PAPERS
TE
comprend sous ce nom une série d’affections fort différentes qui n’ont de commun que l’obscurité de leur étiologie. Quoi qu’il en soit, cette théorie a été critiquée et repoussée par Thibierge, qui fait remarquer que, s’il est vrai que des lésions articulaires puissent s’observer
chez les pagétiques, elles ne sauraient être considérées
comme primitives. « Par leur exacte limitation aux arti-
culations en rapport avec des os altérés, par leur peu
d'intensité (frottements, épanchements articulaires très
modérés) elles semblent indiquer qu’elles résultent de ‘ l'extension aux tissus articulaires d’un processus primi-
tivement osseux ». En ce qui concerne l’argument tiré du fait que le rhumatisme chronique peut s’accompagner de lésions osseuses, on peut affirmer que ces lésions osseuses n’affectent jamais l’aspect d’une maladie de Paget typique, tout au plus pourrait-on expliquer ainsi certaines formes frustes et anormales, n'ayant avec la maladie de Paget que des liens très discutables.
Enfin les partisans de cette théorie bnt encore invoqué cet argument que, dans les deux cas, on retrouve les mêmes antécédents appartenant à la série arthritique (migraine, athérome, goutte) ; mais ces accidents ont
‘un tel caractère de banalité qu’ils ne sauraient être pris
en considération pour expliquer la nature d’une affection aussi rare que l’est la maladie de Paget.
THÉORIE DE L’INTOXICATION EXOGÈNE. — (C’est la théorie de Oettinger et Agasse-Lafont qui ont observé trois cas de maladie de Paget dans la même famille : un père et ses deux fils. Tous trois ayant le même modus