitra er cette nn est d’un prix ‘6 inestimable. . 4

66, Un pays sans s limites est Moine les sauvages ‘6 n’y ont qu'un droit i imaginaire. Als:parcourent : ‘6 de vastes déserts, l’arc én main, à la poursuite ‘des bêtes fauves. Mais l’état social veut qu’on ‘ possède, et ces chasseurs errans 5e soht-point ‘6 des propriétaires. . Le saux age n’a: droit qu’à sa ‘6 subsistance.et nous y pourvoirons à peu:de frais.

‘ Toutes les productions des Antilles convien- ‘ nent à la Louisiane, Cette variété de produits 6 a déjà introduit de grands capitaux dans ces con- + trées si lougtems désolées et désertes. S'il faut ‘6 renoñcer à St. Domingue, elle ‘nous-entiendra t“lieu, Considérez aussi les maux qu'elle peut ‘ nous faire, si elle devient nôtre rivale pour les ‘ cultures dont nous avons depuis si long-tems le ‘6 privilége. On a tenté d’y introduire la vigne, 6 Polivier, le murier, et.ces essais: que: PEspagne ‘6 n’a pu empêcher, n’ontquettrop bien réussi. Si ‘s la colunie devient libre, il faut que la Provence, ‘6 que nos riches vignobles se préparent à la concur- ‘ rence redoutable d’un pays neuf et sans limites. ‘ Si, au contraire, elle est soumise à nos lois, 66 toute culture nuisible aux notres sera prohibée.

‘ Enfin, la France, après ses longues agitations, ‘6 a besoin d’une telle colonie pour sa pacification ‘6 intérieure; elle sera pour notre pays ce que furent

1rent *

suite qu’on point ’à sa frais.

vienduits 3 cON- É faut

endra

peut

‘pour Angleterre, il y:a un siècle, les planta- ‘6 tions que les émigrés des trois royaumes ont ‘ élevées à un si haut dégré deprospérité ; elle 4 sera l’asile de nos dissidents politiques et reli- ‘6 gieux; elle guérira une partie des maux que la ‘6 révolution a faits, et conciliateur suprême de tous ‘6les partis qui nous divisent, vous y trouverez ‘ces remèdes..que vous. re avec tant de 66 sollicitude. LAS

Le, premier consul mit fu à la conférence sans faire counaitre ses intentions, mais le lendemain il appela celuiqui lui avait conseillé de céder la Louisiane et lui dit:

‘6 Les incertitudes et la délibération ne sont plus & de saison, Je renonce à la Louisiane. Ce n’est ‘6 point seulement la Nouvelle-Orléans que je veux ‘6 céder, c’est toute la colonie sans eh rien réserver. ‘ Je connais le prix de ce que j’abandonne, et j’ai ‘6 assez prouvé le cas que je fais de cette province, ‘6 puisque mon premier acte diplomatique avec l’Es- 66 pagne a eu pour objet de la recouvrer. J’y renonce 66 done avec un vif déplaisir. Nous obstiner à sa ‘6 conservation serait : folie: Je vous charge de ‘ négocier cette affaire avec les envoyés des Etats- ‘6 Unis. N'attendez pas même l’arrivée de Mr. ‘6 Monroe: abouchez vous dès aujourd’hui avee ‘6 Mr. Livingston. Mais j’ai besoin de beaucoup ‘6 d'argent pour cette guerre et je ne voudrais pas ‘6 ]a commencer par de nouvelles contributions.

6é trésor. Le

6 Américains ‘6 ma prévoya

‘6 venir à des 6 Les confédé

entre MM. Li

‘6 Il y a cent ans que la France et l'Espagne font + ‘6 à la Louisiane des dépenses d'amélioration dont ‘ le commerce.ne les a jamais indemnisées. Des ‘sommes ont été: prétées aux compagnies, aux ‘6 agriculteurs, et elles ne rentreront jamais. au

‘6 bien dû. Si je réglais mes conditions sur ce que ‘6 ces vastes territoires vaudront aux Etats-Unis, 66 les indemnités n’auraient point de bornes. Je ‘6 serai modéré en raison même de l’obligation où ‘6 je suis de vendre. Mais retenez bien ceci:. je ‘6 veux cinquante millions et à moins de cette ‘ somme, je ne traiterai pas. Je ferais plutôt quel- ‘6 que tentative désespérée pour garder ces belles ‘ contrées. Puis il ajouta, en réplique à quelques observations générales que fit le nouveau plénipotentiaire: ‘‘ Peut-être m'objectera-t-on que les.

‘6 pour l’Europe dans deux ou trois siècles; mais

‘6 gnées. D’ailleurs on peut s’attendre pour l’a-

‘6 durent qu’autant qu’un des contractans ne trouve ‘6 pas son compte à les rompre, et c’est aux dangers ‘ présens auxquels nous expose la puissance çolos- ‘ sale de l’Angleterre que je veux porter remède.

Les conférences commencèrent le même jour

prix de toutes cés choses nous est

pourront être trouvés trop puissants nce n’embrasse pas ces craintes éloi-

rivalités ‘'ans le sein de l’Union.

rations qu’on-appelle perpétuelles ne

vingsion et Barbé Marbois à qui te

» font dont Des AUX is. au xs est ce que -Unis, s Je ion où eci:. je » cette

premier consul confiait cette négociatiogy. Mr. Monroe arriva le 12 Avril à Paris et eut aussitôt avec son collègue un entretien peu propre à lui faire espérer aucun suüccès dans sa mission. Mr. Livingston doutait de la bonne foi du gouvernement français'et croyait qu’on ne cherchait qu’à gagner du tems en le leurrant de fausses espérances. ‘‘ Je ‘6 voudrais, dit-il.à Mr. Monroe, que l’on eut ‘6 adopté la proposition faite par Mr. Ross au ‘ sénat, et je suis à peu près certain que nous n’ob- ‘6 tiendrons pas la Nouvelle-Orléans par la voie ‘ des négociations. Il faudra y employer la force. ‘6 Mettons nous d’abord en possession, nous négo- ‘6 cierons après.

Enfin les plus grandes difficultés ayant été surmontées et la. négociation étant favorablement engagée, les ministres américains déclarèrent qu’ils étaient prêts à traiter sur le pied de la cession de la colonie entière, ce qu’ils avaient d’abord hésité à faire. Le projet du traité principal leur fut alors communiqué. Ils en avaient rédigé eux mêmos un autre ; mais ils consentirent à prendre provisoirement pour texte des conférences celui du négociateur français, et l’on tomba aisément d'accord de la déclaration suivante contenue dans le premier article:

La colonie: ou province de la Louisiane est cédée par la France aux Etats-Unis avec tous ses droits et appartenances, ainsi et de la manière qu’elle a été acquise par la république française

Page 1