‹ Essai iconographique sur S. Côme et S. DamienChapitre 41 sur 46 · Cf: : note 2, page · texte numérisé non relu

Cf: : note 2, page

5, Cf. une sculptüre semblable, en bois du xv° siècle, sur la façade

de la maison des Trois-Cornets, à Lisieux,

ro

Avant la guerre, on voyait un saint Damien du xv° siècle tenant à la main une trousse en forme d’escarcelle, sur un cul-de-lampe de l’église de Proix (Aisne); et c’est encore en Picardie, surtout en Beauvaisis que l’on rencontre le plus d’effigies des deux saints, ce qui est peut-être dû à la proximité de Luzarches, où les reliques furent apportées par un seigneur du Beauvaisis, Jean

de Beaumont (1).

On trouve à l’église de La Neuville-en-Hez, près de Cler-

mont-en-Beauvaisis, trois statues en bois, du xv° siècle, d'un travail agréable (2) ; ces saints Côme et Damien sont en robe courte et culotte, houppelande à manches très pendantes, barrette, et chaussures à bout carré. bâillant. L'un brandit un urinal, et semble affirmer l'importance des renseignements qu'il entire. Le deuxième porte au cou une croix tenue par une large chaîne à anneaux carrés ; 1l tient une spatule et un mortier. Le dernier, doté d’une abondante: chevelure frisée, s’apprête à ouvrir une trousse d'instruments pendue à son cou par une courroie (3). |

1. Le diocèse de Beauvais, dans sa configuration du Concordat, possède quatre églises dédiées aux deux frères ; seul celui d’Agen, avec six églises, le dépasse sur ce point. Les églises ou chapelles à S. Côme et S. Damien se rencontrent encore surtout en Ile-de-France, Corse, Alsace, Lorraine et Poitou.

Outre le pèlerinage aux deux saints de Luzarches, il y en a un à Antilly, en Vendée, et un autre près d'Auxerre ; teette liste est sûrement très incomplète.

2. Faut-il voir dans la troisième saint Luc, ou un saint Côme dépareillé ?

3. On m'a signalé deux statues du même genre au musée de Beauvais, et deux autres à celui de Tours, ces dernières provenant du prieuré de Saint-Côme, Cf. ci-dessus, page .

Ce LE

Le portail de l’église de Luzarches garde deux médaillons de la Renaissance, très abimés malheureusement, Il y a quelques lustres, le chanoine Muller reconnaissait sur le premier la naissance des deux frères (donc considérés comme jumeaux), leur mère étendue sur le lit, une matrone tenant un des nouveau-nés, une garde lavant Pautre ; de plus récentes mulilations font qu’on ne distingue la scène qu'à grand’peine. Le deuxième médaillon est une image du pèlerinage qui se faisait à l'endroit même ; il représente l’intérieur de l’église, où des pèlerins sont agenouillés devant un Christ en croix entre la Vierge et saint Jean, tandis qu’un médecin soigne au premier plan un malade étendu.

Le D' Mousson-Lanauze a publié naguère les photographies de trois statues périgourdines (1). L'une, en pierre, du xvr' siècle, à l’église de Trélissac,est d’un faire très curieux ; le saint, en bonnet universitaire, tient une fiole d’urines, et ses traits sont, paraît-il, tout à fait ceux du feu professeur Bouchard. Les deux autres statues, de style classique et banal, montrent des saints jeunes, tête nue, tels des étudiants en soutenance de thèse, munis chacun d’une spatule et d’une petite

matella.

Vitraux.

Que de ravages à déplorer : le bon goût de Jean- Jacques Rousseau et des chanoïnes du xvirr° siècle, la

grêle, la Révolution, les guerres ; bientôt l’art fragile

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