OR D RE I I
Gangrène par lésion de la circulation ou de
r action nerveuse,,
La gangrène par obstacle au cours du sang a lieu soit que l'abord du sang arériel , soit que le retour du sang veineux et de la Ijmphe deviennent impossibles.
Genke 1*^*. La ligature de l'artère principale d'un membre, en interceptant le cours du sang qui apporte à ce membre et l'excitation et la vie , le rétrécissement plus ou moins considérable des orifices du cœur, l'ossliicalion de son lissu propre ou des gros^troncs artériels, douuenK souvent lieu à la gangrène : j'ai vu celle des orteils dans tous ce? cas. Les gangrènes séniles spontanées dépendent souvent de l'ossification des ramifications artérielles, les troncs principaux étant intacts ou sans altération remarquable : j'ai ea
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occasion d'observer trois fois ce phénomène ; Tossification augtnentoft à mesure que les artères se divisoient et se subdivisoieut davantage» Genre ii. La gangrène par obstacle au retour du sang veineux et de la lymphe s'observe dans le parapbymosis, dans toutes les constrictîoDS circulaires autour de la verge, des membres , des doigts , de certaines tumeurs > et dans les hernies étranglées.
Genre m. L'influence nerveuse est-elle, indispensable à la vie des parties? La section de tous les nerfs qui se rendent à un membre détermine des paralysies et non pas des gangrènes; mais les seuls nerfs soumis à nos expériences sont ceux qui président à la sensibilité et à la contractilité animales : il est probable que si on pouvoit couper les nerfs des ganglions , la gangrène en seroit la suite. Déjà les belles expériences de Legaîois semblent avoir démontré que les organes , le cœur entre autres, qui paroissoient indépendans du cerveau et de la moelle , lui sont aussi soumis , mais d'une manière particulière.
La gangrène des tendons , des cartilages et des os porte le nom ^ exfoliaûon lorsqu'elle est superficielle et forme une lame ou feuilles mince. L'exfolialion est dite insensible Xov^z^x^ la portion d'os morte est imperceptible; mais je
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'peijse qu'en chirurgie on ne doit rien admettre d'insensible, d'imperceptible; et, à supposer qu'elle existe , elle est pour nous comme si elle n'étoit pas. La gangrène des mêmes tissus, plus profonde , porte le nom de nécrose/ eudn celle des couches intérieures , les extérieures étant intactes , ou celle de toute l'épaisseur de l'os, s'appellent séquestres (i).
(i) La division que je viens d'admettre pour les gangrènes est plus applicable à l'anatomie pathologique qu'à )a thérapeutique. Sous ce dernier point de vue, j'aimerois mieux les classer , i" en essentielles : telles la pustule maligne , le charbon , les bubons pestilentiels , l'angine gangreneuse de Fotliergill , Huxham ; 2" en celles qui sont îa suite ou les symptômes d'autres maladies : telles la gangrène par excès ou défaut d'inflammation , par lésion des organes de la circulation , etc. ; 5° en critiques , celles si fréquentes au sncrum dans les fièvres adynamiques doivent quelquefois être regardées comme telles^ elles sont favorisées par la pression du corps sur cette partie; les gangrènes des vésicatoires qui terminent souvent des fièvres de mauvais caractère. J'ai vu trois foia des gangrènes sur des filles publiques infectées qui furent prises de fièvres putrides : chez l'une d'elles, elle eut lieu aux parties génitales; chez une autre, à la face interne des joues; chez une troisième , à la lèvre inférieure et à la partie voisine delà joue. — Les furoncles, les anthrax sont souvent sjmj)lor.iatiques et critiques.
Je n'ai pas rangé parmi les gangrènes cette destruction
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QUATRIÈME SECTiONc