ES
foi est un hommage implicite rendu à Dieu, Force infinie qui préside sans défaillance à l'évolution de lunivers. Rejeter la doctrine de la contingence dans les ténèbres du moyen-âge, c'est un acte de haute piété. La contingence, c'est le désordre, c’est le hasard, c'est l’athéisme.
Quand nous parlons de lois, de phénomènes soumis à des lois, n'oublions pas que nous créons des abstractions, qu'en fait il n'existe ni lois, ni phénomènes, qu'il n'existe que des êtres concrets, agissant et réagisssant suivant leur nature. Le principe de causalité doit donc se formuler ainsi: « Les mêmes êtres, dans les mêmes circonstances, agissent de la même manière, » et par conséquent : « LA mêmes êtres, dans des circonstances diverses, agissent diversement, proportionnellement à leur nature et aux circonstances données. » Ce qui revient à dire : « L'action de Dieu, dans l'univers, est proportionnelle à la nature divine et à la nature des êtres créés, et l’action d’une créature est proportionnelle à l’action de Dieu, à l’action des autres créatures sur elle et à sa nature propre. » Comme on le voit, autant la contingence nous éloigne de Dieu, autant le déterminisme se ientifique nous y ramène. Les théologiens supra-naturalistes doivent se fr apper la poitrine ; ce sont eux qui ont creusé un fossé infr anchissable entre la science et la religion. Il est urgent d'établir une nouvelle alliance entre la nature et la grace, entre la raison et Dieu. |