L.VGRirSILLE
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ou :
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13° La conscience exige le renouvellement de Faction.
Une continuité de temps est réalisable par la centralisation d'une infinité de relations élémentaires, qui chevauchent les unes sur les autres, donnant «omme moyenne variable un état de conscience moiiile.
Le roulement de l'action générale étant supprimé, il y a rupture de la conscience du sujet unifié.
On a aussi :
14° Le corps ou l'objet exige une continuité d'espace.
Une certaine continuité d'espace peut être obtenue de la même façon par la révolution extrêmement rapide d'une infinité d'intermédiaires, atomes absolus.
Le mouvement apparent sera dû à une multitude d'actions et de réactions qui produisent une résultante.
15° Le corps exige une possibilité de l'action.
16° Le mouvement exige une certaine continuité de temps et d'espace.
17° Le mouvement exige la possibilité et le renouvellement de l'action.
Cette continuité apparente est une moyenne dynamique qui est comparable à celle d'un courant, à celle d'un flux d'actions simples.
postulat scientifique
18° Les lois scientifiques réclament comme postulat, soit la continuité de temps, soit la continuité d'espace, et dans le cas général, ces deux continuités, c'est-a-dire celle du mouvement.
Là où la multiplicité des actions est trop réduite, la continuité apparente étant dissociée, les lois scientifiques ne sont plus applicables. Et même, dans le domaine de notre expérience sensible, ces continuités existent-elles toujours et ne cessent-elles pas k sa limite ?
Pour le sujet d'abord, la continuité de temps' est rompue dans le passage de l'état physiologique normal, soit de la veille, k d'autres états physiologiques, tels que le sommeil naturel, le sommeil hyj)notique, k des états ultra physiologiques, tels que le somnambulisme lucide, le ravissement, la catalepsie, et définitivement la mort. La mort n'est la solution de continuité que pour des individus isolés; mais la continuité du temps peut être un jour abolie
Il6 gUELS SONT LES PRINCIPES
pour tout le genre humain et pour tous les êtres vivants de même nature sur la terre, comme elle est abolie pour toutes les cellules vivantes du corps dans une mort individuelle.
Pour l'objet en second lieu, on sait que la continuité de l'espace ne semble plus exister dans le choc, qui est resté un mystère pour la science physique, et cela revient à dire que cette continuité ne persiste plus pour l'expérience au delà d'un certain ordre de la nature.
A la limite, le changement externe doit se fonder sur une cessation absolue de continuité de l'espace qui trouve ses bornes dans les atomes primordiaux et dans les monades.