TO
Qi po LEE 7 EE
re
sitifs occupent une place importante, où à côté de la paralysie motrice ascendante on note des paresthésies, fourmillements, engourdissements, brülures, douleurs spontanées plus ou moins généralisées, et surtout douleurs à la pression des muscles et des troncs nerveux ; tous les phénomènes sensitifs précèdent de peu de temps la paralysie et dans quelques cas même se faisant successivement dans le domaine de différents nerfs; le type de cette forme névritique serait l'observation d'Eichhorst que nous résumons brièvement :
Femme ägée, ayant souffert quelques jours auparavant d’une fièvre inlermittente quotidienne, guérie par la quinine.
Un jour elle fut prise brusquement d’une paralysie complète du nerf péronier superficiel gauche avec douleurs extrêmement violentes et profondes, fourmillements, sensations defroid, sueurs profuses, diminution de la sensibilité cutanée sur la région innervéc par le nerf, puis extinction complète et rapide de la sensibilité. Dès le lendemain, perte de laréaction électrique.
Au bout d'une semaine sans fièvre, le même nerf péronier droit est pris après un jour de fièvre; trois jours plus tard, paralysie du nerf tibial postérieur gauche.
Dans les dix jours qui suivirent, survint une série de paralysies des extrémités nerveuses ; au bout de ce temps les extrémités des quatre membres étaient incapables de tout mouvement. Quarante-huit heures avant la mort, il survint une cécité subite et complète. Respiration irrégulière, Au moment de la mort, 380,8 de température.
D'une manière générale, cette forme névritique serait caractérisée par les troubles sensitifs plus accusés, son évolution plus lente, et la fréquence de la guérison.
Leyden se borne à distinguer deux formes bulbaire et névritique
en donnant à cette dernière une bien plus large extension; mais au
point de vue clinique il est manifeste que cette classification est bien exclusive, car les cas bulbaires sont exceptionnels et infiniment plus rares que ceux dans lesquels les accidents commencent par la moelle lombaire; on est donc conduit à faire un troisième groupe à part comprenant les cas surtout spinaux, c’est-à-dire — car il n’est pas question ici d'anatomie pathologique — se rapprochant davantage du tableau clinique de la myélite aiguë centrale. Ces cas peuvent même arriver, quand la mort ne se produit pas trop rapidement et laisse la maladie suivre son cours pendant un temps assez long, à réaliser complètement le type d'une myélite diffuse aiguë. Un bon exemple en
eët l'observation d’Achard et Guinon(1889) dans laquelle une paralysié ascendante aiguë, qui à son début rappelait le type de Landry, s'arrêta et évolua ültérieurement comme une myélite aiguë ordinaire.
Dans cette forme spinale de la maladie on pourrait faire une place à part aux cas de paralysie ascendañte aiguë qui s’accompagnent de troubles trophiques importants et par leur évolution rappellent plus ou moins complètement le tableau de la paralysie spinale antérieure aiguë de l'adulte. Il est bien certain qu’on ne peut pas identifier complètement les deux maladies à l'exemple de Petitfils; mais il paraît très admissible que la paralysie spinale antérieure aiguë puisse dans sa période d'envahissement évoluer sous la forme de paralysie ascendante aiguë. Schultze (1884) a appelé l'attention sur les troubles tropliiques ; mais les deux observatiotis qu’il relate sous le nom de paralysie ascendante aiguë se rapportent bien plutôt au type décrit par Duchenne sous le nom de paralysie générale spinale antérieure subaiguë; il distinguait plusieurs formes cliniques : une paralysie ascendante aiguë et subaiguë exclusivement motrice, une forme mixte et une paralysie ascendante aiguë et subaiguë atrophique, tout en montrant qu’au point de vue de la clinique il était très difficile, presque impossible de distinguer la paralysie de Landry de certaines formes de myélite peu intenses. :
On comprend aisément que toutes ces divisions soient plus schématiques que réelles et que toujours en clinique toutes ces formes sont plus où moins mélangées, soit d'emblée, soit dans le courant dé leur évolution. C’est seulement la prédominance de tel ou tel symptôme qui permet d'établir ces distinctiotis. La cliniqüe nous montre associés suivant des formes variables des symptômes cérébraux, des symptômes médullaires, des symptômes de névrite. Il semble donc que tout le système nerveux, depuis le cerveau jusqu'aux nerfs péri: phériques, soit frappé dans son ensemble, avec prédominance tantôt sur un point, tantôt sur un autre, sans qu’on puisse toujours localiser Sur le même point le siège de la maladie.
En un mot, les paralysies ascendantes aiguës forment un vaste complexus clinique d'une étiologie et d’une FI PRRRREES très variables allant depuis la paralysie de Landry jusqu'aux myélites diffuses aiguës avec toutes les fortes intermédiaires ; ce n’est pas une entité nosographique, € 'est simplement un sÿ anne clinique: