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quelque corruption en la substance du foie ou des poumons ».
L'année suivante une petite épidémie de dysenterie régnait dans les prisons de Mâcon ; on ordonne l’élargissement provisoire des prisonniers atteints.
A Nuits, nous dit Henri Vienne, « des inondations en 1611 et 1619 causèrent de grands dégâts ; des maladies contagieuses enlevèrent presque subitement des familles entières, d’autres furent ruinées par des grêles, des ouragans qui détruisirent les récoltes ».
En 1613-14, la peste sévissait dans plusieurs villes et villages de la Comté. L'entrée de Dijon fut interdite à leurs habitants. Le fléau était à Genève l’année suivante ; et le prévôt des marchands et les échevins de Lyon invitaient ceux de Mâcon à prendre des mesures en conséquence. En 1623, cette dernière ville eut une épidémie de fièvre pourprée ; on établit un capitaine de santé. En 1626, il y eut « grande contagion » à Saint- Fargeau et à Bléneau.
Deux ans plus tard, la peste ravage toute la Bourgogne et, pendant dix ans, elle va semer la mort dans la province.
Nous la voyons à Autun, dont les habitants font, au nombre de 1459, une procession solennelle à l’oratoire de Saint-Sébastien d’Uchon, le 22 mai. Bourbon-Lancy fait « défense à tous habitants des villes d’Autun, Nevers, Paray-le-Monial et autres lieux infectés de maladies contagieuses, de se trouver, hanter, ni fréquenter en cette ville, fauxbourgs d’icelle et environs de trois lieues ».
Saint-Gengoux prend des décisions analogues, inter-
LE Sue dit la tenue d’une foire le trente et un juillet et d'aller à celles des environs. La municipalité ordonne l’enlèvement immédiat de tous les fumiers qui, suivant l'usage du temps, étaient dans la ville et dans les fauxbourgs. Un arrêté d'expulsion est pris contre un habitant de Buxy qui s'était retiré à Culles pour fuir la contagion qui était dans son village.
La capitale, en dépit de ses précautions, finit par être atteinte. Une brochure faite à cette occasion par un médecin de Dijon, Vincent Robin, et dédiée à Messire Jean-Baptiste Legoux, seigneur de la Berchère, Boncour, Santenay, etc., premier président au Parlement de Bourgogne, nous donne des renseignements intéressants sur la marche de cette épidémie dans la Province et la bénignité apparente de son début :
€ Il y a donc trois sortes de contagion. La première : la fréquentation des personnes empestées. La seconde : le commerce ou transport des matières qui s’imbibent du venin de la peste, comme il arriva, il y a trois ans, à Paris, par des marchands de Rouen quiavaient apporté vendre des laines à Paris; la maison où elles furent déchargées fut aussitôt contagiée de la peste de la ville de Rouen. La troisième : quand, sans aucune communication avec les personnes qui ont la maladie ou sans aucun attouchement ou aucun sentiment des matières infectées de ce mal par vente d’habit, de meuble ou autrement, la peste ne laisse de communiquer sa virulence en plusieurs endroits ; ce qui arrive à cause de la forte pénétration d’une mistion (mélange) plus élaborée en son degré de malignité, qui peut porter loin sans perdre la force de son venin pestilent.