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ments, une grande inquiétude; mais très souvent aussi on n'observe rien d’anormal; quelquefois, à la fin, dans les quelques heures qui précèdent la mort, il survient de l'agitation, du délire; mais il faut alors faire la part de l'asphyxie progressive du malade qui explique
. bien suffisamment ces phénomènes.
On peut cependant observer des accidents cérébraux dès le début : Roux a noté de l'obnubilation intellectuelle, Walton des alternatives d’agitation et de dépression, Barth du changement du caractère qui devint irritable et inquiet, Velden de l'excitation vive, «le
- malade délire, se plaint, demande un revolver ». Pailhas (d'Albi)
a récemment rapporté uneobservation intéressante (Arch. de neurologie, décembre 1895) d’un soldat de 24 ans qui au milieu d’une épidémie d’influenza présenta, après quelques jours de cette maladie : «une très grande faiblesse de tout le corps et principalement des jambes qui ne peuvent le supporter, de l'abolition des réflexes, du ralentissement du cœur, les pupilles largement dilatées etréagissant mollement à la lumière et-une difficulté notable de la parole : le malade parlait en scandant les syllabes avec pauses entreles divers mots, la langue ne paraissait pas déviée, ses mouvements étaient libres ; pas de troubles des sphincters; au bout de six jours, les phénomènes moteurs restant les mêmes, on note une amélioration de la parole qui était redevenue à peu près normale au bout de 14 jours ; guérison. Deux mois après, légère récidive avec mêmes troubles aphasiques.
Les accidents généraux qui accompagnent la paralysie ascendante : aiguë sont des plus variables, et cela se comprend quand on envisage la multiplicité des affections dans lesquelles on a observé cette complication ; même dans les cas oùelle survient sans maladie antérieure l’état général est des plus variables. Dans un très grand nombre d'observations elle est accompagnée de fièvre, d’un état général infectieux avec grosse rate, insomnie, anorexie, malaise général accentué, qui donnent bien l'impression d'uneinfection générale de l'organisme et qui sont un argument puissant en faveur de l'origine infectieuse, maintenant admise par beaucoup d'auteurs, de cette maladie.
Cet aspect général infectieux est parfois très prononcé au point d'aller jusqu’à la forme septicémique, avec haute température (Starr, Journal of nerv. diseases; 1895) ; un état analogue mais sans