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celle de Westphalet qui, semble-t-il, pourraient encore plus légitimement être rapprochées de l'observation de Cuvier; il s'agit de 3 individus jeunes, une jeune fille de 17 ans, et deux hommes de 18 et31 ans, qui dans le cours d’une même maladie, lafièvre typhoïde d'assez forte intensité, furent pris d'accidents bulbaires avec phénomènes. de faiblesse motrice de la musculature générale. Ces accidents bulbaires consistaient en une très forte dysarthrie qui par son intensité rendait la parole inintelligible : la langue ne pouvait être projetée en arrière de l’arcade dentaire, une paralysie unilatérale du facial inférieur avec forte parésie du facial supérieur et paralysie du voile du palais, une forte accélération du pouls (120, 140) avec cyanose et refroidissement des extrémités, une forte parésie des muscles masticateurs; ces troubles bulbaires étaient accompagnés d'une faiblesse très marquée de la musculature générale du corps, sans, cependant aucune paralysie, sans troubles dela sensibilité, sans perte des réflexes: cette faiblesse n'était pas accompagnée de douleur à la pression des muscles et des troncs nerveux; en dehors des symptômes de la fièvre | typhoïde concomitante, il n’y avait pas de phénomènes généraux notables, pas de délire, d’agitation, de céphalée, ni de raideur de la nuque, ni aucun symptôme de méningite. Deux de'ces cas guérirént rapidement après que l’un d’eux eut présenté un faible degré denévrite optique; le troisième, chez lequel tous les symptômes s'étaient. produits dès la 1"° semaine dela fièvre typhoïde et s'étaient accompa= gnés de quelques troubles cérébraux avec une double névrite optique, succomba, et l’autopsie montra que macroscopiquement aussi bien qu'au microscope il n’y avait de lésions bulbaires ni cérébrales.
Ces phénomènes bulbaires et généraux survenant dans le cours d’une affection qui, comme la fièvre typhoïde, est parmi les plus fréquemmentnotées comme pouvant se compliquer de paralysie ascen= dante aiguë, peuvent assurément être regardés comme le premier stade de l'affection à laquelle succomba Cuvier: si l'on admet cette manière de voir, on élargit singulièrement la conception de la maladie que nous étudions.
Les troubles cérébraux sont bien plus rares que les troubles bulbaires ; dans la grande majorité des cas l'intelligence reste lucide jusqu'à la fin; assez fréquemment le malade a de sinistres pressenti-
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