‹ Essai Historique sur la Signification Primitive de la Sainte-CèneChapitre 31 sur 40 · HART O · texte numérisé non relu

HART O

5 Die christliche Lehre von der Rechtfertiqung und Versühnung. II. 3me édit. Bonn, Ad. Marcus. 1889, p. 51. Voir aussi Hozzmann, 0. C., p. 119 ets.

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penser — que Jésus, au cours de la cène, ait cependant en quelque manière désigné sa mort comme un sacrifice, cela signifierait simplement que sur ce point il est resté enfermé dans les conceptions religieuses de l’Ancien Testament, comme l’ont franchement déclaré quelques critiques »!, Et parmi ces derniers se trouvent Hozrz- MANN ?, Kermÿ, HiLGenreLni.

Jésus n'a jamais établi de rapport entre sa mort et le salut. Il n’est pas admissible qu’il ait subitement présenté cette mort comme un sacrifice — sacrifice d'alliance ou sacrifice expiatoire, — au moment de prendre congé des siens, sans en avoir jamais parlé en ces termes auparavant, bien qu’il la prévît et la prédît, vraisemblablement depuis quelques mois.

L’on objecte, il est vrai, le passage Marc X, 45: « Le Fils de l'Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour plusieurs » (6 uios Toù àvhpéTou oùx RAlev diuxovnO var dAXX diaxovAcar xai Jobvar rhv Quyhv adrod AGTpov avri ro AGY).

Il faut tout d’abord remarquer que cette parole est la seule de son espèce dans l'Évangile. Elle ne se trouve que dans Marc et dans Matthieu’. Luc ne l’a pas, mais il possède avec quelques légères différences les paroles de Jésus qui la précèdent immédiatement dans les deux premiers évangiles.

A ses disciples qui discutaient pour savoir lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand, Jésus donne cette leçon : « Les rois des nations en sont les dominateurs; et ceux qui exercent sur elles un pouvoir impérieux sont appelés leurs bienfaiteurs. Pour vous, n’agis-

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