‹ Essai sur l'adaptation des bactéries aux antiseptiquesChapitre 8 sur 51 · OT EE · texte numérisé non relu

OT EE

Ce liquide nutritif facile à obtenir n’est pas susceptible de compliquer le problème en donnant avec les produits chimiques des réactions secondaires. C’est, en effet là un écueil à éviter, car nous savons que linfluence de telles réactions n’est pas négligeable et Borzcar [42], entre autres, a établi qu’en présence des substrata nutritifs albumineux, par exemple, le chlorure de zine est précipité. MiqQuEL [57] et BEnRiNG [8] ont constaté que le sublimé perd de sa puissance antiseptique dans les milieux alcalins où le mercure est précipité à l’état d'oxyde, mais qu'il la conserve en présence du chlorure de sodium et de la peptone ou d’un acide qui l'empêche de se précipiter. D’après Graxzucco [85], l'action antiseptique et toxique des métalloïides se modifie au contact des matières protéiques et albuminoïdes.

Nous avons borné nos recherches à l'étude de l’action de quatre antiseptiques sur trois bactéries. Le bichlorure de mercure, le sulfate de cuivre, l'acide salicylique, la résorcine, ont été expérimentés sur le Bacillus subtilis (Cox), le Bacillus pyocyaneus (GEessanp) et le Bacillus anthracis (Cox). Ce sont là des organismes faciles à isoler, dont la morphologie et le cycle de développement sont bien connus. Les antiseptiques auxquels nous nous sommes arrêtés ont une composition chimique nettement définie, sont facilement solubles dans les liquides dont nous nous sommes servis et ne donnent pas de composés insolubles avec le milieu employé.

Nous avons fait des solutions au centième, aqueuses pour la résoreine et le sulfate de cuivre, alcooliques pour l'acide salicylique et le sublimé. On sait d’ailleurs, par les recherches de MIxerviIN1 [64] et de BERTARELLI [9],que les bactéries sont peu sensibles à l'alcool et les quantités de cette substance introduites dans nos vases sont presque négligeables.

Toutes les cultures ont été faites à la température de

Jp

Les observations microscopiques ont été effectuées à l'objectif à immersion 1/15 de Srrassnie, oculaire compensateur 9, tube tiré. Cette combinaison optique correspond à une amplification de 1320 diamètres.

Comme colorants, nous nous sommes servis en général du violet dahlia, après dessiccation et fixation par la chaleur. Dans certains cas, pour différencier la gaine, par exemple, nous avons suivi la technique préconisée par Bizrer [40], qui consiste à faire précéder l’action du colorant de celle de l’acide sulfurique étendu.

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