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plus grand nombre paraissait normal ou à peu près. Du reste il y avait un cer-
tain nombre de tubes dans lesquels l’altération était moins avancée, de telle sorte que l’on pouvait constater tous les degrés intermédiaires entre le tube nerveux normal et celui qui était le siège d'une allération déjà assez avancée.
Le tissu conjonctif intertubulaire contenait un certain nombre de corps granuleux. Quant aux vaisseaux des racines antérieures, ils ne paraissaient pas altérés.
Les racines postérieures examinées par les mêmes procédés n’ont pas présenté d'altérations appréciables.
Nerfs intra-musculaires : Vexamen à porté sur des nerfs provenant du jambier
antérieur du côté gauche et du triceps crural du même côté. Dans chaque pré-
paration nous avons pu constater sur un certain nombre de tubes nerveux des altérations analogues à celles des racines antérieures, savoir fragmentation de la myéline, végétation du protoplasma, multiplication des noyaux et destruction du cylindre-axe.
Muscles.— Dissociés dans L eau distillée et examinés au microscope, les muscles (fragments du jambier antérieur, et du triceps crural) paraissaient absolument. normaux, le faisceau primitif apparaissait très nettement avec sa striation transversale et longitudinale, et en colorant les noyaux par le picro-carmin on ne notait pas de mulliplication de ces éléments; si nous nous étions bornés à cet examen superficiel le tissu musculaire eût été regardé comme sain. Mais en employant l'acide osmique on pouvait constater que le tissu musculaire, sans être profondément altéré, était loin d'avoir ses caractères normaux. Chaque faisceau primitif apparaissait parsemé d’une innombrable quantité de petits points noirâtres, visibles seulement à un grossissement de 300 diam., et le pointillé de nature évidemment graisseuse, ainsi que le démontrait l’action de l'acide osmique, siégeait non pas seulement sous le sarcolemme, mais dans toute l'épaisseur du faisceau primitif, ce dont on se rendait parfaitement compte en variant la mise au point de l'objectif. Ce pointillé granulo-graisseux se rencontrait sur tous les muscles que nous avons examinés et cette altération du faisceau primitif nous explique la diminution de contractilité électrique observée pendant la vie.
Moelle épinière, — Examinée par la méthode de Ranvier (macération pendant 24 heures dans l'acool au Liers) sur des fragments pris à des hauteurs différentes dans la moelle, sur aucune préparation nous n’avons rencontré des corps granuleux, si fréquents dans la myélite aiguë.
Les noyaux de la névroglie et les fbrilles de cette dernière n'étaient pas plus nombreux qu’à l’état normal.
Les vaisseaux ne présentaient rien de particulier, leur gaine lymphatique ne contenait pas plus de globules blancs que d'habitude.
Les cellules des cornes antérieures étaient toutes dans un état d’intégrité
‘parfaite, chaque cellule se montrait avec ses caractères habituels, sa masse pro-
toplasmique contenant à l’une de ses extrémités une petite masse de granulations réfringentes, jaunâtres, son noyau et son nucléole colorés par le carmin.
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Quant aux prolongements, ils étaient d’une longueur remarquable, le prolongement cylindre-axe en particulier, et çe dernier était souvent bifurqué à son extrémité; les tubes nerveux et les cylindres-axes ne présentaient aucune trace de cet état hypertrophique que l’on rencontre souvent dans les myélites aiguës.
En résumé, l'examen histologiqne pratiqué à l’état frais faisait rejeter absolument l’idée d'une myélite parenchymateuse ou interstitielle et les préparations histologiques que nous avons obtenues auraient pu servir comme des types d’histologie normale de la moelle épinière.
Après durcissement dans l’acide chromique à 3/1000° pendant deux mois, la moëlle a été examinée à l’aide de coupes transversales pratiquées dans toute sa hauteur ; les coupes très nombreuses, une centaine environ, ont été colorées au carmin neutre, traitées par l'alcool et l'essence de girofle et montées dans le baume. de Canada.
Les cellules des cornes antérieures se présentent partout avec leurs caractères normaux, noyau et nucléole colorés par le carmin, protoplasma normal comme volume et comme transparence avec une petite masse granuleuse à sonintérieur, prolongements cylindres-axes et anastomotiques nombreux et eloisonnanten tous sens l'aire des cornes antérieures. Chacun des trois groupes cellulaires se présente dans toute la hauteur de la moelle avec ses caractères absolument physiologiques. A la région lombaire les cellules des colonnes vésicu= laires présentent leurs caractères habituels, c’est-à-dire qu’elles sont arrondies et à prolongements peu apparents.
Substance blanche absolament normale, pas de trace d’hypertrophie des cylindres-axes.
Le canal central se présente avec ses caractères ordinaires et son diamètre normal jusqu’à la région cervicale. À ce niveau il est un peu dilaté entre les 3e et la 6e paire. IL est partout révêtu de son épithélium cylindrique.
Les commissures blanche et grise ne présentent pas trace de processus irritatifs, et les petits éléments arrondis ou fusiformes qui forment si souvent de petites séries linéaires autour du canal central dans le tissu péri-épendymaire sont peut-être moins nombreux que sur une moelle saine.
Vaisseaux. — Pas trace de processus irritatif soit des parois capillaires, soit de leurs gaines lymphatiques.
Névroglie. — Ces coupes de la moelle se colorent bien par le carmin, mais pas mieux que des coupes de moelle normale ; les noyaux de la névroglie ne sont en parliculier pas plus nombreux qu’à l’état normal, comme nous avons pu nous en assurer en comparant nos préparations avec d’autres coupes. de moelle provenant de sujets ayant suécombé à des affections étrangères au système médullaire, :
En résumé, l'examen de la moelle à l'état frais comme après durcissement ne nous à montré aucune espèce d’altération appréciable à nos moyens actuels d'investigation, et nos préparations pourraient servir comme des types de moelle absolument normale,
Le bulbe rachidien, examiné au microscope après durcissement, n’a pas prés senté d’altérations,