CONCLUSION
Le dernier repas de Jésus avec ses apôtres ne fut pas le repas pascal, Jésus étant mort, d’après la tradition la plus digne de confiance des Synoptiques eux-mêmes, le 14 et non le 15 Nisan.
La veille de sa mort, au repas du soir, comme selon sa coutume il rompait le pain et le bénissait ainsi que la coupe, sachant que sa fin pouvait être prochaine il prit solennellement congé des siens, en leur annonçant la séparation, mais en proclamant aussi sa foi au triomphe du Père, et la conviction que bientôt viendrait le Royaume et qu’alors ils seraient de nouveau réunis.
Par des paroles et des actes impressifs, il rappela à ses apôtres qu'ils étaient frères, et qu’en lui ils pouvaient rester unis,
Lorsqu'il eut disparu, dans ce sentiment de fraternité, et avec l’assurance qu’il était lui-même présent quoique invisible, ils continuèrent à rompre le pain, et dans ces repas frugaux, ils parlaient de lui, évoquant sans doute le souvenir de ceux qu’il présidait naguère, et surtout du dernier, pendant lequel ils s’étaient sentis tous ensemble unis à lui si fortement, qu’en dépit de la mort et de la brutale séparation, union subsistait ! Et la joie inondait leurs cœurs tandis que leurs regards, dirigés vers l’ave-