Fabroni. Magni Cosmi Medicü vita
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avec une petite pince. On sait l'estime et l'affection qu'avait Côme pour Donatello ; c'est à San Lorenzo que l'artiste fut enterré, auprès de son illustre patron, auquel il survécut deux ans.
Il y avait autrefois dans cette même église une autre représentation des saints par Giovannangelo di Montreschi (?).
L'iconographie la plus complète de saint Côme et saint Damien est dans l’œuvre de Fra Angelico, le moine de Fiesole qui vécut si saintement sur cette terre que l'Eglise l’a placé parmi les saints après sa mort. Treize de ses peintures, et d’autres qu’on lui. attribue, représentent la vie des deux frères. Ce dernier des gothiques naquit en 1387, et ne se révéla pein-
tre — et grand peintre — qu'à 22 ans, comme il venait
d'entrer chez les dominicains de Cortone, que le grand schisme d'Orient obligea peu après à quitter leur cou-
-vent pour se réfugier à Fiesole. C’est là qu'il peignit
pour la première fois les deux médecins, sur la prédelle d'un retable pour l’autel de Saint-Dominique, vers 1420. C'est une œuvre de débutant (1), claire et jolie : dans une longue théorie de bienheureux, vêtus d'une tunique flottante que tient une boucle d'or, Côme et Damien en extase considèrent le Christ dans sa gloire. L'un d’eux est muni d’un instrument allongé et d’un petit vase transparent, probablement une lancette et un récipient à recueillir le produit de la saignée.
Vers 1430 le frère angélique peint pour le couvent