SARA
fièvre, avec purpura, douleurs rhumatoïdes, anurie, a été noté par Barth; dans d’autres cas, il n’y a ni fièvre, ni état général infectieux (Féré). Entre ces deux extrêmes on observe tous les intermédiaires.
La mort arrive après une durée extrêmement variable qui va de quelques heures à plusieurs semaines (14 semaines dans un cäs de Dilleret Meyer). Elle survient d'ordinaire jar asphyxie soit brusque (P. Levi), soit progressivement rapide (Eisenlohr). Quelqüefois le malade s'éteint lentement (Féré). La syncope n’est pas rare (Barth), souvent aussi le coma termine la scène (Oliver, observ. personnelle), fréquemment enfin, une complication intercurrente enlève le malade.
Mais la guérison s’observe souvent; on voit alors les accidents céder soit très rapidement en quelques heures (Sorgenfrey), soit lentement et tout phénomène disparaître totalement, le malade recouvrant uné santé parfaite, ou bien laissant après eux des reliquäts lents à disparaître : faiblesse musculaire persistante, perte des réflexes, atrophies, etc. {
Les différents symptômes que nous venons de passer en revue montrent que les paralysies ascendantes aiguës sont, au point de vue chinique, — le seül que nous ayons envisagé jusqu'à présent, — excessivement variables dans leur tableau symptomatique, ainsi que Bernhardt l'a déjà remarqué (1888). Si l'on étudie isolément chacun des symptômes principaux, on voit qu'il peut offrir tous les degrés d'importance, depuis une intensité considérable jusqu'à une absence complète, que les mêmes troubles viennent se grouper de façons très diverses et qu’il devient extrêmement difficile de donner de la maladie une définition exacte et complète, à moins d'accepter où de rejeter arbitrairement certains symptômes, comme le fait Petitfils (1873) qui, dominé par cette idée que la paralysie ascendante aiguë est identique à la paralysie spinale aiguë de l’adulte, dénie Ce nom aux cas où l’on a constaté des troubles marqués du rectum et de la vessie, des troubles de la sensibilité, des troubles trophiques, de l’exagération des réflexes... où Westphal (1876), qui refuse cette dénomination aux cas dans lesquels l’excitabilité faradique n’est pas consérvée, ou encore Senator (1893), qui la réserve aux paralysies aiguës à marche ascendante ou descendante, exclusivement motrices, qui ne s’accompagnent ni de troubles de la sensibilité, ni de réaction de dégénérescence. Mais en étudiant tous ces symptômes, nous avons vu que dans des cas, aussi typiques que possible, de paralysie ascen: dante aiguë, ils peuvent exister parfois à un très haut degré, et on ne saurait se fonder sur la présence ou l’absence d’un de ces symptômes pour rejeter certains faits hors du cadre de la paralysie ascendante aiguë. Ce qui, parfois, vient compliquer la question, c'est que, pour beaucoup d'auteurs, les termes de paralysie ascendante aiguë et de paralysie deLandry sont synonymes ; or, il n’en est rien. La paralysie de Landry n’est qu'une forme particulière de paralysie ascendante aiguë, exactement au même titre que le mal de Bright n’est qu'une forme spéciale de néphrite chronique; on n’a pas à définir la paralysie
de Landry autrement que son auteur lui-même ne l’a fait en 1859. Mais à côté de ce type, auquel d’ailleurs manquent plusieurs caractéristiques