‹ Essai sur l'anatomie pathologique en général, et sur les transformations et productions organiques en particulier; (volume 2)Chapitre 3 sur 50 · GENRE IL · texte numérisé non relu

GENRE IL

Ossification des Jibro^cartilages,

Les fibro cartilages distingués, comme les cartilages , en articulaires et en ceux qui forment

poumons ne datoit que de sept à huit Jours. Au reste, la maladie du larynx n'ëtoit pas du tout une phthisie laryngée ordinaire : elle me parut l'effet d'une inflammation chronique de la muqueuse et du tissu cellulaire soujacent. L'altération observée avoit tous les caractères de l'induration blanche.

des parois de cavités, s'ossifient dans beaucoup de cas. INous n'en avons pas d'exemple pour les fibro-cartilages des paupières et des ailes du nez. Il n'en est pas de même delà Irachée.T^/orgagni (i) cite plusieurs exemples dq son ossification : elle n'est pas rare chez les vieillards , et on a lieu de s'étonner que Cassehohm , analomiste très-exercé , ne l'ait jamais rencontrée. Vf^inlder (2) a recueilli tous les exemples observés avant lui. Quelquefois elle a lieu par points isolés. Dans certains cas , la forme des cartilages est changée : ainsi Morgagni cite (5) un exemple dans lequel les cerceaux avoient la forme d'un triangle. Je n'ai jamais vu cette ossification se continuer au-delà des premières ramifications bronchiques.

Parmi les fibro-cartilages articulaires, ceux qui unissent entr'eux les corps àes vertèbres s'ossifient très-souvent j alors, deux , trois, quatre, et même uu plus grand nombre de vertèbres se soudent entre elles. Cette soudure s'observe chez les vieillards, et rend leur colonne vertébrale inilexible. Po^/;7^r^ trouva les

(i) Ep. vn , n" 115 XXIV, 16. — ^^t^ery. anai. ^ X , 24.

(2) Dissert, de VascuL Corp. hum. lilhiasi, (5) En. XXIV, 16.

neuf vertèbres inférieures du <îos sou Jees chez un vieillard (i). On trouve dans les cabinets anatomiques plusieurs colonnes vertébrales qui ne font qu'un seul corps. Cette soudure a lieu chez les bossus , qui présentent toujours une diminution considérable du corps des vertèbres du côté de la concavité. Les maladies de la colonne vertébrale ^ connues sous le nom de maladies de Pott^ qui consistent souvent eu de vérilables tumeurs blanches des articulations vertébrales , les luxations consécutives à ces tumeurs blanches , sont suivies, dans le cas de guérison , de l'union des vertèbres. J'ai vu à l'hôpital Saint - Antoine un homme de quarante ans affecté de torticolis, suite d'une maladie de la colonne vertébrale : bientôt la sensibilité diminua et s'éteignit dans les extrémités inférieures , dans la vessie et le rectum; il succomba, A l'ouverture , nous trouvâmes une luxation incomplète en avant de la sixième sur la septième vertèbre cervicale , et une soudure de ces deux vertèbres. Le canal rachidien éloit rétréci dans ce point; la moelle n'offroit cependant aucune altération. — On connoît la pièce intéressante que Hiinauld trouva dans le cimetière, et déposa dans le cabinet du jardin

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(0 Académie des Sciences , 1699.

du Roi. La première vertèbre étoit luxée sur roccipital, avec lequel elle ëtoit soudée.

Mais comment se rendre compte des courbures alteruatives et en sens inverse que présente presque toujours la colonne vertébrale ? Morgagni les attribue à la compression des nerfs. Les nerfs, dit-il, se rendent obliquement aux muscles qu'ils doivent mouvoir; si la colonne vertébrale s'incline d'un côté, les nerfs sont comprimés dans les trous qu'ils traversent; les membres auxquels ils se distribuent, situés au-dessous de la courbure du côté de la concavité , deviennent plus foibles; ceux du côté opposé, acquièrent de la prépondérance , et font incliner la colonne. Morgagni n'ajoute pas beaucoup d'importance à cette explication , et désire de nouvelles observations pour en constater ou en infirmer la vérité. Peut - être ces courbures alternatives sont-elles déleimiuées par le poids du corps, pour que le centre de gravité ne soit pas porté hors de la base de sustentation. J'ai vu des squelettes de bossus dont la colonne vertébrale étoit courbée à angle droit et même à angle aigu. Comment la moelle peut-elle se prêter à toutes ces courbures ? C'est que la compression a lieu d'une manière lente, et que d'ailleurs, dans beaucoup de cas , la partie antérieure du corps des vertèbres étant seule détruite eu totalité

ET PRODUCTIONS ORGANIQUES. l3

OU en partie , l'angle que décrit la moelle est beaucoup plus ouvert que celui de la colonne osseuse. ^

Les os du bassin se soudent quelquefois entre eux. Je n'ai pas d'observation de l'ossification des fîbro-cartilages de la clavicule , de la mâchoire , etc.

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