‹ Essai Les Paralysies Ascendantes AiguësChapitre 17 sur 25 · RER · texte numérisé non relu

RER

qui, dans ce temps, n'étaient pas connues, telles que l'état des réflexes tendineux, la recherche des réactions électriques, etc., il en existe d’autres qui s’en éloignent par des dégradations successives, de telle sorte que dans les paralysies ascendantes aiguës, on trouve tous les intermédiaires, toutes les formes de transition entre le type de / Landry et la forme commune de la myélite aiguë généralisée. *

Îlest cependant possible, dans le complexus clinique des paralysies ascendantes aiguës, de distinguer quelques types.

Tout d’abord, une forme ou un groupe de formes qui se rapprochent beaucoup du type décrit par Landry et qui se retrouvent très fréquemiment, non pas, sans doute, sans des modifications parfois importantes, mais conservant toujours un aspect clinique bien particulier, survenant dans le cours ou dans la convalescence de maladies aiguës ou après une affection générale mal déterminée, le plus souvent d’ailleurs infectieuse, avec perte des réflexes, troubles de sensibilité en général peu accentués et, enfin, phénomènes bulbaires pouvant entraîner la mort.

Il est probable qu'il doit exister, suivant la nature de l'infection causale, des différences cliniques entre les paralysies ascendantes aiguës de cette forme, et que celle qui s’observe à la suite de la variole doit avoir des caractères particuliers qui la distinguent de celle qui survient par exemple à la suite d'une fièvre typhoïde; mais comme ce sont là des complications en somme très rares de ces maladies, le nombre des observations que nous possédons à l’heure actuelle n’est pas assez considérable pour qu’on puisse tenter cette AA clinique.

Leyden (1894) distingue deux types : 4° Une forme bulbaire dans. laquelle les accidents touchent surtout le bulbe, peuvent même envahir primitivement cet organe pour s'étendre ensuite au reste, comme dans le cas de Cuvier, ou s’y cantonner plus ou moins exclusivement, «omme dans l'observation de Westphal à laquelle nous ajouterons celles d'Eisenlohr que nous avons rapportées plus haut.

2° Une forme névritique, dans laquelle il range toutes les autres observations.

Il nous semble qu'on pourrait réduire cette forme aux faits dans lesquels les symptômes se rapprochent par certains côtés de phénomènes considérés aujourd'hui comme produits par une polynévrite périphérique. Ce sont les éas dans lesquels les phénomènes sen-

Page 1