‹ Essai iconographique sur S. Côme et S. DamienChapitre 25 sur 46 · A Florence. Galerie des Arts · texte numérisé non relu

A Florence. Galerie des Arts

3, Cette scène a été gravée au xvni° siècle par Jameson, et au début

du xix° par Chiosone,

ID examinant les urines d’un malade dans un petit väse ad hoc, ou matella (1); c'est un détail très rare en Italie.

On trouve encore saint Côme et saint Damien parmi les saints de plusieurs Vierge à l'Enfant florentines conçues sur le. thème habituel et classique; ils sont en docteurs, avec la toque, et comme attribut l'écritoire, rarement la boîte à drogues où un gros livre. Citons celles de Baldovinetti (1427-1499) (2), Ghirlandajo (3); Botticelli (4), et Francisco di Maineri (5). Une autre, par Benozzo Gozzoli (1420-1498), présente pour nous l'avantage d’être au Louvre. L'auteur, élève d’Angelico dont il hérita toutes les grâces terrestres mais non pas les divines, fut un des peintres attitrés des Médicis. L'ouvrage, décoration d’autel d'une émouvante beauté, nous montre un saint Côme et un saint Damien, vêtus. non pas en docteurs de Faculté, mais en bourgeois florentins, avec le chaperon que nous leur avons vu quelquefois. Un des tableautins de la prédelle représente leur supplice auquel assiste une foule terrifiée.

Avant de quitter Florence, il faut parler de deux statues destinées au tombeau de Côme de Médicis ; elles sont à la chapelle San Lorenzo, où il est enterré. L'his-

1. Sorte de fioie pansue à long col (ef. pl. V, VI, VII et VIID) que l’on | eéxaminait par transparence. |

2. Commandée par Côme pour sa villa de Caffagiolo, d’où elle fut portée aux Offices en 1796, Reproduite in Vasari, Vita di Baldovinetti. Florence [Bemporad], 1912. :

3. Citée sans référence par Wessely, et décrite dans son Iconografia Gottes und der Heiligen.

4. Aux Offices. Attribution douteuse, probablement d’un élève.

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