‹ Essai sur l'adaptation des bactéries aux antiseptiquesChapitre 7 sur 51 · BAR AE · texte numérisé non relu

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même de Ducraux, est impossible à mener très loin, et modifiant celle de YERSIN d’après les indications de DE Carisruas, nous avons suivi la méthode que nous allons exposer, méthode qui nous a permis de pousser beaucoup plus loin et dans un autre sens l'étude de cette question.

Dans un tube contenant le milieu nutritif ordinaire nous ensemençons une bactérie. Dès le début du développement, nous transportons avec la boucle de platine, une goutte de ce bouillon dans un tube contenant le milieu additionné de l’antiseptique à étudier. Nous répétons la même opération en ensemençant un troisième tube contenant une dose supérieure d’antiseptique avec le produit fourni par le second tube, nous continuons ainsi jusqu’à ce que la végétation ne se produise plus. Ace moment nous faisons une prise d'essai sur le dernier tube fertile et nous l’ensemençons sur milieu normal. Supposons que cette semence, résultant de plusieurs passages en milieux antiseptiques de concentration croissante, possède des caractères qui la distinguent de la race originelle et appelons A cette race qui végète en ce moment sur milieu naturel ; nous l’ensemençons dans de nouveaux tubes contenant des doses croissantes d’antiseptiques à partir de la dose initiale de la première série. Comme dans le premier cas, nous nous arrêtons au dernier tube fertile que nous ensemençons, de même que plus haut, sur milieu normal. Nous avons ainsi une seconde race que nous appelons B, race beaucoup plus accoutumée aux antiseptiques que la race A. Nous continuons de même à former des races C, D, E, jusqu’à que nous ne puissions plus obtenir de développement en présence d’une dose d’antiseptique plus élevée.

En opérant de cette manière, nous évitons de transporter l'organisme étudié dans un milieu qui ferait intervenir un facteur étranger dans l'expérience (comme l’a indiqué pe CHrisTMAs) et nous l’allégeons des tubes témoins inutiles de la méthode donnée par Kossrakor [46].

Pour faire les ensemencements, nous avons rejeté le moyen consistant à opérer la prise d'essai avec une pipette éflilée ; la quantité de substance puisée est alors considérable, et peut fausser les résultats quand le volume du milieu nutritif n’est pas élevé ; dans le cas présent, nous opérons sur 10 cc. de bouillon. De plus, la stérilisation de ces pipettes est difficile. Nous avons eu recours à la boucle de platine, dont le diamètre est toujours resté le même. La quantité de semence prélevée était donc dans tous les cas identique à elle-même.

Nous avons dosé la quantité d’antiseptique contenu dans chaque tube en suivant les indications de GuéGuEx [86] : « On commence par préparer, à l’aide d’une balance précise, une solution dans l’eau ou l’alcool à 90° contenant un poids déterminé de la substance à essayer (par exemple 50 grammes d’une solution au centième), les pesées s’effectuent directement dans un flacon à large goulot. On détermine ensuite à l’aide d’un compte-coutte calibré et vérifié, le poids à 15° de cent gouttes de liquide, on calcule le poids d’antiseptique contenu dans une goutte. La solution est stérilisée, s’il y a lieu ».

Dans l'impossibilité de trouver après d'assez longues recherches un milieu chimiquement défini, susceptible de convenir aux différentes espèces microbiennes que nous avions l'intention d'employer, nous nous sommes arrêtés à la formule indiquée par GUÉGUEN [86]:

Péptone.:......… eee AUDE.

CIUCOSC MERE tee tn 0 Eee Chlorure de sodium........ RTS Die Hat distnlléen ere tee .... CNYITONMOUDCC:

Dissoudre, neutraliser à la phtaléine, ajouter 11 cc.de soude normale et compléter à 1 000 cc., stériliser à 120° pendant 20 minutes.

Dans tout ce qui va suivre, c’est ce bouillon que nous dénommerons milieu normal.

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