POSTULAT DE PSYCHOLOGIE ET DE BIOLOGIE
33° Nécessité de l'intraperception ou de la relation interne.
AUTRES FORMULES PHENOLOGIQUES
Le triple postulai (3o) se résume encore dans cette formule plus courte :
34° Nécessité phénoménale de Tuniversa- Hté de la loi d'existence.
Ce qui ne se range pas sous une loi échappe à la science objective ; les lois qu'elle atteint sont des régimes moyens, qui sont assurés par une infinité d'agents plus ou moins élémentaires, sous une direction stable.
Partout où le phénomène — phénomène singulier — sera produit par un petit nombre d'agents, dont les volontés individuelles ne se subordonneraient plus à une direction, la condition de la loi n'existera plus dans de certains intervalles.
La norme des phénomènes est seulement le ressort
DE LA RAISON UNIVERSELLE i
<les choses qui ne dépend ni du temps, ni du lieu, dans les intervalles que la science observe.
L'expression de la causalité étant restreinte à cette norme, on a :
35° L'eflfet d'une cause — dans la norme des phénomènes — ou l'effet d'une cause phénoménale, est indépendant du temps et du lieu.
Ici, la cause dite phénoménale n'est plus une cause existence, une cause en soi, qui est capable de produire un nombre variable d'effets, qui sont ses actes, mais elle est elle-même un effet résultant, tel qu'un facteur constant, produit de causes en soi sur le monde phénoménal, elle est une cause seconde, issue d'une série d'interventions directrices.
Connaître le fonctionnisme du monde, ce serait précisément connaître le fonctionnement harmonique et rationnel des causes-existences qui le règlent k divers étages.
En tenant compte des mêmes restrictions, le principe suivant peut être posé :
36° La même cause phénoménale reproduit le même effet, ou
Reproductibilité d'un effet constant par la oause phénoménale.
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Ces derniers principes ne sont plus des principes de raison pure, mais des principes de raison scientifique, des principes d'approximation, qui s'appliquent à des masses harmoniques d'unités inférieures. Le phénomène [»erçu ne saurait être que l'intégration dans un temps relativement très long et dans un espace relativement très étendu d'un fort grand nombre d'actions renouvelées, superposées, qui donnent en somme une équilibration moyenne dans la période de sensation.
En outre, le sens donne à l'objet une continuité qu'il n'a pas dans l'espace et dans le temps, l'impression produisant un état d'activité du sens qui se transmet et qui se prolonge ; la persistance des impressions visuelles est trop connue pour qu'il soit besoin d'en donner des exemples.
Les appareils enregistreurs se comportent aussi i^omme les sens.
Autres réserves : dans l'ordre des phénomènes, on croit constater mécaniquement la réciprocité de l'effet et de la cause ; rigoureusement, c'est-à-dire en métaphysique, il faut rejeter le postulat de la réciprocité de l'effet et de la cause ; la raison pure ne permet pas de dire que — l'elTet reproduit la cause — et il faudrait pour cela fausser d'une manière radicale la notion de l'effet.
La réaction simple et pure, d'unité à unité naturelle, ne saurait nécessairement être égale à l'action, quoiqu'elle soit assez proportionnée, les actes de part et d'autre devant être rationnellement proportionnés dans une certaine mesure. Dans l'objet, il y a des actions de sens contraire, qui forcément s'équilibrent. La cause doit produire, dans le cas général, un effet de modification, en même temps qnun effet de passage, qui est iransmis. Pour cette raison, si l'on admet la réversibilité apparente, il faut rejeter la réversibilité absolument rigoureuse : le récepteur ne saurait devoir en raison dernière, mathématiquement, restituer au moteur dans des conditions effectives toute l'énergie qu'il en a reçue, quoiqu'on puisse considérer scientifiquement que cela se passe ainsi.