À Londres, dans la collection de sir Martin Conway
ES ps toire est cohnue (1) des vicissitudes que souffrit Michel- Ange, pour punitiof de l’orgueil avec lequel il entreprit les fabuleux tombeaux, tous inachevés, de Jules IL et des Médicis, rêves dont la postérité n’a jamais connu que lés prodigieux avortements. « Io mi trovo aver per-dutta tutta la mia giovinezza, legato a questa sepullur& », écrivait-il, vieillard, à un prélat. Lorsque Clément VII le renvoya à Florence en lui permettant de s’aider dans son interminable tâche des meilleurs ar- Listes qu'il trouverait, c’est à deux de ces collaborateurs que Michel-Ange confia le Côme et le Damien qui flanquent sa Vierge à l'enfant. Saint Côme est de la main d’un moine dont Michel-Ange admirait beaucoup le talent: Fra Giovann'Agnolo (1507-1563), dit lé Mont'Orsoli, d’une terre de son père, riché propriétaire florentin. Saint Damien est d’un autre florentin, fils de sculpteur lui-même, et élève de l’auteur des Esclaves : Raffaello Monte-Luppo (1505-1566). Les deux saints sont représentés à l'antique ; ils tiennent une petite boîte à drogues. L'œuvre du Mont'Orsoli est très belle ; celle de Monte-Luppo plus froide, l'une et l’autre fortement imitées du grand artiste qui les dirigea (2).
Enfin n'oublions pas les monnaies que fit frapper Alexandre de Médicis lorsqu'il osa le premier, en 1532, substituer les emblèmes de sa famille au lys rouge de la
République. On y voit saint Côme et saint Damien à
4. Cf. : La Renaissance par le comte de Gobineau. 2, Une photo de la chapelle des Médicis avec les trois statues $e trouve
dans : Muntz. Histoire de l’art de la Renaissance, II, p. 395.