‹ Essai iconographique sur S. Côme et S. DamienChapitre 8 sur 46 · FOIRE · texte numérisé non relu

FOIRE

dans la solitudé, après avoir résigné l'honneur d’être abbé de Pontoise. C’est là aussi que mourut en 1088 l'hérésiarque Béranger repentant (1), et, après la Noël de 1585, le poète Ronsard venü y chercher la guérison dé sa goutte.

Reims possédait aussi des reliques, que saint Foulques, inquiet du voisinage des normands, transporta en 894 de l’église Saint-Martin d'Ennemain.

Un seigneur du Beauvaisis, le comte Jean de Beaumont (2), récut à Rome, du Pape Alexandre III (3), deux gros ossements entiers et plusieurs autres reliques de Côme et de Damien ; il les apporta à Luzarches, bourg peu éloigné de Beaumont, où furent élevées deux églises en l'honneur des deux saints. Celle de saint Côme fut collégiale, et un chapitre constitué pour augmenter le luxe et la dignité de la fondation.

Ce que cette collégiale Saint-Côme contint de châsses précieuses, de joyaux, monstrances, trésors d’'orfèvrerie, draps d’or, ornements, quelles reliques vinrent s’y accumuler, c’est ce dont un chanoine de Senlis, Afforty, nous à conservé le détail, éblouissant comme un conte des Mille et une nuits (k). La reine Jeanne de Bourgogne, en 1320, fit don de magnifiques reliquaires d'argent, que les chanoines enrichirent encore en 1340. L'installation des ossements dans ces nouveaux reliquaires, dit

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