faillites, en 1899, 158 liquidations judiciaires et
1.382 faillites, en 1900 178 liquidations judiciaires et 1.309 faillites, en 1901 185 liquidations judiciaires et 1.418 faillites, en 1902 170 liquidations judiciaires et 1.444 faillites.
Ainsi les faillites sont en diminution en 1855 et continuent normalement une progression croissante en 1867 et 1878. En 1900 les liquidations judiciaires continuent normalement
une progression croissante et les faillites une proportion cécroissante. Les chiffres de 1889 ne sont pas on le sait comparables à ceux des années précédentes.
M. Gide (1), a signalé comme un effet heureux de l’Exposition que les 1.309 faillites de 1900 avaient distribué huit millions et demi aux créanciers tandis que les 1.382 faillites de 1890 n’avaient distribué que six millions et demi.
Les faillites sont en diminution les années qui suivent immédiatement les Expositions de 1855 et de 1878. Les liquidations judiciaires et les faillites sont en diminution l’année qui suit l’Exposition de 1889. En 1901 les liquidations judiciaires continuent et les faillites reprennent une progression croissante interrompue pour ces dernières par l’Exposition. Les faillites sont en augmentation et en forte augmentation l’année qui suit l’Exposition de 1867. Mais on connaît le trouble économique des dernières années du second empire. On ne trouve donc ici aucun symptôme des prétendues crises qu’éprouverait le commerce parisien ù, la suite des expositions.
Voyons les affaires contentieuses.
Le nombre des affaires nouvelles introduites devant le tribunal de commerce de la Seine passe de 39.462 en 1853 et 52.970 en 1854 à 53.476 en 1855, 52.216 en 1856 et 55.854 en 1857.
Ce nombre passe de 66.153 en 1865 et 66.824 en 1866 à 64.867 en 1867, 67.618 en 1868, 68.994 en 1869.
Ce nombre passe de 58.702 en 1876 et 59.912 en 1877 à 60.480 en 1878, 58.872 en 1879 et 64.368 en 1880.
Ce nombre passe de 60.437 en 1887 et 54.198 en 1888 à 54.172 en 1889, 50.304 en 1890 et 52.191 en 1891.
(1) Chronique économique, lievue d'Economie politique, t. XV, 1901, p. «77
Ce nombre passe de 54.990 en 1898 et 54.215 en 1899 à 60.481 en 1900, 59.031 en 1901 et 58.479 en 1902.
Ainsi les affaires contentieuses continuent normalement une progression croissante en 1855 et 1878, décroissante en 1889, sont en diminution en 1867 et en augmentation en 1900. La plus forte augmentation du nombre des affaires se place à Paris comme en province en 1854. On voit combien est ici divergente la statistique.
Les affaires contentieuses sont en diminution les années qui suivent immédiatement les Expositions de 1855, de 1878, de 1889 et de 1900. Elles ne sont en augmentation que l’année qui suit l’Exposition de 18G7. Nous avons vu que cette Exposition se trouvait dans des conditions spéciales au point de vue économique. Si l’on s’attache uniquement au symptôme fourni par le nombre des affaires contentieuses, c’est, on le voit, non une crise, mais le contraire d’une crise qui suit pour le commerce parisien chaque année d’exposition.
Mais cette prospérité, Paris ne l’obtiendrait-il qu’aux dépens de la prospérité générale du pays ? Examinons les données numériques non plus pour la province ou pour Paris, mais pour l’ensemble de la France.
Voyons les faillites.
Le nombre total des faillites en France passe de 2.671 en 1853 et 3.691 en 1854 à 3.540 en 1855, 3.717 en 1856, et 3.983 en 1857.
Ce nombre passe de 4.839 en 1865 et 5.198 en 1866 à 5.581 en 1867, 5.831 en 1868 et 6.040 en 1869.
Ce nombre passe de 5.193 en 1870, 5.480 en 1877 à 6.021 en 1878, 6.174 en 1879 et 6.295 en 1880.
Ce nombre est de 8.126 en 1887 et de 8.381 en 1888. En 1889
il y a en France 2.870 liquidations judiciaires et 6.819 faillites, en 1890 2.516 liquidations judiciaires et 6.052 faillites, en 1891 2.752 liquidations judiciaires et 5.826 faillites.
En 1898 il y a en France 2.891 liquidations judiciaires et 6.685 faillites, en 1899, 2.834 liquidations judiciaires et