‹ Essai médical sur les huîtresChapitre 5 sur 8 · Elle est abondamment précipitée par l’'ammoniique · texte numérisé non relu

Elle est abondamment précipitée par l’'ammoniique

5. Par l'acide hydro-chlorique, il se forme quelques flocons blanchâtres, et la liqueur fil-

(33 ) trée nest plus précipitée par l’ammoniaque.

6.° Par l'oxalate d'ammoniaque on obtient un précipité blanc sous forme de cristaux soyeux et brillans. L

7. Avec l'eau de chaux elle donne un précipité considérable, gélatineux, qui ne devient pas grenu par le repos.

8.° L'acide sulfurique concentré en dégage une odeur d'acide hydro-chlorique , qui a quelque chose d'animalisé et de désagréable. Il s’y forme en même temps quelques flocons blanchâtres.

9° Le nitrate d'argent y produit un précipité caillebotté très-abondant, insoluble dans un excès d'acide nitrique pur. |

10.° Il se forme par l'hydro-chlorate de baryte un précipité blanc, entièrement insoluble dans l'acide hydro-chlorique.

Il résulte de ces expériences que l’eau des huîtres contient beaucoup d'hydro-chlorate de soude , d'hydro-chlorate de magnésie, de sulfate de chaux, de sulfate de magnésie, et une assez grande quantité de matière animale.

Une autre portion d’eau, après avoir été filtrée, présentait une couleur opaline : mise dans une capsule de platine que l’on a ensuite placée sur un bain de sable très-chaud, l'ébullition a eu

lieu promptement, et la liqueur est devenue très-écumeuse : bientôt après , toujours en continuant l’ébullition, l'écume s’est affaissée et n'a plus reparu ; la liqueur est restée laiteuse, et il ne s'y est formé aucun précipité. On a poussé l'évaporation jusqu’à siccité , à l’aide d’une température de soixante degrés seulement , et alors on aobtenu un résidu jaunâtre , ayant une odeur assez agréable de viande rôtie.

Ce résidu, traité par l'alcool très-rectifié, lui a donné une couleur ambrée. La masse saline est devenue d'un blanc grisâtre. La liqueur filtrée et l'alcool évaporé à une douce chaleur, il est resté une masse extractive de couleur ambrée, ayant une très - forte odeur de jus de viande, et la saveur de l'osmazome. Examinée plus particulièrement, on a trouvé que cette matière extractive contenait une petite quantité d'hydrochlorate déliquescent, et que toutes ses propriétés la rapprochaient tellement de l’osmazome, que l'on ne doit pas balancer à la considérer comme telle.

Le résidu salin que l'alcool n'avait pas dissous contenait toutes les matières salines que l’on a reconnues dans l’eau de la première expérience, excepté l'hydro-chlorate de magnésie contenu dans l’osmazome dissous par l'alcool.

(55 ) De l’Animal.

Dans les expériences qui vont suivre , on s’est proposé d'examiner l’action que le lait, les acides du vinaigre, du citron, etc., et les liqueurs spiritueuses exercent sur les huîtres.

1.0 Des huîtres très-fraîches mises dans du lait n'avaient, au bout de six heures, éprouvé aucun changement remarquable.

2.° On a mis dans un petit matras une huître très - fraîche , sur laquelle on a versé une petite quantité d'acide acétique faible, qui, au bout d'un quart d'heure, en avait opéré en partie la dissolution. Placé ensuite sur un bain de sable, l'ébullition a achevé de la dissoudre, moins une petite portion qui avait une couleur verdâtre.

L'acide citrique et l'acide tartarique ont agi de la même manière que l'acide acétique.

3.° Après un quart d'heure de macération dans de l'alcool à 12 degrés, une huître fraîche est devenue blanchäâtre , opaque dans toutes ses parties, et d'une plus grande consistance qu'avant l’opération. Mise dans un matras et chauffée jusqu à l'ébullition , elle s’est retirée sur elle-même, et s'est beaucoup durcie ; d'où on doit conclure, 1.” que le lait ne dissout pas les huîtres.

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