CLASSE TROISIÈME
Fistules,
Les fistules sont des canaux accidentels destinés à donner issue à des liquides ualurellemenl; ou accidentellement séparés.
ùG DE l'anatomie pathologique
PhysloL pathoL Un corps étrauger existé au milieu de nos parties qu'il irrile : une nécrose, une Carie onllieu; le pus qui en résulte se fait jour à travers les tissus, qu'il enflamme d'abord plus ou moins \iolemment , mais qui bientôt s'accoutument à sa présence. Au bout d'un certain temps , ce trajet accidentel devient le conduit excréteur d'une fonction pathologique qu'il faut souvent respecter, parce qu'elle est }iée à l'état de santé parfaite de l'individu, mais qui souvent aussi détériore la consiitution et amène une phthisie mortelle. Quand les conduits excréteurs ne peuvent plus remplir leurs fonctions^ la nature, et souvent l'art, à sou exemple, établissent un conduit excréteur accidentel qui y suppléera ou momentanément ou toute la vie.
L'anatomie pathologique nous montre dans toutes ces fistules , i^ un principe qui est un corps étranger , une carie, une nécrose, une poche dont les parois sont mal organisées, une grande cavité, la poitrine, les sinus frontaux, maxillaires, le larynx, etc. , et le plus souvent un conduit excréteur perforé en un, deux et trois points, peut être même décollé; 2^ un trajet d'une longueur variable, depuis quelques lignes jusqu'à plusieurs pouces, quelquefois sinueux , prcseulaut des dilatations et des étran-
EN GÉNÉRA La 3^
gleiïieas , formé par uu tissu tanlôt Irès-flur , calleux, tantôt à peine engorgé. Dans les premiers temps de l'existence de la fistule , les parties voisines sont enflammées au loin; les pa»? rois du trajet fistuleux sont couvertes de bourgeons celluleux et vasculaires qui s'aboucheront avec facilité si on rétablit le cours natuiel des liquides ; mais j par la suite , ces parois sont tapissées par un tissu muqueux qui a acquis le droit de vitalité et de persistance, indépendam-? meut de la cause qui a produit la fistule. (Voyez Transformations muqueuses) ; 3° enfin l'oiifice de décharge, qui est ordinairement enloncé, plus étroit que le canal qu'il termine; quelquefois muîtiple, situé ordmairement à la peau, et dans quelques cas sur une membrane muqueuse. C'est sur ces idées qu'est fondée la thérapeutique des fistules.