‹ Essai Historique sur les Épidémies en BourgogneChapitre 7 sur 22 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Dysenterie de 1412. — Peste. — Tac ou horion de 1413. — Épidémie de 1420 et années suivantes. — Famine et peste de 1438. — Épidémies de 1456-57 et de 1466 à 1470. — Peste de la fin du xve siècle. — La lèpre au moyen âge.

Philippe le Hardi, atteint à Bruxelles d’une maladie contagieuse, vint mourir à Hal en 1404. Jean sans Peur lui succède; la sauvage rivalité des Armagnacs et des Bourguignons va ensanglanter le pays. Tandis que la seconde période de la guerre de Cent ans se déroulera et ruinera la France jusqu’à ce que Jeanne d'Arc vienne « bouter l'Anglais » hors du royaume, par suite de l'alliance des ducs de Bourgogne avec l'Angleterre, puis de leur neutralité, le duché souffrira peu de la fin de cette guerre terrible. Mais les épidémies sont là pour compléter l’œuvre des batailles.

Les chaleurs excessives de l’été de 1412 causèrent en Bourgogne, à Mâcon surtout, beaucoup de ces dysenteries appelées par Monstrelet épidémies. A l'occasion de la réconciliation solennelle des ducs d'Orléans et de Bourgogne, « Charles VI vint à Auxerre, au commencement d'août, avec une suite immense et y amena la peste. Elle y fit d’effrayants ravages. Le roi lui-même, dans un état de santé déplorable, ne put quitter la ville qu'en bateau pour se rendre à Melun. » Le sire Gilles

M 0 abs de Bretagne et le comte de Mortagne, frère du roi de Navarre, succombèrent. Avallon fut très dépeuplé.

L'année suivante, le tac ou horion, sorte de coqueluche, sinon cette maladie elle-même, fit son apparition et se répandit surtout à Auxerre, où presque tous les chanoines furent atteints. Soit à l’occasion de cette maladie, soit plutôt en raison de la continuation de la peste, les habitants de cette ville firent une procession générale et « quoique les prières fussent ferventes, Dieu ne les exauça pas aussitôt », remarque l'historien Lebeuf.

La contagion ravagea Dijon ; la duchesse Marguerite de Bavière se retira à Auxonne avec ses enfants, pour « eschiver ladite pestilence », comme elle-le dit dans une lettre au maire et aux échevins de sa bonne ville. Elle leur enjoint de notifier aux habitants de cette ville, où il y a « pestilence et mortalité de bosse qui est chose contagieuse, comme vous savez », de s'abstenir de venir à Auxonne, excepté toutefois les gens du Conseil et les. officiers du duc que leur service y appellerait. On retrouve, dans les Traditions des Clarisses, d’intéressantes précautions d'hygiène ordonnées par sainte Colette pour le couvent qu'elle venait de fonder à Auxonne et où elle séjourna de 1412 à 1415 : « L'eau de la rivière, lit-on dans l'Histoire de Sainte Colette, était sa boisson ordinaire et celle de ses sœurs; mais, se défiant des eaux lourdes et jaunâtres de la Saône, elle les faisait bouillir avant de les servir sur la table commune. Cette précaution, sans flatter le goût, était utile à la santé. Afin d’épargner cette peine aux sœurs externes, elle fit creuser, dans la cour du monastère, un puits dont l’eau

ur EE a toujours été réputée pour sa limpidité et sa légèreté. On lappela puits de sainte Colette. Ce nom lui est resté. »

En 1420, aux portes du duché, le diocèse de Sens fut ravagé par une maladie contagieuse que contracta Eustache de FAistre, chancelier de France, envoyé en Champagne pour les négociations qui précédèrent le traité de Troyes. Il en mourut le 14 juin de la même année. Cette épidémie s’étendit en Bourgogne et nous voyons, par exemple, au cours des années suivantes, une réduction de tailles accordée au village « de Daix où soulait avoir plus de la moitié plus d'habitants qu’à présent; mais pour les guerres qui ont couru longtemps et encore sont, et aussi pour plusieurs mortalités qui ont été audit lieu, lesdits habitants sont très grandement diminués, apauvris et amoindris de nombre et de chevance » ; il n’y a plus que seize ou dix-sept feux qui n’en valent pas six d'autrefois; et leurs maisons, vignes, terres et labourages sont à présent « tous en désert et chus en ruine par le moyen des guerres et mortalités ». De même Volnay, de soixante-trois feux tomba à quarante-trois.

La Maison-Dieu d’Auxonne fut brûlée, en 1424, dans un incendie qui consuma les halles et une partie de la ville et ce fut d'autant plus regrettable qu’en 1424 et 1425 il y eut « peste et famine horrible ».

Trois ans après, nous voyons ordonner des processions à Dijon, aux mois d’août et de septembre, en raison de la pestilence épidémique. À Avallon, on paie un gros à Jehan Naulot pour « couper les buissons, ronces et épines, pour faire le chemin autour de la

APN EUR ville où passera la procession à cause de la mortalité », et on fait brûler dans l’église Saint-Ladre des cierges faits avec quarante-huit livres de cire. L'année suivante, les habitants d’Auxonne vont processionnellement en pèlerinage à l’abbaye de Saint-Edme, de Pontigny, « afin d'offrir, conjointement avec les jurés et bourgeoiïs, deux cierges, chacun du poids de trente livres ».

La guerre de Cent ans touche à sa fin, le duc Philippe le Bon s’est réconcilié avec Charles VIT. Quelques bandes d’Ecorcheurs parcourent la Bourgogne; ils pillent Is-sur-Tille, Gemeaux, Pichanges, le Charollais, l’'Auxois; ils sont écrasés par le maréchal de Fribourg dans les environs de Saulieu. Mais ces désordres trainaient après eux les deux grands pourvoyeurs de la mort : la famine et la peste. « En l’an 1438, dit un manuscrit de Saint- Martin d’Autun, fut grande famine par toute la Bourgogne et grand faute de vin. Et mouraient les pauvres gens de faim par les rues et les champs. En 1439, il y eut grande mortalité; et mangèrent, les laboureurs, du pain de glands et de terre. » De mémoire d'homme, dit Paradin, on n'avait vu « une telle atrocité de famine suivie d'une pestilence non pareille car, par les villes, on ne voyait autre spectacle qu’une infinité de cadavres entassés par les rues, avec une grande troupe de pauvres gens languissants et à demi morts. » A Dijon, le Parlement dut suspendre ses séances; l'hôpital du Saint- Esprit reçut quinze mille pauvres dont dix mille périrent. La peste ravagea également Auxerre. À Paray-le- Monial, la chronique raconte que c’est à peine si de cent personnes il en resta douze. Bouilland fut réduit à

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douze feux; Rully à dix ainsi que Busseault, dans le bailliage de la Montagne, qui en comptait soixante auparavant.

Dix-huit ans après, la contagion forçait les gens du Conseil de Chalon à se retirer à Louhans « pour la pestilence qui régnait audit Chalon »; et les registres de la Cour des Comptes enregistrent les frais qu’il fallut faire pour dépendre les cadavres des suppliciés « afin d'éviter l'infection et puanteur qui d’eux yssoient pour cause de la chaleur et pestilence qui régnaient audit Chalon ». La même précaution fut prise à Dijon, la peste y avait éclaté, en 1457, avec tant de violence que tout le monde avait fui, et en tête : le baïlli, Philippe de Courcelles, le Conseil, les gens des Comptes, le maire, etc., qui s'étaient réfugiés à Auxonne. Quelque temps auparavant, la mairie avait condamné Audet de Durax, Jacot de Levier et Guillaume Maillot, accusés d’avoir fabriqué de faux florins au chat «à être bouillis dans une chaudière ou autre vaisseaul, au champ du Morimont et iceux bouillis et morts, leurs corps pendus au gibet de la ville ». Le bailli les ayant réclamés comme ses justiciables, la mairie ou du moins les six membres de la Chambre qui n'avaient pas, comme leurs collègues, quitté la ville à cause de la pestilence, lui remirent les coupables. Il condamna les faux monnayeurs à être pendus et les livra sur le champ au prévôt. Mais les corps suspendus aux fourches empoisonnaient « de l'avis des médecins » un air déjà trop chargé de miasmes délétères. Les échevins qui n’avaient pas déserté leur poste en écrivirent au baïilli qui, après avoir pris l'avis du Conseil, consentit à ce que les cadavres fussent

NS ee dépendus et enterrés, mais en spécifiant bien que ce serait aux frais de la commune.

On ordonna aussi aux teinturiers d'aller faire leurs teintures hors de la ville, pour éviter la corruption de l'air et du sol. L'entrée de Dijon fut interdite aux lépreux pendant les mois de mai, juin, juillet et août, et on renouvela la défense aux maris et femmes de lépreux d'aller coucher avec eux.

De 1466 à 1470, alors que Charles le Téméraire continuait à soutenir la lutte que Louis XI avait engagée contre Philippe le Bon, son ancien bienfaiteur, et éteignait dans le sang la révolte de Gand et de Liège, soulevées par le roi de France, la peste sévissait dans ses états. Dijon payait cent sols à Etienne Chevalier, docteur en médecine, et à ses collègues pour « certain traité de médecine préservatif de pestilence », qu'ils avaient rédigé. Il est regrettable que cet ouvrage ne se soit pas conservé jusqu'à nos jours.

L’Hôtel-Dieu d'Auxerre eut à soigner de nombreux pauvres atteints par l'épidémie; l’apothicaire Etienne Charmoy fournit une partie des « drogueries ».

Devant le danger, les magistrats de Dijon décident d’expulser les pauvres valides et de prier Odinet Godran de faire hors de la ville la donne qui avait lieu au couvent des Jacobins. La moitié de la population meurt dans les villages de Meursault, de Bligny et du Vernoy. À Sagy, bourg de la Bresse Chalonnaise, qui souffrit beaucoup des guerres de cette époque, on ne put trouver de sergent pour récouvrer les amendes « obstant le

danger de la pestilence » qui régnait dans la châtellenie.

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Il ne reste plus que six feux à Corcassey, dans le bailliage de Chalon, car les « pauvres habitants ont été et sont très grandement dommaigiés par les gens d'armes et avec ce fort diminués par la mortalité; et en outre, ont été leurs biens fort tempestés par grêle et feu d’orvale ». Il en est de même à Beaune et à Nuits. Aussi, lorsqu'en 1473, les États de Bourgogne accordèrent au duc soixante mille livres qui devaient se payer en six ans et servir à l'expédition de Lorraine, cet impôt fut difficile à percevoir, par suite de la misère du peuple.

Trois ans plus tard, Charles le Téméraire tombait devant Nancy; Louis XI saisissait enfin la proie tant convoitée; la Bourgogne devenait définitivement une province de France. |

Avallon, Semur, Montréal, l’Auxois sont ravagés par la peste de 1480. À Auxerre, le substitut du procureur avait enjoint aux curés d'interdire à leurs paroissiens de danser le jour de la fête à cause de l'épidémie. Le vicaire de Saint-Regnobert accueillit cette injonction par des injures et fut condamné à cent sous d'amende. Les tambourins furent ‘saisis pour avoir joué et fait danser. Jean Regnaudin, un des notables de la ville, paie aussi une amende pour avoir joué aux dés et dit : « que c'était grand dommage que d'empêcher de jouer; qu'il fallait bien passer le temps à jouer puisqu'on ne savait que faire ». Cinq ans après, le fléau sévit toujours dans l’Avallonnais; l'octroi de la courte pinte ne produit presque rien dans cette région par suite de l’épidémie. Mâcon et Chalon sont aussi atteints; cette dernière ville fait vœu à saint Loup.

En 1494, la peste, qui ravageait le duché, empêcha

letahes Charles VIIL, allant en Italie, de faire un long séjour à Dijon. Au mois de juillet, cette ville étant contagionnée, la Cour des Comptes est transférée à Talant. La ville paie, pendant huit jours, deux notaires à raison de six gros par jour, pour relever le nombre des personnes qui ont succombé à la contagion et les noms de celles qui sont gravement atteintes. Elle fait aussi constater, par le lieutenant-général du bailliage, la diminution des décès dus à la peste, d’après la déclaration des vicaires des paroisses. Autun et ses environs sont ravagés. Chalon est très maltraité, ses magistrats décident de faire jouer au plus tôt «le Mystère du glorieux ami de Dieu, Monsieur saint Sébastien, et pour ce, seront élus douze personnages ». Beaune prend la même décision. Les Chalonnais obtiennent une rémission sur l’aide de quarante-deux mille livres octroyées au roi par les Etats de Bourgogne «en considération de la grande diminution du nombre des feux à cause des guerres et divisions et mesmement de l'extrême mortalité et pestilence qui a régné et règne audit Chalon », à tel point que la plupart des habitants se sont éloignés et « que plusieurs notables personnages sont allés de vie à trépas ».

La mort de Charles VIII laisse, en 1498, le trône à Louis XIT, qui nomme au gouvernement de Bourgogne Engelbert de Clèves, comte de Nevers; on reçut ce dernier avec de grands honneurs ; Dijon, Nuits, Beaune et Chalon lui firent don de plusieurs pièces de bon vin. Mais, pendant ce temps, les habitants d’Avallon fuyaient leur ville, encore victimes de la peste. Les échevins de Mâcon, pour la même cause, tiennent leurs assemblées

GA LOT à Prissé et font construire une maison pour les pestiférés. La capitale de la Province prend des mesures sérieuses de protection, en exécution de l'ordonnance de M“ le comte de Nevers et de MM. de la Cour du Parlement. L’ordonnance et les statuts pour obvier aux dangers de la peste sont publiés à son de trompe. Le Conseil de Ville fait établir, hors de la cité, des loges pour recevoir les malades dont on fait évacuer les maisons. Toute communication avec les pestiférés est interdite sous peine de bannissement; des chirurgiens et des barbiers sont spécialement affectés à leurs soins. Les hôpitaux recueillent les malades pauvres ainsi que les domestiques atteints du fléau. Défense est faite de sonner les cloches, de lessiver les linges et vêtements pestiférés et d’abattre des bêtes dans la ville On édicte l’établissement d'une tuerie, la suppressio1 des latrines et des conduits se déversant dans les rues, qu’on fait déblayer des fumiers qui y étaient déposés. Enfin, tout rapport est interdit avec les habitants des lieux contagionnés, etc. Ainsi se clôture, dans une épidémie que nous retrouverons au siècle suivant, ce xv° siècle pendant lequel la Bourgogne ducale avait atteint l'apogée de sa prospérité et, après de dures épreuves, avait vu succomber son indépendance. Ce siècle, comme tous ceux du moyen âge, eut en la lèpre une lamentable compagne. Tous les manuscrits de l'époque nous transmettent le souvenir de cette maladie, des mesures que l'on prit contre elle, des fondations destinées au soulagement de ses victimes. Les comptes des villes mentionnent à chaque instant les gages des « phiziciens » et chirurgiens chargés de visiter des gens suspects de mésèlerie.

NOTE Avallon donne, en 1438, deux saluts d’or à « maitre Pierre le phizicien » pour avoir éprouvé Pierre Saige et autres soupçonnés d’être ladres, neuf gros à Jacot le boiteux, barbier qui l'avait aidé. On veille avec soin à séparer les lépreux des gens sains; mais comme les malades sont nombreux, on est souvent obligé de se montrer sévère pour leur admission dans les maladières et de n’en accorder l'entrée qu'à ceux qui sont originaires de la ville même. Ainsi, à Mâcon, où l’on avait construit une léproserie entre le grand chemin de Saint-Clément et la Saône, on voit l’official enjoindre au recteur de cet établissement de ne recevoir aucun lépreux qui ne soit de Mâcon même. Néanmoins, quelque temps après, les échevins ordonnent de recevoir « Jehannet Aleynes, de Chesnes, lequel est infect de. méselerie, non obstant qu'il ne soit né de ladite ville de Mâcon ». D'ailleurs, moyennant quelque argent, les portes s'ouvrent assez facilement. Des lépreux de Fuissé qui font une donation sont acceptés; un bâtard de Jean de La Porte, écuyer, seigneur de Chevaigneu-en-Dombes, offre trente livres pour être admis. À Dijon, la mairie, à la demande de l’évêque de Langres, autorise, en 1402-03, deux lépreux étrangers à s'installer à la Maladière, en payant pension. En 1574-75, la femme de Jean Quancobin, de Plombières, atteinte de la lèpre, est admise, à condition que son mari s'engage à lui fournir le vêtement, la nourriture et à faire cession d’un journal et demi de terre au profit de cette léproserie. Parmi les revenus de ces établissements hospitaliers figurent les corées des grosses bêtes de boucherie: foie, mou, cœur, langues des bœufs et des vaches vendus par

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la ville; naturellement, les bouchers cherchent fréquemment à éluder cette redevance; il faut souvent, comme à Mâcon, leur rappeler leurs obligations et même leur faire des procès. Les recteurs des maladières ne sont pas toujours très fidèles à observer leurs contrats d'adjudication, par lesquels ils doivent fournir aux lépreux : argent, blé, orge, camelin pour robes, viande, vin, service religieux, etc. Un exemple des charges des maîtres de maladreries nous est fourni par l'institution, à celle de Mâcon, des recteurs Pierre Thomas et Perrin Loup, habitants de Saint-Clément. Les échevins traitent aux conditions suivantes : les recteurs feront dire, tous les mercredis, une messe à la chapelle de la maison; ils fourniront à chaque lépreux, outre le potage ordinaire, pour un blanc ou cinq deniers de viande par jour gras, et cinq œufs ou quelque chose d'équivalent par jour maigre, neuf coupes de froment par an, un pot de vin à chaque jour de bonne fête et de l’eau à discrétion; « ledit Perrin fera à ses dépens un mur de chaux, pierre et arène, entre la cour des malades et celle de la maison dudit maître ; auquel mur sera faite une fenêtre fermant, pour livrer auxdits malades leurs prébendes ; item, leur baïllera à un chacun, tous les ans à la fête - de Noel, une barrotée de bois et en carême, outre leur prébende, un pot d'huile ». Dans d’autres baux de la même Maladière, nous voyons que chaque malade a droit à une ânée de blé par an; il reçoit, en outre des fournitures ordinaires, six livres de chandelles et un cent de fagots. De plus «est dù par le recteur l’entretenement d’une femme pour puiser l’eau, faire les lits, les blanchir et faire ce qui est requis à tels malades ».

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