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E. — Péndant les mois d'été, alors qu’il est absent de Paris, ses ennemis vont mener une violente campagne contre lui, dont‘il subsistera encore des traces à son retour, le 9 septembre, alors qu’il ambitionnera d'être élu député.
Dès lé lendemain, l’Assemblée électorale se réunit, il n'obtient que 3 voix. Jusqu'au 28, dernier jour des élections, les voix qui se grouperont sur son nom oscilleront ; et pour finir, il ne recueille que 14 voix ! Il n'est donc pas député à la Législative.
Le 13, se place un petit incident dont les conséquences auraient pu être graves. Un huissier a été chargé d'exécuter le décret de prise de corps. Dépuis huit jours, l'huissier était en possession du décret, et il comptait arrêter Danton à la sortie de [l’Assemblée électorale, n’ayañt pas osé se présenter à son domicile. De cet incident Îles clubs s’emparèrent, et une fois de plus, Danton personnifia la liberté menacée. Mais lui, pendant ce temps, que fait-il? Comment fait-il agir P En résumé, comment prépare-t-il son élection? Il va au club, mais on ne sait rien de plus. Ses dons, son expérience de la vie politique semblent être éteints. On a pensé que l’incident du 13 septembre était combiné. Peut-être, mais il lui était possible d'agir de beaucoup d’autres façons.
Après son échec, que devient-il ? Il change d’appartement, s'installe encore plus confortablement, retourne à Arcis, acheter des terres pour agrandir
son domaine. Du 14 septembre au 14 décembre, il ne paraît pas au Club, et ne plaide même plus.
Ce sont ses amis qui, en décembre, le font élire substitut du procureur syndic, par 1.162 voix contre 654 à Gollot d'Hérbois. Ainsi il avait de nouveau un pied à l'Hotel de Ville, et s’il le voulait, là possibilité d’aceéder beaucoup plus haut.
F. — C'est par le discours du 20 janvier 1792 que débute une nouvelle période. « Si dès les premiers jours de notre régénération j'ai éprouvé tous les bouillonnements du patriotisme, si j'ai consenti à paraître exagéré pour n'être jamais faible... » également résolu « .…à combattre à outrance jusqu'à la mort la Contre-Révolution... », et « “HA ne point tromper l'attente des amis ardents... de la Sainte Révolution. » Il ajoute son portrait, « La nature m'a donné en partage des formes athlétiques et la physionomie âpre de la Liberté ». |
Maintenant, il a oublié le discours du 23 juin 1791, et maintiendra la Constitution à qui « le roi venait de donner une nouvelle preuve de son attachement ». « J'appellerais à grands cris la mort sur le premier qui lèverait un bras sacrilège pour l’attaquer, fût-ce mon frère, füt-ce mon ami, fût-ce mon propre fils. » Mais voici l’autre face : « J'ai consacré ma vie tout entère à ce peuple qu'on n’attaquera plus, qu'on ne trahira plus impunément et qui purgera bientôt la terre de tous ses tyrans, s'ils ne renoncent pas à la ligue qu'ils ont formée contre lui. Je périrai s’il le faut, pour défendre sa cause ; lui seul aura mes derniers vœux ; lui seul les mérite : ses lumières et son courage l'ont tiré de l’abjection du néant : ses lumières et son courage le rendront éternel. » Se
Certains ici ont dit « Tartuffe ». Ce discours
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nous semble caractéristique du mélange que l’on trouve souvent chez lui : le tribun qui s’excite en parlant, l’homme dont l'intelligence a discerné ce qui était capital et devait être appuyé, le flatteur de assemblées, Fopportuniste rusé.
De plus, nous pensons que ce discours marque le début d’une nouvelle période, car il est extraordinaire dans une telle circonstance. Le 4 mars toute retenue disparaîtra. On réhabilitait des soldats révoltés à Nancy en 1790, et la famille royale s'était inscrite pour 110 livres, à une quête en leur faveur. À ce sujet, Danton s’enflamma : « Est-ce par une simple aumône que le pouvoir exécutif doit expier ses fautes ? » et le reste du discours est à l’avenant. L'effet produit est désastreux, et sa motion insultante pour la famille royale est repoussée.
Or, dans la semaine, les ministres sont renvoyés. On sait qu'aucun membre de l’Assemblée ne pouvait faire partie du gouvernement, et que le prédécesseur de Danton à l'Hôtel de Ville avait quitté la place pour un ministère. Les clubs, les journaux nomment Danton ; après un tel esclandre, le ministère est constitué le 22 mai, mais sans lui.
Maintenant, il sera franchement dans l’opposition, et à l'Hôtel de Ville il se trouvera avec Pétion et Manuel en face du Conseil Général.
Le 13 juin, aux Jacobins, on l'entendra crier : « Je prends l'engagement de porter la Terreur dans une Cour perverse. »
Le 18, il se surpasse contre La Fayette, on ne le voit pas le 20 juin. :
Le 13 juillet, il prend là tête de là campagne
de protestation contre la révocation de Pétion, qui en effet est rétabli trois jours après. Le 11 juillet,
l’Assemblée avait proclamé « la Patrie en danger »;
- or, à l’occasion d’unè banalé décision administrative, on en arrivé à faire modifier le mode d’élection.
Il sembla naturel que tous les citoyens admis à dé: fendre la Patrie, soient admis à délibérer sur sés
destinées. Par ce moÿen, on PER donc remplacer là Commune régulière.
D'autré part, le 13 juillet, aux Jacobins, Danton réclame le maintien à Päris des fédérés qui arri-
vaient de toutes parts ; ils devaient « jurer de nese
séparer qué lorsque les traîtres seraient punis par là loi, ou auraient passé à l'étranger ».
Ainsi, on aurait la troupe, et les chefs ; aussi
Danton pourra-t-il dire, lors de son procès : « J’ai
préparé le 10 Août ».
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. G. — Or, le 6 août, Danton n’est pas à Paris ;
- depuis le 30 juillet il est à Arcis. Depuis le 3 août,
Paris connaît le manifeste de Brunswick, et Iles sanglantes menaces excitent la colère. Ce qui est bien combiné se prépare, et Danton n'est pas là |
Une fois encore, on ne peut expliquer pareille conduite. [Le 8 il dut recevoir un appel. Robespierre prétendra qu'il le fallut presser], et il revient à Pa-
ris le 9.
Le 9 au soir, les sections élisent de la manière que l’on connaît les nouveaux commissaires, qui vont se proclamer « la nouvelle Commune ».
Partout, l'émotion est à son comble. Par Lucile Desmoulins on sait que Danton était chez lui, agité, mais ne disant rien. Enfin, il se décide à donner l’ordre de sonner le Tocsin pour annoncer aux Cordeliers et à Paris, que l'heure est enfin arrivée. Aussitôt après, il va se jeter sur son lit « comme un soldat, avec l’ordre de m'avertir », dira-t-il. Les nou-
veaux commissaires se rendent en hâte à l'Hôtel de Ville, où le Conseil Général s’est déjà réuni au bruit du Tocsin, a convoqué Pétion, et va tenter de résister. Il est prêt à céder lorsqu’à une heure et demie du matin, Danton apparaît au milieu des élus des sections. [Se saisissant des pouvoirs, il appelait à la maison municipale le chef de la garde nationale,
: Mandat, dévoué au roi : destitué, le malheureux était
ensuite abattu sur les marches mêmes de l'édifice.
La résistance ainsi désorganisée, les bandes pouvaient se ruer à l'assaut des Tuileries.] — « J'ai fait l'arrêt de mort de Mandat. » |
Ce qu'il avait combiné, ce que d’autres ont préparé et accompli, a réussi.
Le succès paraît sans effet sur lui, il rentre et se couche. Il est réveillé à 3 heures du matin par Camille Desmoulins et Fabre d'Eglantine, qui, en le secouant, lui annoncent « Tu es ministre ». À cela il répond, peut-être encore ensommeillé, quoique depuis longtemps il ait dû envisager cette possibilité: « Vous êtes bien sûrs que je suis nommé ministre ? » :
L'Assemblée avait nommé un Conseil Exécutif, et le premier ministre désigné fut Danton par 222 voix sur 287 votants. Le 11, il entre place Vendôme. Mais avec qui arrive-t-il ? Les jeunes Cordeliers sont là : Fabre d’Eglantine est secrétaire général, Camille Desmoulins secrétaire du sceau, le gros Robert est fait chef des secrétaires, l’ami d'enfance Paré, Barrère, Collot d'Herbois, etc... Tous les camarades sont là, les bons et les mauvais, pêle-mêle. On ne peut qu'appeler faiblesse un pareil laisser-faire, alors qu'il va falloir lutter au dehors et au dedans. Ce ne sont plus les dévoués collaborateurs que l’on connut Cour du Commerce. Le Danton, soucieux de sa nouvelle gloire, et conscient de ce qu’on attendait de lui, ne se serait pas entouré de tant d'individus aussi peu sûrs.
En huit jours, dit-on, 123 décrets furent rendus, concernant la justice ! Par qui et comment tant
de décrets furent-ils préparés, pris, et signés ? On ne sait, car par paresse Danton avait laissé l'usage de sa griffe à Fabre. Celui-ci en fera d’ailleurs souvent usage à son profit |
De son activité au Ministère de la Justice, on ne connaît guère que la circulaire du 19 août aux tribunaux — c'est surtout un long manifeste par lequel le nouveau gouvernement explique — à sa ma-
nière — la genèse des derniers événements, « un vaste complot vient d’éclater dans le château des Tuileries... », et termine par une déclaration de prin-
cipes : « Les tribunaux me trouveront le même homme, dont toutes les pensées n’ont eu pour objet que la liberté politique et individuelle, le maintien des lois, la tranquillité publique, l’unité des 83 départements, la splendeur de l'Etat, la prospérité du peuple français, et non l'égalité impossible des biens, mais une égalité de droits et de bonheur ».
Enfin, « Que la justice des tribunaux commence, et la justice du peuple cessera ».
Voilà à peu près toute l’activité des premiers jours de Danton au Ministère, qui, depuis le début de l’année, s’est tant dépensé à préparer le 10 août, que ses amis surtout ont fait.
DS
H. — Le 19 août, l’armée austro-prussienne, com-
mandée par le roi de Prusse et le duc de Brunswick, traverse la frontière à Redanges. Le 23, Longwy capi-
tule et Verdun est investie, l'Argonne va être envahie. La population de Paris perd tout sang-froid, exaspérée encore par les mesures de la Commune. L'Assemblée envisage le départ.
Alors, une fois encore, dans notre Histoire, l’homme providentiel se lève : « La France est dans Paris », « Avant que les Prussiens entrent dans Paris, je veux que ma famille périsse, je veux que 20.000 flambeaux, en un instant, ke de Paris un monceau de cendres... »
Il faut agir vite, et être rapidement victorieux, car de plus l'Ouest est prêt à se soulever. Assailli de toutes parts, il faut encore tout organiser.
Le 28 août, il est à la tribune de l'Asemblée : « Ce n'est que par une convulsion nationale que nous pourrons chasser les despotes.. Il est temps de dire au peuple, que le peuple en masse doit se précipiter contre ses ennemis. Quand un vaisseau fait naufrage, l'équipage jette à la mer tout ce qui
l'exposait à périr. De même, tout ce qui peut nuire.
à la Nation doit être rejeté de son sein. »
Le lendemain, il impose des commissaires qui surveilleront les levées, et les armées.
Au sein du Gouvernement, de l’Assemblée, et
LA
| — 56 — de la De H-redeuble d' efforts pour faire lunion indispensable.
Le dimanche matin, 2 septembre, on apprend que Verdun, la dernière place qui couvre Paris, est investie, et ne peut durer plus de deux jours.
Ce n'est pas le ministre de la guerre qui apparaît à la tribune ; c'est Danton, et il va prononcer son plus célèbre discours. « Il ést bien satisfaisant, Messieurs, pour les ministres du peuple libre, d'avoir à lui annoncer que la Patrie va être sauvée, Tout s’'émeut, tout s’ébranle, tout brûle de combattre,
« le tocsin qu'on va sonner n'est point un signal d'alarme : c'est la charge sur les ennemis de la Patrie.
Pour Îles vaincre, Messieurs, il nous faut de dre encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée ! »
De telles paroles vont malheureusement aussi, être le prélude des Massacres, qui, pendant 4 jours, du 2 au 5 septembre, vont ensanglanter la Révolution. On discute encore sur la part qu'y prit Danton, aucun argument n’est actuellement définitif, et c’est toujours un sujet de querelles d’historiens. Aussi, parmi ceux qui absolvent et parmi ceux qui accusent, ne choisirons-nous aucune interprétation qu pourrait renforcer notre thèse.
Le 7 septembre, il faut remplacer les commis-
saires du roi près les tribunaux, qui viennent d’être
révoqués, et dans un message à l’Assemblée, il soutient que : « Si l’homme, alors en butte aux noinbreuses passions qui l’assiègent, peut quelquefois se
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lasiser entraîner à la violence, n'est-ce pas cette même violence aussi, qui entretient le feu de son génie, qui grandit ses idées, et qui donne à son caractère cette force et cette énergie nécessaires, surtout dans les temps de révolution ? »
Pendant cette période, il s'occupe activement de l'élection de ses amis, de ses collaborateurs, intervient où et quand il est nécessaire. On le voit défendre Desmoulins, Robert, Fabre, etc. Enfin, le dernier jour, tout son cabinet sera élu avec de belles majorités, de même les amis qu’il a soutenus.
Les historiens insistent sur la part active qu'il prit à imposer la candidature du duc d'Orléans, le citoyen Egalité.
TI. — Le 21 septembre 1792 la Convention se réunit dans la salle du Manège, et Danton monte le premier à la Tribune. Pendant ces dernières semaines, par son ardeur, par son action, par son exemple, il
à été en réalité le chef du gouvernement. — La veille,
à Valmy, les armées de « La Patrie en danger » ont arrêté l'invasion.
On attend une suite au discours du 2 septembre, celui de « l’audace », annonçant les heureuses conséquences des décisions qu’il réclamait. Les applaudisements vont encore être unanimes, mais ils n’approuveront pas seulement les mesures qui ont sauvé le pays, ils approuveront Danton lorsqu'il s’écriera : « Eh bien, abjurons ici toute exagération déclarons que toutes les propriétés territoriales, individuelles et industrielles seront éternellement maintenues ». Telle sera donc la première proposition soumise à l’Assemblée !
Et tout à l'heure, au moment de la discussion du décret qui va abolir la royauté, Danton restera muet — il se mêlera seulement à l'unanimité des 371 députés présents, sur 749 élus, qui va proclamer la république. Le lendemain il est extrêmement violent, et s’exprime en termes fâcheux au sujet des hommes de loi « hommes barbouillés de la science de la justice », et il ajoute : « Ceux qui se sont fait un état de juger les hommes étaient comme les prêtres : les
uns et les aufres ont éternellement trompé le peuple ».
Le 25, Girondins et Montagnards s’accusent réciproquement. Les uns aspirent au triumvirat, les autres au fédéralisme, et Danton est visé par les deux. Il répond mais évasivement « Ce n’est pas la députation de Paris prise collectivement qu'il faut inculper : je ne chercherai pas non plus à justifier chacun de ses membres ; je ne suis responsable pour personne. Je ne vous parlerai donc que de moi DE
Le 29, voulant frapper fort les Rolandistes qui le harcellent, il commet l'extrême maladresse de s’en prendre à leur inspiratrice. « Si vous faites cette proposition à Roland, faites là aussi à Mme Roland, car on sait que Roland n'était pas seul dans son département », Il est hué, mais la Gironde se souviendra, et ne le lâchera plus au sujet des fameux « comptes », des fonds secrets, lorsqu'il aura quitté le ministère, : le 2 octobre, Il se défendra d'ailleurs assez mal, mais pour plusieurs raisons peut-être | |
Le 16 octobre il semble s’être [résigné à une république quasi conservatrice. 11 voudrait qu'après avoir traversé « les orages » dira-t-il noblement, « passé par la sale démocratie » eriera-t-il plus brutalement à un Lameth, on aboutit à cette république qui, s'écriera-t-il le 27 avril, ne saurait être une république de « Visigoths » ].
-— Et le 25 à propos des émigrés il déclare plus sagement : « L'Europe vous contemple, elle attend . de vous des lois aussi sages que la Nation a été terri-
ble, faites ces lois dans votre dignité, froides, impassibles, et vous mériterez son admiration ».
Le 26 se produisit un événement significatif et important. Le chef d’une députation de la Commune déposait à la barre de l’Assemblée, cependant que la Gironde murmurait. Danton excédé s'écria : « On n'interrompt pas même un criminel et ici on a l’audace.. ». Cette fois l'audace ne lui réussit pas, il est encore copieusement hué, rappelé à l’ordre, et interpellé violemment, toujours au sujet des fonds secrets. |
Le 29, dans un état de colère, il fera preuve d'une égale maladresse en répondant aux accusations directes de Louvet. Il osera en effet justifier les Massacres de Septembre, « suite de cette commotion généreuse... qui a produit les merveilles dont s'étonnera la postérité ». D'ailleurs dans le même discours il revient à la prudence qu'il sent probablement bien nécessaire, « ...que les membres qui veulent accuser s'assurent de leurs matériaux et puissent rassembler leurs pièces, et pour que ceux qui se trouvent en état de les réfuter puissent préparer leurs développements ».
Pendant ce temps le club des Jacobins est très actif, et choisit Danton pour président le ro octobre. Mais il montera bien rarement au fauteuil, et ses amis devront à plusieurs reprises l'excuser, et même le défendre. ne
[A Ia fin d'Octobre déjà, ses idées s’enténébraient. Il vivait dans un état d'esprit violent et aigti].
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J. — Si le 22 mai 1790 la Constituante avait proclamé que: « la Nation française renonce à entreprendre aucune guerre dans la vue de faire des conquê-. tes », en 1792 la Convention portait la guerre au delà de nos frontières, et le 15 octobre Dumouriez entrait dans Bruxelles. |
Le 27 novembre la réunion de la Savoie à la France était votée, un interrupteur s’écriant « Pas de conquêtes » Danton riposta, « Si les conquêtes de la raison », et dans les jours suivants il se fait désigner comme commissaire délégué en Belgique. Le 30 novembre, avant son départ, il va intervenir brillamment dans le débat sur lle traitement des prètres. « Jusque là c’est un crime de lèse-nation de vouloir ôter au peuple ses idées, ses chimères. Attendons que la lumière ait éclairé les cabanes. Je ne connais moi, d'autre Dieu que le Dieu de l'Univers, d’autre culte que celui de la justice et de la liberté. L'homme des champs y ajoute l'Homme Consolateur qu'il regarde comme saint, parce que sa jeunesse, son adolescence et sa vieillesse lui ont dû quelques instants de bonheur, parce que le malheureux a l’âme tendre et qu'il s'attache plus particulièrement à ce qui porte un caractère majestueux ».
En Belgique des clubs s'étaient organisés à l’image des Jacobins, et réclamaient la réunion à la France. À l’opposé les « statistes » étaient partisans