‹ Essai Historique sur les Épidémies en BourgogneChapitre 5 sur 22 · RS · texte numérisé non relu

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Gondicaire, viennent s'établir en Gaule, dans les fertiles vallées du Rhône et de la Saône : le royaume de Bourgogne est fondé et pendant un siècle, des rois de sa nation vont le gouverner. Et c’est seulement à ce moment que nos documents permettent de commencer l'histoire des épidémies qui, dans le cours des siècles suivants, vont jeter la mort et parfois la terreur dans le pays de Bourgogne.

Les rois francs se sont emparés de ce royaume; ils se le partagent et se le disputent tour à tour. En 543, sous le règne de Childebert, la peste, venue de Lombardie, parcourt le Midi de la France, la Bourgogne et s’en va se perdre en Allemagne où elle régnait encore en 546 ; les chroniqueurs signalent qu’elle se localisait particulièrement aux aines. Saint Grégoire de Tours nous rapporte le récit d’une nouvelle épidémie, en 567 : « L’épidémie survint, dit-il, et il y eut dans toute cette région une telle mortalité qu’il est impossible de donner le nombre des individus qui périrent en masse. Les cercueils et les planches étant venus à manquer, on enterrait dix corps et même plus, dans la même fosse. Un certain dimanche, dans la basilique Saint-Pierre (à Clermont), on compta jusqu’à trois cents cadavres. La mort, en effet, était soudaine. Il naissait à laine ou sous l’aisselle une plaie en forme de serpent, dont l’action était telle sur les hommes, qu’ils rendaient l’âme le deuxième ou le troisième jour, et que sa violence leur ôtait complètement le sens. Ainsi mourut le prêtre Caton; car, tandis que beaucoup fuyaient la contagion, il demeura constamment dans le pays, ensevelissant les morts et faisant courageusement les prières. Ce fut un

TT prêtre d’une grande humanité et très ami des pauvres et s’il a eu quelque orgueil, je crois que cette vertu l’a suffisamment racheté. L'évêque Cautin, après avoir erré en divers lieux, dans la crainte d’être atteint, rentra dans la ville et succomba à la contagion, la veille du dimanche de la Passion. À la même heure, mourut Tétradinus, son cousin germain. Dans ce tempslà Lyon, Bourges, Chalon et Dijon furent fortement dépeuplés par la même maladie. » Trois ans plus tard, c'est la variole qui fait son apparition; Marius, évêque d'Avenche, qui prit part au second concile de Mâcon, en 985, nous dit dans sa Chronique : « En 570, une maladie violente qui consistait dans un cours de ventre et la variole ravagea la Gaule et l'Italie. » L'année suivante vit éclater en Auvergne une peste formidable qui se répandit en Bourgogne et y fut très meurtrière.

Le roi Gontran occupait alors le trône de Bourgogne ; un retour offensif de la variole vint, en 580, ravager ses Etats. Sa femme, la reine Austregilde, fut une des victimes de l'épidémie ; se voyant mourir, elle accusa les médecins Nicolas et Donat d’avoir hâté sa mort par les médicaments qu'ils lui avaient donnés. A sa prière, Gontran consentit à faire périr les deux malheureux. Cette épidémie nous est décrite par saint Grégoire de Tours, le grand historien de cette époque : « Tous ces prodiges furent suivis d’un mal pestilentiel des plus graves ; car dans le temps que les rois étaient discordants entre eux et qu’ils s’'apprêtaient de nouveau à une guerre civile, une maladie dysentérique affligea presque toutes les Gaules; ceux qui en étaient attaqués avaient une fièvre violente accompagnée d’un vomisse-

PM Cie ment, de douleurs aux reins, à la tête ou au cou; les matières qu'ils rendaient par la bouche étaient de la couleur du safran ou bien vertes; plusieurs personnes prétendaient qu’il y avait un poison caché. Les habitants de la campagne appelaient cela corales pustulas (pustules du cuir ou pustules couleur de corail suivant les traducteurs); ce qui n’est pas incroyable, c'est qu'après l’application des ventouses aux jambes ou aux épaules, il se faisait une éruption de vessies à la peau qui délivrait plusieurs malades en détournant le cours de la sanie. Les simples qu’on emploie contre les poisons furent d’un grand secours en boissons, pour plusieurs. Cette maladie, qui commença au mois d'août, s'attacha surtout aux petits enfants et les fit périr.. Un comte qu'on appelait Nantinus mourut de la même maladie. Son corps était si noir qu'on eût dit qu'on l'avait exposé sur des charbons ardents. » Deux enfants de la famille royale de Neustrie : Dagobert et Clodobert, fils de Chilpéric et de Frédégonde, furent aussi victimes de cette épidémie. | Treize ans plus tard, le roi Gontran mourut et fut inhumé dans l’abbaye de Saint-Marcel-les-Chalon. La Bourgogne va se trouver ensanglantée par la lutte sauvage que se livrent Brunehaut et Frédégonde ; dans l'intervalle de ses intrigues, Brunehaut, réfugiée à la cour de son petit-fils Thierry Il, roi de Bourgogne, s’occupe de fondations charitables; elle crée à Autun une maison hospitalière (Xenodochium) sous le vocable de Saint-Andoche. Elle affecte aussi à Avallon des biens à une œuvre de distribution journalière d'’aumônes.. C'est à cette époque qu'apparaît le plus ancien monu-

pe.

ment qui atteste l'existence de la lèpre dans les Gaules ; les Bollandistes nous rapportent, en effet, la fondation, à la fin du vi* siècle, d'une léproserie dans le Charollais. Un demi-siècle s'écoule, le premier des rois fainéants, Clovis IT, règne sur la Neustrie et la Bourgogne. Saint Romain, moine de Luxeuil, mort en 653, établit une léproserie où il prend soin des malades atteints de cette cruelle affection. À partir de cette époque, la lèpre ne cessera de sévir dans nos contrées; c’est, en quelque sorte, le fond du tableau sur lequel se détacheront les épidémies ; les anciens documents, les chartes, les comptes, les léproseries et leurs pierres tombales aux crécelles gravées, nous montrent incessamment présente, la triste maladie.

En 731, Mâcon, Tournus, Chalon, Autun, Saulieu, Auxerre furent ruinés de fond en comble par les Sarrasins. |

Mais les rois fainéants ont passé; Charlemagne, un moment, a fait l'unité de l'Occident; pendant toute cette période, l’histoire sanitaire de la province nous demeure inconnue. « Vers ces temps-là, raconte Geoffroy de Courlon dans sa Chronique, l'an du Seigneur 866, il y eut si grande mortalité des Francs dans toute la Gaule et le nombre des morts était si grand qu'il ne se trouvait personne pour les ensevelir. À Sens, en un seul jour, il mourut cinquante-six hommes; mais par la grâce de Dieu, le fléau cessa cette année même. » En 870, la peste ravagea Avallon.

D’après certains auteurs, le x° siècle aurait vu dix famines et treize pestes. Ozanam, dans son Histoire médicale des maladies épidémiques, signale en 927, 1013-16,

AREA TRE 1022, des épidémies en Europe; quelle fut leur répercussion et leur importance en Bourgogne? Ce point reste obscur. La domination royale chancelante dans les mains impuissantes de Charles le Chauve et de Louis II le Bègue, voit de tous côtés se dresser des couronnes rebelles; le duché de Bourgogne, sous l'autorité des sept ducs bénéficiaires qui se succédèrent alors sur son trône et d’où sortit la dynastie française en la personne de Hugues Capet, fils du duc Hugues le Blanc, reste fidèle à la royauté. Au moment où le duc Henri [*', cédant le duché à son frère Robert, va monter sur le trône de France, la Bourgogne est ravagée par une horible famine de 1030 à 1033; un aubergiste des environs de Mâcon assassine quarante-huit personnes pour alimenter sa table. Nous lisons dans l’Abrégé chronologique de l'Histoire de France de Mézeray : «Il se trouva plusieurs personnes qui déterraient des corps pour les manger, qui allaient à la chasse des petits enfants, qui se tenaient au coin des bois, comme des bêtes carnassières, pour dévorer les passants. Il y eut même un homme qui, possédé de la convoitise du gain, plus enragée que la famine, étala de la chair humaine dans la ville de Tournus ; mais on expia ce détestable prodige par les flammes. » La peste se déchaîna pendant cette misère ; les Actes de Saint-Vorles, écrits par un contemporain, rapportent qu'elle sévit avec intensité dans le Châtillonnais; à cette occasion, on sortit de l’église les reliques de saint Vorles et on les exposa à la vénération des fidèles près de l’église Saint-Mammetz. L'épidémie décima Avallon. Les abbés de Saint-Bénigne et de Cluny vendirent jusqu'aux vases sacrés pour soulager les

ST RES malheureux. « Les vivants suffisaient à peine à enterrer les morts, dit Courtépée. Enfin la mortalité cessa avec les pluies qui avaient occasionné la famine. Les récoltes furent si abondantes en 1033, qu'elles surpassèrent celles de cinq années entières, au rapport de Raoul Glaber, témoin oculaire. » « L'an du Seigneur 1059, signale la Chronique de l’abbaye de Saint-Pierre-le-Vif, de Sens, il y eut partout famine et mortalité. »

Ce siècle devait encore voir se déchainer, avec une violence exceptionnelle, un mal mystérieux qui en 933, 945, 1039 et 1041 avait déjà fait son apparition de divers côtés et dont les auteurs modernes dans les interprétations les plus contradictoires ont vainement essayé de déchiffrer l'énigme, bien que l’idée d’un ergotisme gangreneux soit la plus généralement accréditée. « Une peste, qu'on nommait le feu sacré, se répandit, vers 1089, dans la Bourgogne et dans quelques provinces méridionales de la France; c'était comme un feu dévorant qui brülait et consumait, avec de vives douleurs, les membres qui en étaient atteints. On invoqua saint Antoine pour cette contagion. Plusieurs personnes pieuses se consacrèrent au service des malades pendant cette calamité : telle fut, en 1095, l’origine de l'Ordre des Antonins, qui eurent une maison à Norges, près Dijon, à Chalon, à Etay, à Lamarche-sur-Saône, à Mont-Saint-Jean, pour servir les affligés. » Le pape Urbain II reconnut cette fondation. Sigebert, qui écrivait en 1089, dit en parlant du feu sacré : « La peste fait cette année de grands ravages surtout dans la partie occidentale de la Lorraine (Lotharingiae), où beaucoup

« de gens sont intérieurement consumés par le feu sacré;

ROUES ils tombent en pourriture, leurs entrailles deviennent noires comme des charbons; ils meurent misérablement; ou bien ils ont le malheur plus grand encore de vivre après avoir perdu les pieds et les mains par un effet de la gangrène qui se porte sur ces parties; enfin il y en a beaucoup qui sont cruellement torturés par une contraction des nerfs. » Papon, qui rapporte ce récit, fait remarquer l’erreur des historiens qui ont cru que ce fléau avait été rapporté du Levant par les Croisés. La première Croisade lui fut en effet postérieure puisqu'elle n’eut lieu qu’en 1093. Cette épidémie eut lieu sous le règne du duc Eudes [° qui, s'étant croisé, mourut en {102 à Tarse en Cilicie.

« L’an du Seigneur 1128, rapporte Geoffroy de Courlon, une peste appelée le feu d'enfer fit de nombreuses victimes dans le royaume de France. » Quoi qu'il en soit, le xu siècle fut une ère de relative tranquillité et de prospérité pour la Bourgogne, Le duc Eudes IT alla en 1144 avec quinze mille hommes, au secours d’Alphonse, roi de Portugal, son cousin; ilbattit les Sarrasins et emporta sur eux Lisbonne après un siège opiniâtre. Ses successeurs prirent part successivement aux diverses croisades de cette époque; les uns et les autres accordèrent des chartes d’affranchissement à de nombreuses communes de leurs états.

C'est aussi au xrr° siècle que de toutes parts se fondent des léproseries. D’après Garnier, celle de Dijon serait antérieure à cette époque; dans cette ville « le Bourg Méseaul, hors la porte Guillaume, sur le chemin de France, et les Argillières, au delà du faubourg Saint- Pierre, sont rappelés dans les anciens titres comme

TT ayant servi de Maladières ». En 1174, il est fait mention de celle de Châtillon-sur-Seine. La léproserie de Saint- Siméon et de Sainte-Marguerite d'Auxerre, ainsi que la maladrerie de Saint-Jacques de Joigny, datent de ce temps. Les bourgs et les gros villages eux-mêmes eurent de ces établissements hospitaliers : « L’antique portail de la maladière de Meursault, dit Garraud, par son caractère architectonique, indique très clairement une construction du xrr° siècle. » Des restes de ces léproseries se rencontraient encore au temps de Courtépée, à Saint-Seine-l'Abbaye, à Gevrey, Issy-l'Evêque, Se en-Auxois, Chateauneuf, Pommard, etc.

Le xIm° siècle voit fréquemment apparaître la variole ou picote, au sujet de laquelle les Préceptes diététiques de l'Ecole de Salernes donnaient, en 1100, l’aphorisme suivant :

Crains-tu pour tes enfants la petite vérole?

Fais-les inoculer. Moyen, dis-tu, frivole?

Fais-leur donc éviter et les varioleux

Et de toucher à rien qui puisse venir d’eux.

Les fondations d’hôpitaux et de léproseries se continuent en abondance. L'hôpital du Saint-Esprit de Dijon est un monument de la pieuse libéralité du duc Eudes II en 1204; le roi Louis VIII, dans son testament de 1226, donnait cent sols à chacune des deux mille léproseries de son royaume. Les archives d'Avallon nous transmettent le souvenir de divers dons à la léproserie de cette ville de 1216 à 1292. Dans le Chalonnaïis, Guillemette de Cortiambles, veuve de Jocerand de Cortiambles, chevalier, lègue en 1297, à chaque lépreux de la Maladière de Givry, une paire de souliers, et à celle de

Me OP Chalon, douze deniers. Chacun selon son pouvoir vient à l’aide des affligés. La nation bourguignonne qui pendant plusieurs siècles avait vécu sous les lois édictées par son roi Gondebaud, où on lisait : « Quiconque aura refusé sa maison ou son feu à un étranger, paiera trois écus d'amende... le métayer qui aura refusé d'exercer l'hospitalité sera fustigé, elc. », ne devait jamais être en retard, lorsqu'il s'agissait de secourir les malheureux. Aussi lorsqu’au siècle suivant, le roi Philippe le Long rendit, en 1321, son édit de proscription contre les lépreux, ce cruel acte d'autorité n'eut pas grande influence en Bourgogne.

Le xiv° siècle va voir se dérouler la première partie de la guerre de Cent ans. Le règne du duc Eudes IV qui remporta, en 1340, la brillante victoire de Saint-Omer sur les Anglais, s'ouvre par une grande épidémie. En 1316 la peste venue d'Italie, où elle sévissait depuis cinq ans, ravage la Bourgogne et une grande partie de l'Europe septentrionale; Burgati prétend qu’elle emporta le tiers des habitants dans les pays qu’elle parcourut.

Une autre « mortalité », comme l’on disait à cette époque, est mentionnée en 1330.

Et le règne d’'Eudes IV s'achève en 1349, à Sens, au milieu de la terrible peste connue, littérairement, pourrait-on dire, sous le nom de peste de Florence, et communément sous celui de peste noire. Parti, en 1346, de l’est de la Chine, le fléau ayant dévasté les Indes, l'Asie Mineure, le nord de l'Afrique, fond l’année suivante sur l'Italie. Il dévasta la Provence, nous dit Papon : « dans la Chartreuse de Montrieux, de trentecinq religieux, il ne resta que Gérard, le frère de

Sert Pétrarque; il prenait soin de ses confrères dans leur maladie; et après leur dernier soupir, il lavait leur corps et les portait sur ses épaules au lieu de leur sépulture. » En 1348, la Bourgogne est dans la désolation : « Le terrible fléau, dit le Continuateur de Nangis, s'avançait de ville en ville, de village en village, de maison en maison, d'homme en homme. La mortalité fut telle parmi les hommes et les femmes, parmi les jeunes gens plutôt que parmi les vieillards, qu’on pouvait à peine ensevelir les morts. La maladie durait rarement plus de deux à trois jours; la plupart expiraient subitement et pour ainsi dire, sans avoir été malades. Celui qui était sain hier, aujourd’hui on le portait à la fosse; sitôt qu'une tumeur s'élevait à l’aine ou aux aisselles, on était perdu. On n'avait jamais entendu, jamais vu, jamais lu que dans les temps passés une telle multitude de gens eussent péri : le mal que les médecins nommaient épidémie semblait se propager à la fois par la contagion réelle et par l'imagination. L'homme sain qui visitait un malade échappait rarement à la mort.»

Guillaume Paradin dans ses Annales de Bourgogne nous rapporte : « Cette année fut mémorable à cause d’une pestilence venant de Levant, jusques en Ponant, laquelle était si contagieuse que non seulement elle infectait par communication et conversation, mais aussi se prenait par le seul regard des infects. Et fut. cette pestilence si générale et pernicieuse que de mille il n’en demeurait pas dix. » On accusa les juifs de machinations diaboliques, on en fit périr beaucoup dans le duché.

REC" Plus modérée est l'estimation d’un vieux proverbe de la Côte bourguignonne, que lon trouve si souvent cite:

En mil trois cent quarante-huit A Nuits, de cent restèrent huit.

ou de celui de Beaune :

En mil trois cent quarante-neuf De cent ne demeuraient que neuf.

Cette région fut, en effet, des plus maltraitées. A Dijon, on institua des femmes appelées « héridesses », pour soigner les malades et faire leurs lessives, et des « maugoguets » chargés de veiller les personnes atteintes du fléau et d’'inhumer les trépassés. Des Dijonnais se réfugièrent à Gevrey et y portèrent la peste en 1349 ; on mit les malades dans la maladière fondée deux siècles auparavant.

À Rully, il ne resta que dix ménages ; à Bure-les- Templiers, seulement trois. Verdun-sur-le-Doubs fut réduit à treize familles. Tous les comptes de cette époque et des années suivantes montrent les campagnes incultes, les villages en ruines, par suite de la mortalité qui a régné. Les foires supprimées, la mort des amodiateurs de fermes et de chasses, font de gros vides dans les revenus de l’époque, sans compter toutes les remises que les seigneurs furent obligés de faire, par la suite, aux villages dépeuplés. C’est ainsi que, vers 1380, le duc fit rémission à ses hommes de Verrey et de Vitteaux « à cause du petit nombre de gens qui y est à présent, pour cause de la mortalité qui a été audit lieu »..

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