LE IV® ÉVANGILE III
de la parole remplie de l'Esprit de Dieu qui apporte la vie éternelle.
Mais Wenpr reconnaît que l’évangéliste qui a remanié cette source lui a donné le sens qu’on lui attribue aujourd'hui.
Sprrra! traite les versets 51 à 59 d’interpolation. Le IVe Évangile, lui aussi, aurait possédé originairement «les paroles de l'institution »?. Sprrra pense qu’elles se trouvaient immédiatement après XIT, 31% : « Lorsqu'il fut parti, Jésus dit...»*. La parole: «je ne boirai plus du fruit de la vigne » aurait amené aussitôt après l’allégorie du chapitre XV : « Je suis le vrai Cep...» Cette tradition ne cadrant pas avec la manière des chrétiens de son temps de comprendre l’eucharistie, le rédacteur aurait intercalé dans le chapitre VI les versets 5r à 59. Plus tard, les «paroles de linstitution » se seraient perdues. |
Cette hypothèse ne repose sur rien #.
Quant aux autres arguments invoqués en faveur de la thèse de l’interpolation, ils ne nous paraissent pas concluantsÿ.
De quel droit oblige-t-on un auteur à s'exprimer toujours de même? Pourquoi ne peut-il pas avoir écrit une fois : «le pain de vie» (6 œpros ts lwñçs), et une autre fois : «le pain vivant » (6 &proç 6 Cv), et avoir employé deux termes grecs différents pour notre verbe français « manger » (pæyeiv et rpwyeuwv) ?