‹ Essai pathogénique de certaines formes cliniques de la maladie de PagetChapitre 21 sur 33 · ARR · texte numérisé non relu

ARR

lement localisée à cet endroit, ni HORAR Eee ni provoquée par la palpation.

De plus la selle turcique est comme soulevée par un épaississement osseux surtout manifeste à sa partie antérieure.

La malade se plaint d’une légère surdité.

Le reste du squelette fut radiographié : rachis, membres, extrémités, aucune déformation n’y fut constatée.

ïes urines ne contiennent ni albumine, n1 sucre.

Les poumons sont normaux, le cœur aussi.

Ii ne paraît y avoir aucune lésion artérielle, on ne trouve aucun signe de sclérose. La tension artérielle à l’oscillomètre de Pachon est : tension max. : 15 ; tension min. : 11.

La réaction de Wassermann est positive.

La ponction lombaire a donné les renseignements sui- vants (laboratoire de la clinique médicale de l'Hôtel-Dieu, 8 août 1913) :

Liquide hypertendu — en jet.

Albumine + +

Grosse lymphocytose céphalorachidienne, 10 à 15 éléments par champ d’immersion.

Il s’agit de toute évidence d’une syphilitique. I lui a été fait à son entrée à l'hôpital une série de douze injections de büodure. La difficulté de la marche qui est le symptôme le plus gênant pour la malade est restée la même. Les jambes n’ont pas diminué de volume. <

La radiographie a montré très nettement que chez cette syphilitique, il s'agissait bien d’une ostéopathie syphilitique et non d’une maladie de Paget comme on avait pu et même dû le penser. On peut se rendre compte par la planche que nous joignons à notre observation que l'os primitif est engaîné dans une couche compacte d’os surajouté.

C’est sur cette forme d’ostéopathie et sur la forme précé-. dente que nous insisterons dans notre étude pathogénique.

HI

Page 1