‹ Essai sur l'administration de la Perse. Leçons faites à la Classe impériale et à l'École des sciences politiques de Téhéran, 1912-1913Chapitre 37 sur 39 · Modjlehed, Grand-Prêtre · texte numérisé non relu

Modjlehed, Grand-Prêtre

si une pénitence sévère, une vie d'abnégation et de sacrifice n'arrive à le sauver.

Suivant ces données, il est procédé à l'examen de MM.

Eteniadé-Rassael, attaché au cabinet du ministre, dont la situation est à régulariser.

Mirza Ahmad Khan, rédacteur de 2' classe à l'administration centrale, proposé pour la 1'* classe de son grade.

En raison de l'heure avancée, sur la proposition du président, la commission décide de s'ajourner pour l'examen des autres candidats, au mardi 27 courant, à 2 heures de l'après-midi.

Quatrième séance.

La commission prie S. E. Sadr-ol-Afazel de prendre la présidence de la séance en remplacement deZoka ol-Molk absent. Sadr-ol Afazel accepte.

Lecture est donnée du procès-verbal de la 3* séance.

Il est procédé à l'examen de MM.

Dabir-ol-Mamalek, rédacteur de 2^ classe à la section de l'Ouest.

Mirza Hassan Khan, rédacteur de 2* classe à la section du Nord.

Afkham-os-Soltan, rédacteur de 2" classe à la section de l'Est.

MirzaMohammedKhan, rédacteur de 2*classe à la section du Sud.

Une pétition du rédacteur Kazem-Khan, qui demande à être dispensé de l'examen général, pour être soumis à un examen technique professionnel (chiffre), est transmise par la commission au ministère de l'Intérieur.

Conformément aux décisions précédentes de la commission, des questions professionnelles ' relatives aux services dont ils sont chargés au ministère de l'Intérieur, ont été posées aux quatre candidats précités:

A M. Dabir-ol-Mamalek, rédacteur à la section de l'Ouest, il est demandé pour quelles raisons politiques et administratives, il a été procédé à la formation provisoire du nouvel ayalat de l'Ouest, comprenant les valayat de Kurdistan, Kermanchah, Assad-Abad, Kingavar et Hamadan.

Le candidat est appelé à indiquer son opinion sur les avantages et les inconvénients de cette nouvelle division administrative.

A M. Mirza Hassan Khan, rédacteur de la section du rSord, il a été rappelé qu'il avait assisté récemment à une séance de la commission du budget relative à l'administration du valayat duGuilan. Il est invité à donner son avis sur la division administrative adoptée pour ce valayat en deux bolouk de 1'* classe (Tavalech et Lahidjan), deux bolouk de 2* classe (Ling-Roud et Mindjil), et un ghassabé, Enzeli.

M. Demorgny demande au candidat qui sera chargé, dans la nouvelle répartition des bolouk, de l'administration de Foumen, de Chaft et de la ville de Deylaman.

A M. Afkham-os-Soltan, rédacteur à la section de l'Est, il est demandé un aperçu de la situation politique et de l'état des routes dans le Seïstan.

A M. Mirza Mohammed Khan, rédacteur à la section du Sud, il est demandé d'indiquer les principales routes du Sud et la situation politique des diverses régions qu'elles desservent.

■1. Voir page 101 du Livre vert.

La commission passe ensuite à l'examen des questions de politique générale intéressant la Perse, prévues au programme.

Les questions posées ont été les suivantes :

Date et principales dispositions des traités de Gulistan et de Turkmantchaï.

Question d'Ourmiah et de la frontière turco-persane.

La frontière Turkomane et l'Atrek.

Rôle et situation politiques du Cheikh de Mohammerah.

Les candidats ont été interrogés enfin sur les matières de droit public.

Les questions posées ont été les suivantes:

Vues politiques de Kérira Khan le Zend, dit le représentant du peuple, en 17S7 ; portée morale et politique des « Instructions » de S. S. le khalife Ali au gouverneur d'Egypte.

Rapports du Chariat et de l'Orf.

Les conseils dadminislralion de Nasser-ed-Din Chah. Sa proclamation en 1888 sur la liberté individuelle et sur le droit de propriété.

En raison de l'heure avancée, la commission décide de s'ajourner pour l'examen des autres candidats, au mardi 3 septembre prochain à 3 heures de l'après-midi.

Cinquième séance.

Lecture est donnée du procès-verbal de la 4* séance.

Il est procédé à l'examen de Montaser-ol Molk, rédacteur de 2* classe, attaché au service de la sûreté générale au ministère de l'Intérieur.

Sur la demande de S. E. Sadr-ol-Afazel (moudjtéhed), le texte arabe donné à traduire oralement aux précédents candidats, est changé et remplacé par le texte suivant:

« Ce qui est indispensable à tous les adeptes de l'Islamisme, surtout à ceux qui s'occupent de l'instruction, ou qui sont à la tête des services publics, c'est de rechercher avec le plus d'entrain et d'efforts possible, la connaissance de la langue arabe. Cette langue est en effet, le langage de la science et la clef de toute sagesse. Elle est l'expression de la philosophie divine et de ses arrêts. Elle est le style de la religion et la règle de la vie ici-bas. Elle est aussi l'orientation vers l'éternité. Elle est, en un mot, le guide sûr qui conduit au sentier du progrès et de la perfection.

« Qui se prive de sa connaissance ou néglige de se perfectionner dans sa pratique, sera responsable devant sa propre intelligence, il aura failli à la plupart de ses obligations sur terre. Cette ignorance sera pour lui d'autant plus préjudiciable, qu'elle lui enlèvera le moyen de se perfectionner dans les voies de l'humanité. Il sera donc incapable de servir son pays et à plus forte raison de se mettre à la tête d'un service public. »

Sadr-ol-Afazel propose d'exiger du candidat Montaser-ol- Molk une traduction écrite. La Commission n'adhère pas à cette proposition qui serait de nature à rendre les conditions de l'examen plus rigouieuses pour Montaser-ol-Molk que pour les autres candidats. Toutefois, il est pris bonne note de la proposition de S. E. Sadr-ol-Afazel, et il est entendu que la traduction écrite du texte arabe sera exigée des candidats, lors de la prochaine session des examens.

La question professionnelle a été la suivante :

« Comparer au double point de vue de l'origine et des

effets le droit d'asile prévu par le Chariat et les principes de la liberté individuelle et de l'inviolabilité du domicile, sanctionnés par les articles 9 et 13 de la loi constitutionnelle, du 29 Chaaban 1324. »

La question de politique étrangère intéressant la Perse, a été la suivante :

« Quels sont les moyens à la disposition d'un gouvernement pour faire va'oir ses droits auprès des gouvernements étrangers, la force armée et l'opinion publique? »

La question de droit public constitutionnel a été la suivante :

(c La loi et la coutume en Perse. »

La commission ayant terminé les examens des candidats rédacteurs, proposés pour l'avancement ou pour la titularisation, procède aux examens des surnuméraires et expéditionnaires.

Comme pour les rédacteurs, les compositions écrites sont notées sur l'orthographe, sur la calligraphie et sur la rédaction.

11 est procédé à l'examen de MM.

Massoud Khan (surnuméraire à titulariser).

Mirza Mehdi Khan, expéditionnaire de 2* classe au bureau des élect'ons.

Mirza Nasrolbih Khan, expéditionnaire de 2^ classe au cabinet du ministre.

Conformément aux décisions précédentes de la commission, des questions professionnelles, relatives aux services dont ils sont chargés au ministère de l'Intérieur, ont été posées aux candidats précités.

A M. Massoud Khan, provisoirement attaché au bureau économique de l'administration cenli-ale, il est demandé de faire connaître son avis sur le récent arrêté, pris par

le ministère de l'Intérieur, et portant création d'un service de contrôle de l'alimenlalion publique.

Le candidat est interrogé sur la question de savoir si l'insertion au Journal officiel est nécessaire à la validité de cet acte.

M. Massoud Khan est examiné ensuite au point de vue de son instruction générale. Il est interrogé sur la situation géographique de Téhéran et sur la géographie des provinces de Mazendéran et Guilan, on il a séjourné autrefois. Il est appelé à faire connaître les raisons qui, selon lui, ont fait préférer Sari à Barforouch comme chef-lieu du valayat de Mazendéran.

Le candidat est interrogé sur l'organisation et les attributions des municipalités en général.

M. Mirza Mehdi Khan, expéditionnaire attaché au bureau des élections, est appelé à donner son avis sur les circonscriptions électorales prévues au tableau annexé à la loi du 12 Ziighadeh Tingouz-îl 1329, et sur la répartition des sièges dans ces circonscriptions.

Sur sa demande, le candidat subit l'examen de langue arabe. La Commission, lui sachant gré de cette demande, et mise à même d'apprécier de la sorte son instruction générale, le dispense de toute autre question.

M. Mirza Nasrollah Khan, expéditionnaire de 2* classe au cabinet du ministre, est ensuite appelé devant la commission. Ce candidat, qui possède une certaine connaissance de la langue française, a suivi avec assiduité les conférences d'administration et les cours de droit public de M. Demorgny, au ministère de l'Intérieur et à l'Ecole des sciences politiques de Téhéran.

Il est interrogé sur le principe de la « Séparation des pouvoirs » dans un gouvernement constitutionnel.

En ce qui concerne l'instruction générale, M. Nasrollah Khan est interrogé sur les religions de la Perse avant l'Islamisme.

Il est appelé à commenter ce vers du poète Hafiz: « Je suis l'hôte chéri de Termitage des mages, car je garde dans mon cœur le feu éternel et sacré. »

En raison de l'heure avancée, la commission décide de s'ajourner pour l'examen des autres candidats, au dimanche 8 septembre courant, à 3 heures de l'après-midi.

Sixième séance.

Lecture est donnée du procès-verbal de la cinquième séance.

Il est procédé à l'examen de M. Moetamené-Daftar, récemment nommé au grade d'inspecteur de 2® classe.

La Commission, prenant en considération l'importance du grade conféré à cet employé supérieur, décide de lui faire subir un examen dans des conditions beaucoup plus rigoureuses que pour les rédacteurs.

Les questions et les réponses devront répondre à l'importance des fonctions que M. Moetamené-Daftar est appelé à remplir.

Le candidat a été interrogé sur l'organisation de l'inspection des services administratifs et sur le rôle de ces services au point de vue du contrôle général de l'administration, au ministère de l'Intérieur et dans les provinces de la Perse. Le candidat a été invité à faire connaître la date de l'adhésion du Gouvernement persan à l'accord anglo-russe de 1907 ; les principales dispositions de cet accord et les conséquences de l'adhésion.

En ce qui concerne le droit public, M. Moetamené- Daftar a été interrogé sur les pouvoirs du Gouvernement persan au point de vue du droit constitutionnel ; sur les

excès de pouvoirs possibles de la part d'un gouvernement et de la part d'un parlement,

La commission passe ensuite à l'examen de M. Abd-ol- Hosseïn Khan, rédacteur de 2* classe, chargé du service du chiffre au cabinet du ministre.

Le candidat a dû répondre à la question professionnelle suivante :

« Rôle etimpoitance du langage chiffré pour les gouvernements, dans quelles mesures les particuliers peuventils être autorisés à employer ce moyen de correspondance? »

La question de politique générale étrangère intéressant la Perse a été la suivante :

« Avantages politiques et économiques du chemin de fer transpersan. »

En ce qui concerne le droit public, M. Abd-ol-Hosseïn Khan a dû faire connaître son avis sur l'aptitude des diverses régions de la Perse à comprendre et à pratiquer le régime constitutionnel.

La commission passe à l'examen des connaissances et aptitudes professionnelles de M. Hadayatollah Khan, expéditionnaire attaché au bureau de la sûreté générale.

Le candidat est interrogé au point de vue de l'instruction générale, sur les voyages et sur les œuvres de Nadir Chah, dans l'Est de la Perse, la conquête de l'Inde par ce roi.

La question professionnelle a été la suivante:

« Comparer, au point de vue du rôle de la gendarmerie, les dispositions contenues dans la loi du 4 Zilghadeh 1320, sur l'administration provinciale concernant les « gharésouran », et les principales dispositions contenues dans les nouveaux règlements de la gendarmerie gouvernementale. »

M. Mirza Mohammed Khan, surnuméraire à titulariser, est ensuite appelé devant la commission d'examen.

11 est interrogé au point de vue de Pinstruction générale, sur l'histoire des Mongols en Perse ; sur les diffé-

rentes capitales choisies pour l'Empire aux diverses périodes de son histoire.

La question professionnelle a été la suivante :

« En combien de districts la ville de Téhéran est-elle divisée au point de vue de l'administration de la police? »

La Commission, prenant acte de la bonne volonté manifestée par le candidat et des services qu'il a déjà rendus pendant son surnumérariat, décide de l'admettre provisoirement. M. Mirza Mohammed Khan devra se présenter à la prochaine session des examens, et la Commission décidera à cette époque de son admission ou de son élimination déiinitives.

La commission passe à l'examen de M. Mirza Ismaïl Khan, candidat à un emploi au ministère de l'Intérieur.

Il est interrogé sur les tribus du Fars, dont il est luimême originaire ; sur le rôle politique des Boveïr-Ahmédi dans ces dernières années; sur les principales divisions de la tribu des Ghachghaïs et sur la situation géographique de la ville de Chiraz.

Deux candidats inscrits, MM. Mirza Abdollah Khan et Moïn-ol-Mamalek, ne se sont pas présentés à l'examen.

La liste des candidats étant épuisée, la commission décide d'adresser à S. E. le ministre de l'Intérieur les procès-verbaux des 6 séances qu'elle a tenues, ainsi qu'un rapport sur les conditions générales des examens. Les procès-verbaux des séances, ont tous été publiés au Journal officiel à^Q l'Empire et la liste des candidats, admis par la commission, sera également publiée dans ce journal. Elle sera en outre affichée dans les bureaux du ministère.

Le président donne ensuite lecture de la liste des can-

didats admis par la commission à la suile des examens de la présente session. Ce sont MM.

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