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2 Hozrzmann et Bauer, de. IV. 15, 1908, p. 237, 254, combattent cette hypothèse.
3 Unordnungen im Texte des IV. Ev., dans Zur Gesch. u. Lit. des Urchr., p. 186.
4 Sprrra vient d’y renoncer lui-même, Voir : Das Johannesevangelium als Quelle der Geschichte Jesu. Gôttingen, Vandenhæck u. Ruprecht, 1910.
5 Voyez Révizce, Euch., p. 63 ; Sonæren, p. 65 ; GRAFE, p. 121.
A ce taux, il serait facile de relever des interpolations sans nombre dans les œuvres de nos grands écrivains.
Celui que l’on appelle «le pain de vie qui donne la vie au monde» (verset 33), peut aussi être appelé « le pain vivant », c’est évident : pour donner la vie, il doit la posséder. Ces deux expressions ne s’excluent pas!.
« Les gens de Capernaüm n’auraient rien compris », dit-on encore. Mais ceux qui font cette objection savent aussi bien que nous que les discours du IVe Évangile ont des compositions libres de l’auteur de cet écrite:
Il n’y a pas lieu de s’achopper aux indications du verset 25 et du verset 59. La première est toute générale : «de l’autre côté du lac » (mépav rñç Oakaoonç)*, la seconde précise : «dans la synagogue, à Capernaüm » (év ouvæywyÿ.. év Kapapvaouu). Il n’est donc pas même nécessaire de supposer, comme le fait Scnærer*, que dans la pensée de l’auteur Jésus prononce une partie du discours sur le rivage, l’autre dans la synagogue.
Quant à la contradiction que renferme ce chapitre entre les versets 51 à 59 et ceux qui précèdent, elle peut s’expliquer sans que l’on soit obligé de recourir à lhypothèse de l’interpolation ou à celle de l’amalgame de deux ou de plusieurs sources d'inspiration différente.
Jésus s’est présenté au verset 50 comme le pain descendant du ciel. IT résume tout ce qu’il a dit auparavant,
1! ScH&FER, p. 59.
2? SpirrA le dit lui-même, p. 216.
3 Révizze a commis ici une petite erreur: Sprrra ne dit nulle part que Jésus parle « au bord de la mer », comme le lui fait dire Révizze. I n’a pas traduit le xépav ris OaAaoons. V. p. 218.
# PNOTS
5 Hypothèse de G. Cnasranp : L’apôtre Jean et le IVe Évangile. Paris, Fischbacher, 1888, p. 241 et s.