‹ Essai Sur L'Anatomie De La RateChapitre 33 sur 39 · CT PP OPEN CA PE ET PE SN ET TOR · texte numérisé non relu

CT PP OPEN CA PE ET PE SN ET TOR

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mation de ce tissu. Dans les mailles, on trouve des cellules épithéliales et des éléments libres; mais à l'inverse de ce qui existe pour les ganglions lymphatiques, ceux-ci sont moins nombreux que celles-li. Les cellules épithéliales mesurent de +0 à 12 .

Le corpuscule chez tous les animaux est enveloppé d'une coque plus ou moins résistante ; chez l'homme, elle est assez mince, mesure de 10'à 20 # d'épaisseur ; elle résulte de la condensation à la périphérie du reticulum cellulaire.

Robin et Legros prétendent qu’autour de ces corpuscules existe, comme autour des artérioles, une gaine lympha-

tique en continuité directe avec celle des vaisseaux. Ces corpuscules appendus souvent aux vaisseaux par un

point de leur périphérie, peuvent être traversés par l’artériole, de même qu’ils peuvent être placés au point de bifurcation de deux artères. Quoi qu'il en soit, ils reçoivent toujours un rameau vasculaire qui forme à leur intérieur

un réseau capillaire très développé qui envoie des anastomoses nombreuses aux capillaires de la pulpe. A ces capillaires et en dehors du glomérule fait suite un lacis de veinules très abondantes et de dimensions assez grandes comparées aux mailles que limite ce lacis ; souvent une seule cellule parenchymateuse de la rate remplit une de ces mailles. Ces veinules sont en continuité directe avec le système veineux de la pulpe.

On admet volontiers aujourd’hui que ces corpuscules sont des renflements de la gaine lymphatique dont ils offrent une structure analogue. Robin a défendu longtemps l'opinion adverse ; il appuyait sa théorie sur différentes preuves : la gaine lymphatique existait autour des corpus-

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cules comme autour des artères ; de plus, une artériole spéciale et non un vasa vasorum irriguait chaque corpuscule alors que la gaine lymphatique était nourrie comme les parois artérielles ; ces corpuscules n'étaient donc, disaitl, que des formations glandulaires indépendantes analogues

aux ganglions lymphatiques.

Il. — Parenchyme splénique.

A. Reticulum. — Dans les alvéoles formées par la charpente fibro-élastique se trouve la boue splénique soutenue par un reticulum très fin.

De tout temps, ce reticulum a été décrit comme formé de tissu conjonctif réticulé, il en a donc partagé les destinées : pour les premiers observateurs, Billroth, Kolhlker. Robin, il était formé de cellules conjonctives étoilées, anastomosées par leurs prolongements, cellules qui s'étaient transformées graduellement au point de n’en plus avoir toujours les caractères absolument caractéristiques.

Plus tard, d’autres anatomistes, Ranvier entre autres, en fit des fibres conjonctives anastomosées, précisément parce qu'il ne trouvait nulle part de noyau, signe certain d’une existence cellulaire, 4

Pouchet enfin décrit ce reticulum sans se prononcer sur la nature de ses éléments.

Dans ces derniers temps, Laguesse, étudiant la rate des poissons osseux, conclut d’une façon très nette à la nature cellulaire du reticulum. Au microssope, on observe de nom-

breux noyaux inclus dans ce tissu aux points nodaux, au-

tour de ces noyaux se rencontre une zône protoplasmique,

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