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granuleuse. Chez les Squales (Carcharias), ce réseau apparait, d’une façon plus évidente encore, de nature cellulaire.
De plus, ces travées n’ont pas les réactions du tissu conjonctif ; l’acide acétique et la potasse ne les font ni gonfler, mi dissoudre. Ces caractères, difficiles à constater chez les vertèbres supérieurs, sont très nets chez les vertèbres inférieurs ; Cependant, dans toute la Série, il est facile de se rendre compte que par la Coction on n'obtient jamais de gélatine en prenant les précautions nécessaires pour débarrasser ce tissu d'éléments étrangers à sa formation.
Le développement, comme nous le verrons, donne de nouvelles preuves à l’appui de la théorie cellulaire.
Ce reticulum s'attache d'une part aux travées et à la coque fibreuse de la rate, et d'autre part aux graines lymphatiques des artères et aux corpuscules appendus à ces vaisseaux. Dans les mailles de ce tissu se trouve la boue
splénique.
B. Boue splénique, — C'est la partie de Ja rate la plus dissociée ; c’est elle que l’on obtient à la pression ou au raclage sur une coupe de la rate, en même temps cependant que quelques mailles du reticulum qui se désagrègent pour laisser échapper ces éléments. Ceux-ei sont très variables et rangés jusqu’à présent en six catégories :
1° Les cellules parenchymateuses de la rate sont des cellules lymphatiques ordinairement sphériques, mais douées de mouvements amiboïdes qui rendent leur forme plus 1rrégulière : leur volume varie de 6 à 8», elles ne possèdent
pas de nucléole.
2 Une seconde catégorie comprend des cellules de 10 à 15 x de diamètre, souvent arrondies ou polyédriques, dont le corps est rempli à peu près complètement par un noyau très volumineux; ce sont des éléments jeunes destinés à proliférer.
3° A peu près en égale proportion se rencontrent des cellules de dimensions presque identiques et possédant deux ou plusieurs noyaux ; ce sont des cellules en voie de reproduction et représentant un stade plus avancé que les éléments précédents.
4 En plus petite quantité, on trouve des grandes cellules de 18 à 15 x de diamètre, de forme ovoide ou à peu près sphérique et contenant des granulations graisseuses et de l’hématosine provenant sans doute de la destruction des globules rouges.
5° Des globules rouges normaux ou altérés qui donnent à la boue splénique. et à la rate en général sa coloration particulière,
6° Enfin, des grannlations pigmentaires représentant des hématies arrivées au dernier terme de leur évolution.
C, — Moyens de communication des artères et des veines,
Connaissant la composition du parenchyme splémique, il nous sera plus facile de comprendre la facon dont se terminent les artères et les veines.
Cette question encore à l'étude, a été résolue il y a peu de temps par Laguesse, pour des vertèbres inférieur, les poissons; jusque là les opinions les plus diverses avaient trouvé leurs défenseurs.
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Pour Kolliker, artères et veines, formaient à l’aide de capillaires dans la rate comme tlans les autres organes un système vasculaire, clos de toutes parts.
Frey, Muller, Pouchet soutiennent au contraire que les artères et les veines se terminent directement dans les mailles du reticulum splénique, ou le sang circule librement sans entrainer les éléments de la boue splénique qui restent tomjours plus ou moins accolés contre les travées conjonctives formant le reticulum. .
Cadiat, Denys, Robin et Legros tout en rejetant l’existence d’un système capillaire, disent qu'il y a sur la surface du rétieulum une mince membrane endothéliale en continuité directe, d’une part, avec l’endothelium arteriel et d'autre part, avec l’endothélium véneux.
Gay, Luschka ont une opinion mixte : les veines, au moment où elles pénètrent les alvéoles ont une paroi très mince, formée d’un endothélium et de quelques fibres élastiques annulaires; cette paroi est bientôt réduite à sa lame endothéliale ; à ce moment, les cellules de cette lame ne forment plus un Canal continu et clos de tous côtés, mais laissent entre elles des espaces libres, communiquant directement avec les mailles du tissu splénique; le sang dans ce cas passe directement, et dans les artères et dans les «lvéoles de la rate. -
Actuellement, sans être fixé définitivement, on se rattache volontiers à l'opinion de Robin. Les artères perdent peu à peu leur tunique adventice, leur tunique musculeuse ellemême se réduit à quelques fibres musculaires ‘circulaïres qui disparaissent enfin au moment ou les artères pénètrent
la pulpe splénique; leur paroi simplement endothéliale à ce
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niveau, se continue directement avec les mailles du réticulum splénique qui est tapissé d’une couche endothéliale en continuité directe avec l’endothélium des terminaisons veineuses, qui sont identiques à celles des artères au niveau de la pulpe splénique.
Lagouesse, chez les poissons osseux, décrit d’une façon un peu différente, le système vasculaire de l'adulte chez les téléostens (truite), et les sélaciens. (Acanthias.)
Les artères sont composées de trois tuniques, une interne fibro-élastique, tapissée d’un endothélium, une moyenne musculaire, et enfin une externe adventice formée par les éléments de la capsule et des travées.
Sur l’artériole de 25 », la tunique adventice est réduite à quelques fibres lamineuses, la musculeuse est représentée par une seule assise de fibres musculaires circulaires, l'interne seule est encore à peu près complète. Quand ces vaisseaux n'ont plus que 10 à 15 #, ils s'ouvrent brusquement dans les mailles du réticulum et leur paroi est réduite à l’endothélium vasculaire. |
Quant aux-gros troncs veineux, ils sont formés par deux tuniques : une interne comprenant un endothélium composé de cellules polygonales et irrégulières, entouré à sa face externe d’une couche conjonctive ; la tunique externe représente une condensation du réseau fibreux splénique, formé de fibres lisses transversales et de nombreux faisceaux conjonctifs. Sur les plus fines divisions, on trouve l’endothélium entouré d’une seule couche de cellules étoilées qui envoient des prolongements dans les travées (ces cellules représentent la tunique des gros troncs formée par le ré-
seau splénique qui a conservé ici ses caractères embryon-
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nares). Ces cellules enfin deviennent de plus en plus rares
et la veinule se termine directement dans les espaces du
* tissu splénique; le réticulum n'est pas recouvert d’un endo-
thélium vasculaire. Il en résulte que chez les poissons, il y
a interruption dans le système circulatoire; en serait-il de même chez les vertèbres supérieurs ?
II, — Lymphatiques.
Les lymphatiques ont surtout été étudiés chez le bœuf et chez le cheval où il forment un réseau très complet : l’un superficiel, l’autre profond. à
Le réseau superficiel siège dans l'épaisseur de l'enveloppe splénique recouvert par le péritoine; ses troncs collecteurs se réunissent en trones plus volumineux qui rejoignent les
branches du réseau profond au niveau du hile de l'organe.
Celui-ci est formé par des vaisseaux qui suivent les artères pour se jeter dans les gaines lymphatiques.
Les deux réseaux communiquent entre eux par quelques | branches qui suivent les travées fibreuses de la rate,
Chez l’homme, Sappey n’a pu réussir à injecter le réseau superficiel, cependant on admet qu’il existe, beaucoup moins développé que chez les autres mammifères.
A leur réunion, au niveau du hile, les lymphatiques forment cinq ou six troncs assez volumineux, qui se réunissent en un seul, qui se jette dans le canal thoracique au niveau de la 11° vertèbre dorsale.
ET ARTS IV: — Nerfs.
Les nerfs qui se rendent à la rate sont des branches du
grand symphatique nécs du plexus solaire. Ils sont, avant
leur entrée dans l'organe, appliqués à la surface de l’artère
splénique où ils forment 2? ou 3 cordons facile à isoler par
la dissection qui ne s’anastomosant pas entre eux en un.
lacis enchevêtré, comme Je font d'ordinaire les filets symphatiques en d’autres points de l'organisme. Ces nerfs suivent exactement les divisions vasculaires et se terminent ‘dans la pulpe splénique on ne sait comment.
Ces nerfs sont en grande partie formés de fibres de Remaket de quelques tubes à myeline qui, d’ailleurs, disparaissent au fur et à mesure de leur division dans la gjande.
Guesker admet que le plexus diaphragmatique envoie aussi un filet dans la rate à travers le ligament phrénique.
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