‹ Essai sur Jules TellierChapitre 2 sur 6 · L'OISEAU DE LA TOUR · texte numérisé non relu

L'OISEAU DE LA TOUR

Un oiseau très vieux à Saint-Augustin Niche dans la tour et chante en latin.

Après P Angélus, après les matines, On l'entend chanter des Stances latines.

Et dans sa chanson au fond de la tour, Palpite et frémit un ancien amour.

La terre au printemps de fleurs se décore, Sa chanson palpite et s'exhale encore.

Par les étés bleus, par les blancs hivers, Il redit sa plainte au rythme des vers.

En mètres latins il chante la vie,

A son rythme lent toute âme est ravie.

Sa chanson est triste et son manteau noir :

C'est un cœur blessé qui n'a plus d'espoir.

Quand il s'éteindra, le chant solitaire, L'oiseau qui chantait sera mis en terre.

Et tous oublieront, au temps des amours, L'oiseau très savant qui pleurait toujours !

C'est de la même époque que datent certaines d'entre les pièces que, sous le titre La Cité intérieure, on a encloses au livre des Reliques. C'est de cette même époque que datent certaines pièces inédites que nous eûmes le bonheur de pouvoir lire et qui figureraient avec justice parmi les plus belles des Reliques.

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